thème : éducation
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mercredi 4 décembre 2019 à 12h30

Assemblée Générale #3 :

préparons la grève du 5 décembre !

À la veille du 5 décembre, amplifions le mouvement sur Nanterre !

C'est la dernière ligne droite avant la journée du 5 décembre et les suivantes ! La motion votée en Assemblée Générale jeudi dernier est claire : l'heure n'est plus aux révisions, mais à la mobilisation, et à la préparation de la grève illimitée à partir du 5 décembre contre la réforme des retraites, et plus largement contre ce gouvernement et ses réformes antisociales.

La réforme des retraites, dont on nous dit qu'elle serait carrément faite « pour les jeunes » (Gabriel Attal, Secrétaire d'État auprès du Ministre de la Jeunesse, en tête), est une véritable attaque non seulement pour l'ensemble des secteurs concernés par la réforme, mais aussi pour la jeunesse. La raison est simple : plus les premiers travailleront tard, et plus les seconds auront de plus de plus de mal à accéder au marché du travail, le nombre d'emplois libérés diminuant au fil des années.

Ces deux dernières semaines, les jeunes se sont mobilisé-e-s très largement, élaborant en Assemblée Générale, organisant des actions sur les campus, descendant dans la rue au plus grand nombre. À Lyon, Lille, Grenoble, Nantes, Rennes, Paris et ailleurs, les étudiant-e-s se mobilisent contre ce gouvernement et ses réformes antisociales. Amplifions le mouvement à partir du 5 ! Toutes et tous en Assemblée Générale ce mercredi 4 décembre, à 12h30, dans l'amphi C2 !


Contre la précarité et la réforme des retraites,

tous et toutes en grève le 5 décembre !

[Le dernier appel des étudiant-e-s mobilisé-e-s de Nanterre soutenu-e-s par différentes organisations parmi lesquelles la FSE, le NPA Jeunes, la France Insoumise, l'UNEF, la campagne des sans-logement et sans-bourse et la CNT]

Vendredi 8 novembre, un étudiant à Lyon s'est immolé. Par cet acte désespéré et politique, il a voulu alerter sur ses conditions de précarité, privé de bourse, dans un système universitaire toujours plus violent.

Son geste s'est fait le porte-voix de la situation de la jeunesse. Son cas n'est pas un cas isolé. La vie étudiante coûte chaque année plus chère aux étudiant-e-s et nous sommes nombreux-ses à partager ces conditions intenables. En effet, 1 étudiant-e sur 5 vit en-dessous du seuil de pauvreté, 1 étudiant-e sur deux travaille à côté de ses études, 1 étudiant-e sur trois renonce à des soins pour des raisons financières et 1 étudiant-e sur 5 saute des repas plusieurs fois par semaine. Par ailleurs 3 étudiant-e-s sur 4 se retrouvent exclu-e-s du système d'aides sociales. L'étudiant de Lyon a eu raison d'accuser Macron, Sarkozy et Hollande car c'est ce gouvernement et les précédents qui sont responsables de cette situation.

En réponse, la ministre Vidal propose la création d'un numéro vert et l'extension de la trêve hivernale aux logements étudiants. Qui pourrait penser que cela mettra fin à la précarité étudiante ? Ces annonces sont d'autant plus choquantes que le Sénat votait la suppression de 322 millions d'euros du budget des universités, dont 32 millions destinés à la vie étudiante ! Nous ne voulons pas voir des ami-e-s, des proches ou des camarades faire un jour le même choix que cet étudiant de Lyon. Nous ne pouvons éviter cela qu'en s'attaquant à la cause du problème, c'est-à-dire en éradiquant la précarité et la détresse sociale.

Pour cela, nous exigeons :

  • Une allocation étudiante, à hauteur de 1300 euros, financée par un impôt sur le patronat et les grandes fortunes, afin qu'aucun-e étudiant-e n'ait à travailler pendant ses études.
  • Nous réclamons l'expropriation des logements vides. 1,4 millions de logements sont inoccupés à Paris et ils doivent être mis au service de tous ceux et toutes celles qui ont besoin de vivre dignement pour que tout le monde puisse se loger décemment.
  • Nous réclamons le retrait de la réforme des retraites mais cela ne suffira pas. Nous voulons une retraite à 60 ans, pour tous et toutes et sans annuité. En augmentant l'âge des départs à la retraite, cela fera croître le chômage chez les jeunes. En effet plus les vieux partent tard à la retraite, moins il y a d'emplois qui se libèrent et donc plus important sera le chômage chez les jeunes.
  • Le retrait de la loi ORE et une fac gratuite et ouverte à tous et toutes indépendamment de la nationalité, car nous refusons toute forme de sélection à l'entrée de l'université.

À Nanterre, nous exigeons de la Présidence et du Crous de Versailles :

  • L'abandon du projet LMD4 qui prévoit, sur Nanterre, de supprimer la compensation, les rattrapages et de réduire le budget de Nanterre de 2 millions d'euros.
  • L'attribution d'un logement et d'une bourse pour tous les dossiers recensés lors de la campagne des sans-logements/sans-bourses.
  • L'inscription de tou-te-s les sans-facs.

Afin d'obtenir gain de cause sur toutes ses revendications, l'Assemblée Générale de Nanterre appelle à rejoindre la grève à partir du 5 décembre et à manifester massivement sur Paris. Prenons conscience que collectivement nous pouvons agir contre ce système qui tue. Le 5 décembre, c'est le moment d'y aller tous et toutes ensemble, pour dégager Macron, son monde et sa politique anti-sociale !

Nous appelons à la constitution d'un comité de mobilisation ouvert à tous ceux et toutes celles qui veulent préparer la grève étudiante à partir du 5 décembre et à une nouvelle Assemblée Générale [ce mercredi 4 décembre] à 12h30.

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/75228
Source : https://www.facebook.com/events/4738213232555…