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samedi 24 novembre 2018 à 14h

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Manifestation contre les violences sexistes et sexuelles

Trajet / parcours : départ à 14h de Madeleine en direction de République


Nous marcherons contre les violences sexistes et sexuelles

Nous nous appelons Laura, Leïla, Geneviève, Pauline, Myé, Madeline, Fatima, Marion, Lorna, Gisèle.

Le 24 novembre, nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

Nous sommes des millions de femmes et d'enfants à avoir subi et à subir encore des violences sexistes et sexuelles qui nous pourrissent la vie.

Nous sommes des millions à avoir vu ces violences abîmer nos amies, nos soeurs, nos amoureuses, nos mères, nos enfants ou nos collègues.

Dans l'espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans meurtres.

Aucune d'entre nous ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations. Nous exigeons que les enfants soient protégés de ces violences.

Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.

Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.

Nous voulons en finir avec l'impunité des agresseurs.

Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l'action publique mette la lutte contre les violences en top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l'ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes...

Nous allons marcher pour montrer notre nombre, notre force et notre détermination. Victimes de violences, nous ne sommes pas seules. Nous ne serons plus jamais seules.

Après #MeToo, devenons #NousToutes.

RDV le 24 novembre.

Pour nous aider à financer cette marche historique (tous les dons sont les bienvenus) : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/…

http://noustoutes.org/

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/64604
Source : https://93.cgteduccreteil.org/Pour-dire-stop-…
Source : https://solidaires.org/Nous-marcherons-le-24-…
Source : message reçu le 5 novembre 13h


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Marche contre les violences sexistes et sexuelles

CGT

Contre les violences faites aux femmes :

La CGT, avec le CNDF et #NousToutes , mobilise en vue d'une grande manifestation à Paris le 24 novembre !

Un an après les milliers de témoignages suite au mouvement #MeToo, le nombre d'enregistrements de dépôt de plainte a augmenté de 23,1% sur les sept derniers mois.

Ce chiffre témoigne de l'ampleur et de la gravité des violences sexistes et sexuelles dans la société, au travail mais également d'un élan des femmes pour prendre la parole en visibilisant leur réalité.

Les violences sexistes et sexuelles ont lieu sur le lieu au travail, dans les foyers, dans la rue, les transports en commun.

Les chiffres

  • 80% des femmes disent être victimes de sexisme au travail[1]
  • 20% des femmes disent avoir été victimes de harcèlement sexuel au travail
  • Chaque jour, 10 viols ou tentatives de viols se produisent sur un lieu de travail[2]
  • 70% des victimes de harcèlement sexuel au travail n'en ont pas parlé à leur supérieur ou à leur employeur, 30% n'en ont parlé à personne. Seules 5% déposent plainte. Lorsqu'elles en ont parlé à leur employeur, 40% des victimes estiment que le règlement leur a été défavorable[3]

Cette libération de la parole nous interpelle syndicalement. Elle démontre le courage et la détermination des femmes, mais elle les expose aussi considérablement.

Ces témoignages ne peuvent rester sans suite. Il nous faut gagner et renforcer des droits collectifs, pour mettre fin à la tolérance sociale et à l'impunité qui entourent les violences contre les femmes.

Dans l'actualité de cette année, par la mobilisation de la CGT et de l'intersyndicale, lors de la 107ème Conférence Internationale du Travail, a été validé le principe d'une convention complétée d'une recommandation, sur la lutte contre les violences et le harcèlement dans le monde du travail[4].

La CGT a porté de nombreuses propositions à inscrire dans la loi du 5 septembre 2018 où un volet est consacré à l'égalité de rémunération entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Pour rappel, cette loi oblige les entreprises à désigner un.e référent.e pour la lutte contre le harcèlement et les agissements sexistes via les CSE avec une formation pour exercer cette mission. Des avancées, certes, mais pas autant que nous l'aurions souhaité.

Si la réalité des violences au travail n'est pas nouvelle, notre capacité de négocier sur ce thème est émergente et doit prendre de façon incontournable une place dans nos cahiers revendicatifs. Les syndicats canadiens ont gagné un droit à cinq jours de congés payés pour permettre aux femmes victimes de violences conjugales d'effectuer toutes leurs démarches après leur dépôt de plainte, on mesure le chemin qui reste à parcourir en France.

➔ C'est pour cela que nous vous proposons de demander l'ouverture de négociations sur le sujet dans l'ensemble des branches, entreprises et administrations.

Le combat pour la dignité au travail est au fondement de l'engagement de la CGT. C'est à ce titre que le collectif Femmes-Mixité travaille depuis des années sur la question des violences sexistes et Sexuelles. Alors que ce sujet tabou est enfin sur la table, Il nous faut rendre visible la mobilisation de la CGT sur le sujet. Nous mettrons donc à votre disposition un tract, pour une diffusion sur tous les lieux de travail.

La journée mondiale du 25 novembre pour l'élimination des violences contre les femmes doit prendre cette année un relief particulier. La CGT est partie prenante dans le mouvement #NousToutes. Une tribune a été lancée lundi 8 octobre 2018[5].

Nous appelons à toutes les mobilisations unitaires du 24 novembre 2018 dans les territoires, en lien avec les associations féministes et #NousToutes, ainsi qu'à toutes formes d'actions dans les entreprises et services.

Source : http://cgtparis.fr/spip.php?article3476


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Marchons le 24 novembre 2018

contre les violences sexistes et sexuelles

Union Syndicale Solidaires

L'Union syndicale Solidaires est partie prenante de l'organisation des mobilisations contre les violences sexistes et sexuelles qui se dérouleront sur tout le territoire le 24 novembre prochain.

Des millions de femmes et d'enfants ont subi et subissent encore des violences sexistes et sexuelles, en France et dans le monde.

Dans l'espace public, au travail, à la maison, nous exigeons de vivre en liberté, sans injures, ni menaces, sans sifflements ni harcèlement, sans persécution ni agressions, sans viols, sans blessures, sans exploitation de nos corps, sans mutilations, sans meurtres.

Aucune femme ne doit souffrir de violences et d'attaque à l'intégrité corporelle parce qu'elle est femme. Aucune femme ne doit cumuler les violences car elle cumule les discriminations.

Nous marcherons car :

  • Nous voulons montrer notre force, notre nombre et notre détermination.
  • Nous voulons affirmer haut et fort notre solidarité avec les victimes.
  • Nous voulons en finir avec l'impunité des agresseurs.
  • Nous exigeons des mesures ambitieuses et des moyens financiers suffisants pour que l'action publique mette la lutte contre les violences au top des priorités : éducation dès le plus jeune âge, formation obligatoire des professionnel.le.s, application de l'ordonnance de protection, augmentation des moyens pour accueillir les femmes victimes et pour les associations...

Nous invitons toutes celles et ceux qui veulent comme nous mettre fin aux violences sexistes et sexuelles à marcher avec nous.

Nous marcherons pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles.

Source : http://www.sudsantesociaux.org/noustoutes-mar…


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Pour un 24 novembre politique :

marchons, Nous Aussi, contre les violences sexistes et sexuelles

Nous Aussi

A l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le mouvement Nous Toutes organise une marche le 24 novembre prochain afin d'en finir avec les violences sexuelles et sexistes.

Nous appelons à rejoindre cette marche, et à nous organiser activement afin d'en faire une réussite. Les conditions de cette réussite ne seront cependant pas réunies si au prétexte de lutter contre « toutes les violences sexistes et sexuelles », celles qui sont au premier rang de ces violences ne sont pas mises au centre de cette marche. Nous ne savons que trop bien à quel point notre effacement des luttes féministes perpétue notre isolement et ces violences. Avec « nous toutes », nous voulons pouvoir dire « nous aussi ».

En disant « nous aussi », nous voulons faire entendre les voix de celles pour qui les violences sexistes et sexuelles sont une expérience inséparable du racisme, du validisme, de la précarité, qui définissent nos quotidiens : les violences sexuelles que nous subissons sont souvent pour nous l'aboutissement de notre domination matérielle, économique et sociale dans chacun des aspects de nos vies, que ce soit au travail, à la fac, dans la rue, à la maison ou face à des policiers.

En disant « nous aussi », nous affirmons que le contexte actuel est marqué par l'expression quotidienne du racisme, notamment de l'islamophobie et de la négrophobie. La lutte contre les violences faites aux femmes ne peut passer que par une lutte radicale contre le harcèlement politique et médiatique, ainsi que contre les discriminations légales qui visent en particulier les femmes musulmanes et viennent justifier les violences qu'elles subissent. Nous dénonçons les discours de certains politiques et médias qui s'acharnent à vouloir attribuer le monopole des violences sexistes aux « Autres » et notamment aux hommes immigrés, musulmans et des quartiers populaires. La France et ses institutions n'ont de leçon à donner à personne en la matière.

En disant « nous aussi », nous nous positionnons fermement contre les politiques répressives et racistes qui visent en premier lieu les femmes migrantes, sans-papiers, étrangères.

En disant « nous aussi », nous nous assurons que les luttes des travailleuses du sexe soient parties prenantes des luttes féministes, et dénonçons à leurs côtés le harcèlement policier dont elles font l'objet et qui favorise les violences quotidiennes auxquelles elles doivent faire face.

En disant « nous aussi », nous voulons également lutter contre toutes les violences que subissent les personnes trans et intersexes, y compris celles des institutions médicales ou judiciaires qui continuent d'exercer un contrôle sur leurs existences et qui les enferment dans la précarité. Nous voulons également lutter contre les violences que subissent les lesbiennes, cis ou trans, qui par leur simple existence sont vues comme une menace au schéma « un papa-une maman » garanti et maintenu par le système hétérosexiste.

En disant « nous aussi », nous entendons lutter contre les violences sexistes et sexuelles que subissent les femmes grosses, constamment déshumanisées, notamment par les institutions médicales.

En disant « nous aussi », nous nous opposons aux politiques libérales appliquées par les gouvernements successifs qui nous privent peu à peu des services et des ressources nécessaires à notre vie quotidienne. Ces politiques d'austérité pèsent particulièrement sur les vies des femmes précaires, SDF, handicapées, ou devant fuir le foyer conjugal, qui se retrouvent d'autant plus vulnérables face aux violences.

En disant « nous aussi », nous voulons exprimer notre solidarité avec toutes les femmes incarcérées, y compris celles détenues pour s'être défendues face à ces violences. Il est pour nous indispensable de rappeler que l'institution carcérale constitue une menace pour bon nombre d'entre nous en raison de nos moyens de survie, notre classe, notre race, et que nous refusons de glorifier la prison comme unique réponse aux violences sexuelles et sexistes.

Nous affirmons également que ces violences ne seront pas éradiquées par de seules actions de pédagogie reposant sur les bonnes volontés individuelles. Lutter contre les violences sexistes et sexuelles, c'est construire un véritable rapport de force vis-à-vis des institutions qui font de nous des cibles pour nos harceleurs, nos agresseurs, nos violeurs, et nos assassins, que ceux-ci soient des inconnus ou des « proches », nos patrons ou nos partenaires.

Pour un 24 novembre politique contre les violences sexuelles et sexistes, Nous Aussi, organisons-nous et marchons !

Signataires:

Acceptess Transgenres, Act Up-Paris, Alerta Feminista, Asamblea Feminista Paris, Association Nationale Transgenre, Cellule de lutte antisexiste Paris 8, Les Bavardes, La Brêche EHESS, Burn Out - Collectif, Centre LGBT de Paris IDF, Collectif féministe Nord Africain "Nta Rajel?", Collectif Intersexes et Allié.e.s - OII France, Collectif de Lutte Anticapacitiste - CLAC, CLAQ, CLEF Montpellier, Collectif Afro-Fem, Collectif Des Raciné·e·s, Collectif Féministes Révolutionnaires, Collectif Irrécupérables, Collectif : Féministes contre le cyberharcèlement, Collectif ROSA, Collectif Self-ish, Deuxième Page, Féministes Plurielles, Fières, Friction Magazine, Frisse Asso, Garçes Collectif Féministe, Globule Noir, Guarichas Cósmikas: batucada lesbo trans féministe, Gras Politique, Handi-Queer, Humans For Women, L'intersection, Lallab, La BAFFE, Collectif La Chapelle Debout, Collectif LaMeute photographes, Le Castor Magazine, Collectif Le SEUM, Local de Docs Trans-Inter, Manifesto XXI, NRJKIR Paris 8, Groupe anarchiste Orage, Les Ourses à plumes, Association OUTrans, Potere al Popolo Parigi, Queerasse, Quidam·e·s, RAR - Révolutionnaires Autonomes Radical.e.s, Le Réseau des femmes Afrodescendantes, SCARLET, SIAMO Paris Antifa, Strass - Syndicat du Travail Sexuel, TRANSGRRRLS, TRANS INTER action, Witch Bloc Paname, Women's March Paris.

https://friction-magazine.fr/wp-content/uploads/2018/10/Capture-d%E2%80%99e%CC%81cran-2018-10-30-a%CC%80-10.17.22-768x540.png

Source : https://friction-magazine.fr/pour-un-24-novem…
Source : https://www.facebook.com/events/5879053316424…


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Lutter contre les violences faites aux femmes

dans l'Éducation nationale

SUD éducation

Contre toutes les formes de violences faites aux femmes, SUD éducation appelle à participer massivement à toutes les initiatives à l'occasion de la journée du 24 novembre.

Vous trouverez dans l'article ci-dessous le tract de la fédération SUD éducation, des visuels à partager sur les réseaux sociaux, ainsi que le tract de l'Union syndicale Solidaires

Les violences faites aux femmes sont un phénomène social massif et mondial. Elles sont multiples et sont exercées dans toutes les sphères de la société (privé comme publique) et dans tous les milieux sociaux.
Le centre Hubertine Auclert propose une cartographie1 des violences faites aux femmes qui peuvent être physiques, économiques, administratives, psychologiques et/ou verbales. Sont définies notamment les violences au sein du couple, les mutilations sexuelles féminines, le viol et autres violences sexuelles, les violences au travail, la prostitution et l'exploitation sexuelle, la lesbophobie, biphobie et transphobie, et l'esclavage moderne.
Malgré le mythe de l'école « sanctuaire », les discriminations sexistes et les violences faites aux femmes y sont communes, courantes, voire instituées. Les agressions sexistes physiques et verbales existent bien évidemment à l'école comme ailleurs. Et le système scolaire perpétue ces violences de genre.

Lutter contre les stéréotypes sexistes

L'éducation proposée aux élèves véhicule l'invisibilisation et l'infériorisation des femmes, et de ce fait les enferme dans des rôles en fonction de leur genre. Cela a des conséquences sur le cours de leur vie entière et entrave leur épanouissement en donnant des images de femmes moins pensantes, moins agissantes, moins capables que les hommes. Ainsi, en 2018 dans un exercice d'évaluation où des images doivent inspirer les élèves du 1er degré pour écrire, sont mis-es en scène un garçon actif, dehors, faisant du sport et une fille passive sur un lit se faisant belle. Ces images d'Epinal, encore beaucoup trop communes, briment les projets et ambitions des filles. D'ailleurs, les femmes ne sont pas érigées comme modèles : elles sont absentes ou très minoritaires dans les programmes scolaires (de lettres, d'Histoire-géographie, de philosophie…) Et pourtant, elles existent !
Dans les fait, l'orientation des élèves est conditionnée par leur genre. Il y a 12,2 % de filles dans les bac pro spécialités de la production, contre 63,6 % dans les bac pro spécialités des services.

Des discriminations qui touchent les personnels

De plus, les travailleuses de l'Education Nationale subissent aussi le sexisme de l'institution dans leurs conditions de travail et dans leur carrière.
Seulement 3 % des hommes sont à temps partiel alors que 12 % des femmes le sont avec des conséquences sur la rémunération et les évolutions de carrière.
Dans la fonction publique, les femmes sont payées 18 % de moins que les hommes.
Plus le public auquel on s'adresse est jeune plus la profession est exercée par des femmes. En 2006, 80 % des enseignant-es du primaire sont des femmes alors que dans les universités, elles ne sont que 35 %.
On constate, parmi les agents-es, une répartition du travail sexuée : aux hommes les postes de techniciens et de chefs cuisine, aux femmes les tâches dites polyvalentes (nettoyage ou service des repas).

Les revendications de SUD éducation

Pour les élèves

  • la réintégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans l'élaboration des programmes
  • la production de manuels qui fassent une place à l'histoire des femmes, non pas sur un strapontin dans des dossiers documentaires annexes, mais dans le corps du texte et le fil de l'Histoire (documents-sources d'autrices, féminisation des textes, évocation systématique de la place des femmes, vision genrée des événements et des concepts)
  • la mise en œuvre de pratiques de classe favorisant la circulation égalitaire de la parole, les pratiques collaboratives, l'apprentissage de toutes les disciplines (littéraires, scientifiques, artistiques, sportives) pour toutes et tous
  • l'effectivité des séances d'éducation aux sexualités prévues dans les textes officiels et des moyens conséquents pour les mettre en œuvre ainsi que la prise en compte dans ces séances d'une perspective non-hétérocentrée, qui mette sur un pied d'égalité toutes les orientations sexuelles et toutes les identités de genre
  • la mise en place de dispositifs dédiés (comme l'étaient les ABCD de l'égalité) permettant aux élèves de réfléchir spécifiquement aux discriminations et stéréotypes de genre, et de les déconstruire
  • la promotion de projets via les CESC, et d'interventions d'associations ou organisations (Planning Familial, SOS Homophobie par exemple) pour compléter les actions et pratiques pédagogiques mises en œuvre dans les établissements

Pour les personnels

  • l'inscription dans les textes de l'arrêt du gel de la note administrative en cas de congé maternité ou parental (comme c'est déjà le cas dans la fonction publique hospitalière) ;
  • une politique de prévention et de suivi via les CHSCT s'agissant des cas de harcèlement, et la mise en place systématique de la protection fonctionnelle, qui est de droit
  • la mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les problématiques de genre, pour les futur-es enseignant-es (selon un volume horaire identique dans toutes les ESPE), et pour toutes les autres catégories de personnel
  • un renforcement de l'offre de formation continue sur ces questions
  • le développement des services de la petite enfance pour que les choix professionnels en soient vraiment
  • une rotation des tâches chez les ATTEE pour ne pas reproduire une division sexuée du travail où les femmes sont le plus souvent assignées aux tâches polyvalentes (faire le ménage, servir les repas) tandis que les hommes occupent les postes techniques ou de supervision (chef cuisine, chef d'équipe)

Pour toutes et tous, personnels et élèves

  • Le refus de toute discrimination fondée sur le genre, l'origine, l'orientation sexuelle
  • Le droit à chacun-e de s'épanouir dans l'identité qui est la sienne, hors des stéréotypes sexistes assignant hommes et femmes à tel ou telle apparence, comportement, rôle social

Contre toutes les formes de violences faites aux femmes, SUD éducation appelle à participer massivement à toutes les initiatives à l'occasion de la journée du 24 novembre.

Source : https://www.sudeducation.org/24-novembre-Lutt…


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Violences sexuelles et sexistes : l'urgence d'une mobilisation

Communiqué LDH

Le 24 novembre auront lieu, à Paris et partout en France, des marches à l'appel du mouvement « Nous Toutes ». Cette journée d'actions s'inscrit dans le prolongement des prises de parole courageuses des femmes, de la pression des mouvements féministes, de la vague médiatique #Metoo qui contribuent à sortir les violences sexistes et sexuelles du silence, du déni et de l'occultation. L'opinion publique est alertée et sensibilisée. Alors même que ces violences sont unanimement reconnues comme une atteinte massive aux droits fondamentaux, en particulier au droit à l'intégrité physique et psychique, il reste encore beaucoup à faire pour que la légitimité de cette parole soit reconnue et, surtout, suivie d'effets.

La Ligue des droits de l'Homme (LDH) appelle à participer massivement à cette journée qui doit contribuer à une mobilisation effective des pouvoirs publics et de la société tout entière, pour que celle-ci se dote d'outils lui permettant de mieux identifier, pour mieux prévenir, ces violences. Il s'agit aussi de mieux accompagner les victimes qui trop souvent ne sont pas protégées ou ne font l'objet d'aucune prise en charge adaptée. Enfin, il faut améliorer le dispositif pénal et le mettre en conformité avec les normes internationales, notamment la convention d'Istanbul, en définissant le viol et autres agressions sexuelles en référence à l'absence de consentement sexuel. Sur ce point, la loi votée le 3 août 2018 n'apporte aucune amélioration.

Les violences sexuelles et sexistes qui touchent les femmes de tous les milieux, de toutes les nationalités, dans toutes les sphères de la société (maison, travail, espaces publics…) constituent un des symptômes majeurs d'un ordre patriarcal et machiste qui perdure. A ce titre, elles doivent être combattues sans relâche et avec opiniâtreté. Au-delà de cette urgence, la LDH en appelle à une prise de conscience qui concerne l'ensemble des droits des femmes. Elle réaffirme sa volonté de lutter contre toutes les injustices, les inégalités et les discriminations qui frappent les femmes parce qu'elles sont femmes, et son exigence d'une société fondée sur une égalité réelle entre toutes celles et tous ceux qui la constituent.

Source : https://www.ldh-france.org/le-24-novembre-nou…


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Violences conjugales : la mobilisation continue

Lutte ouvrière

Samedi 6 octobre, des manifestations pour dénoncer le manque de moyens dans la lutte contre les violences conjugales ont eu lieu dans plusieurs villes.

L'appel avait été lancé par la comédienne Muriel Robin qui, après avoir incarné Jacqueline Sauvage dans un téléfilm, s'est servie de sa notoriété pour appuyer les associations soutenant les femmes battues.

Début octobre, celles-ci ont lancé une pétition pour dénoncer le manque de moyens consacrés à la lutte contre les violences quotidiennes que subissent chaque année plus de 225 000 femmes en France, et qui se terminent parfois par des meurtres : tous les trois jours, en France, une femme meurt sous les coups de son conjoint. Les budgets sont en baisse dans plusieurs départements et les financements ponctuels annoncés récemment par Marlène Schiappa sont largement insuffisants : 120 000 euros pour développer le numéro d'écoute gratuit 3919, et 4 millions d'euros pour une campagne audiovisuelle. Mais rien n'est fait pour aider les associations à se développer ou encore ouvrir des foyers d'accueil.

Après la diffusion du téléfilm et le succès qu'il a connu, l'avocat général du procès de Jacqueline Sauvage a affirmé qu'il fallait faire confiance à la justice, « qui fonctionne ». Les femmes qui ont pris la parole dans les rassemblements ont témoigné d'une tout autre réalité. Livrées à elles-mêmes, parfois victimes du mépris des policiers leur suggérant qu'elles exagèrent pour gagner leur divorce, laissées sans ressources ni protection dans l'attente d'un procès qui tarde : celles qui trouvent le courage d'aller porter plainte affrontent un véritable parcours d'obstacles.

Les violences conjugales perdurent, car elles sont l'une des conséquences du sexisme qui règne encore largement dans la société. C'est parce que les femmes restent considérées comme des êtres inférieurs que certains hommes, dans tous les milieux sociaux, se permettent de les traiter comme leurs objets, de les violer et de les frapper. Les violences conjugales sont l'une des expressions des relations de pouvoir des hommes à l'égard des femmes, l'une des expressions de relations de domination qui structurent une société basée sur les inégalités sociales.

Ce sont les luttes des femmes et des hommes n'acceptant pas cette domination qui ont fait reculer le sexisme et les inégalités dans certains domaines. Imposer à l'État de dégager les moyens que réclament ceux qui luttent contre les violences conjugales fait partie de ce combat qui se poursuit. Un appel est d'ores et déjà lancé pour organiser une nouvelle marche le 24 novembre.

Source : https://journal.lutte-ouvriere.org/2018/10/10…

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