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dimanche 2 février 2020 (heure non définie)

Lieu et programme à préciser

3 parties : 1 2 3

États généraux

« Contre la casse du service public de l'ESR »

les 1er et 2 février 2020

Contre la casse du service public de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche !

Après Parcoursup et la hausse des frais d'inscription pour les étudiant-e-s étranger-e-s, le gouvernement accélère la destruction du service public de l'enseignement supérieur et de la recherche (ESR) avec la préparation de la loi de programmation pluriannuelle pour la recherche (LPPR).

Mobilisons-nous ! Non à la LPPR ! Non à la dégradation des services publics ! Oui à un service public de l'ESR de qualité pour toutes et tous. Non à cette réforme des retraites inéquitable !

La LPPR : une remise en question profonde de l'université publique

Fin janvier 2020, sera discutée la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche. Les rapports préparatoires annoncent notamment, pour les enseignant-e-s et chercheurs-euses :

  • la modulation de service obligatoire,
  • le non-paiement des heures complémentaires,
  • l'évaluation des services d'enseignement en crédits ECTS (European Credits Tranfer System) et non plus en volume horaire (fin des 192h de service),
  • l'instauration d'un système de régulation collectif des charges d'enseignement au niveau de la composante (UFR, faculté, département) en y intégrant les laboratoires (les « excellents » en recherche ayant moins de charges d'enseignement au détriment des soit-disant « moins excellents »),
  • le recrutement de personnels via des CDI-chantier (un CDI prenant fin avec le financement du projet de recherche) et des titularisations encore plus rares et tardives (« tenure track »)
  • le renforcement de la logique managériale avec des dotations aux unités en fonction de l'évaluation HCERES et la multiplication des primes variables.

Ces rapports sont consultables ici : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?ar…, ainsi qu'une analyse critique de leur contenu : http://blog.educpros.fr/julien-gossa/author/j…

L'accentuation des financements par projets, de la concentration des ressources dans certains pôles et de la multiplication de contrats à durée déterminée vont accroître d'autant plus la pression au travail des personnels administratifs et techniques, dans les universités et les établissements de recherche. Cette loi renforcera encore la précarisation et la surcharge de travail pour l'ensemble du monde académique. Dans un courrier du 22 novembre 2019, la Cour des comptes a explicitement demandé que la LPPR permette d'augmenter de 9% le temps de travail des BIATSS dans les universités (sans augmentation des salaires !) et de contrôler davantage les congés et le temps de travail effectif.

La LPPR est aussi une nouvelle étape dans la mise en place d'une Université à deux vitesses, pénalisant la plupart des étudiant-e-s. Quelques universités d'excellence seront encore mieux financées, avec des statuts dérogatoires (recrutement hors CNU en particulier), des primes au rendement et attireront des étudiant-e-s d'origine favorisée. Mais la majorité des étudiant-e-s, notamment celles et ceux issus des classes populaires n'auront accès qu'à un système universitaire délaissé, limité au niveau licence pour l'essentiel, avec des personnels toujours plus précaires, sans moyens pour mener à bien leurs recherches.

La LPPR dégradera donc les conditions de travail et d'études pour toutes et tous, et elle favorisera les inégalités et les discriminations, à l'Université et au-delà.

Cette loi s'inscrit dans les transformations de l'université enclenchées par la Loi de responsabilité des Universités (LRU) de 2007 et poursuivies par la loi Fioraso de l'enseignement supérieur et de la recherche de 2013. Ce qui se dessine pour tous les personnels (enseignant-e-s, BIATSS, ITA, chercheurs-euses), c'est la remise en cause du statut de fonctionnaire, qui seul protège la liberté d'exercice des missions d'enseignement et/ou de recherche et la réduction drastique du nombre de postes. Le gouvernement a d'ailleurs publié un décret le 1er janvier 2020 autorisant le licenciement des fonctionnaires par rupture conventionnelle ! Et pour les étudiant-e-s, une sélection accrue (loi ORE) et l'extension de l'augmentation des frais d'inscriptions des étudiant-e-s.

Au nom d'une supposée excellence, qui signifie en réalité la marchandisation de l'université, on continue donc de détruire le principe d'un enseignement et d'une recherche ouverte à et au service de toutes et tous.

Contre la précarité pour toutes et tous : construire une mobilisation d'ampleur

Au fond, les contre-réformes proposées pour l'université ne sont pas différentes de celles qui détruisent petit à petit l'ensemble des services publics. Elles s'accompagnent d'une accentuation de la précarité des étudiant-e-s comme des salarié-e-s, contractuel-le-s et vacataires de l'université, et de la réduction du nombre de fonctionnaires - comme le prévoit la loi de l'École de la confiance de 2019 où une part beaucoup plus importante de la formation sur le terrain des futur-e-s enseignant-e-s servira à combler le manque d'enseignant-e-s titulaires. D'autres réformes s'inscrivent dans cette logique et visent spécifiquement notre secteur :

  • La fin des ESPE et la réforme des concours d'enseignements qui vont accroître la précarité des professeur-e-s des 1er et 2nddegrés,
  • L'obligation de la certification en anglais pour les licences, qui annonce la mort des enseignements d'autres langues, la technicisation de l'enseignement de l'anglais et l'externalisation au privé de cette partie des études,
  • La réforme des IUT qui annonce la fin des DUT.

Au-delà, la logique néolibérale qui préside à ces politiques est la même que celle de la contre-réforme des retraites (système par capitalisation au profit des fonds d'investissement) ou encore celle de l'assurance chômage. Or, ces deux réformes affectent également notre secteur :

  • Dans un secteur où l'entrée en poste se fait entre 30 et 35 ans au minimum, avec des carrières en pointillées avant cette tranche d'âge, la réforme des retraites nous va directement nous toucher en nous faisant perdre un millier d'euros par mois environ à l'âge de la retraite.
  • Dans un secteur où de nombreux précaires comptent sur l'assurance-chômage pour assurer les mois de non-paiement des heures d'enseignement, pour finir une thèse ou une recherche que l'on a pas eu le temps de terminer pendant la durée d'un contrat, la réforme de l'assurance-chômage va rendre encore plus difficiles les conditions de vie de nombreux-euses travailleurs et travailleuses de l'ESR.

Concernant l'université, ces contre-réformes sont combattues partout dans le monde, que ce soit au Chili ou au Québec pour ne citer que deux exemples récents. En France, de nombreuses mobilisations locales ont déjà lieu, pour des recrutements pérennes de postes de BIATSS ou d'ITA et contre l'augmentation de leur temps de travail sans contrepartie par exemple, et les mouvements lycéens et étudiants contre Parcoursup en 2018 et celle des carrés rouges (contre la hausse des frais pour les étudiant-e-s non européen-ne-s) en 2019 ont dénoncé l'ensemble de ces contre-réformes.

Pour ce faire, nous proposons de réunir en région parisienne les 1er et 2 février 2020 des

États generaux des facs et des labos en lutte.

Ces États généraux, qui se dérouleront en plusieurs étapes à partir de ces dates, constitueront un point d'appui pour décider ensemble de l'avenir de nos milieux de travail et d'étude, alors que le projet de loi sera discuté à l'Assemblée Nationale. Ils visent à construire (avec les salarié-e-s, les vacataires, les étudiant-e-s, les syndicats, les collectifs, les sociétés savantes...) une mobilisation durable dans le secteur de l'enseignement et de la recherche - et à tisser des liens entre les revendications, luttes et mobilisations spécifiques à l'université, et celles d'autres services publics et qui traversent l'ensemble de la société.

Organisons des Assemblées générales locales en janvier 2020 dans nos labos, nos universités, avec l'ensemble des personnels et des étudiant-e-s pour les préparer, débattre de ces projets de loi qui nous concernent, faire voter des motions dans les instances qui nous représentent, afin d'interrompre le processus de destruction en cours et poser les bases de la reconstruction d'une Université ouverte.

Le comité de mobilisation mandaté par l'assemblée générale nationale de coordination des facs et des labos en lutte du 14 décembre 2019

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/76890
Source : message reçu le 7 janvier 17h


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Coordination nationale des facs et des labos en lutte

Les 1er et 2 février prochains, se tiendra à Paris (le lieu sera précisé ultérieurement) la première Coordination nationale des facs et des labos en lutte.

Ces journées sont ouvertes à toutes et tous, indépendamment de leur discipline et de leur statut, mais nous appelons l'ensemble des universités, laboratoires, organismes de recherche, UFR, IUT, ESPE/INSPE, institut, etc., à se réunir en AG pour élire des délégués de chaque catégorie d'usagers et de personnels (étudiant·e, Biatss, ITA, précaire, enseignant·e, chercheur·se, enseignant·e-chercheur·se, etc.).

Ce rassemblement vise à structurer les mobilisations en cours et construire des contre-propositions sur la question des retraites, de la précarité des travailleurs et des étudiants, de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche, et plus largement de la situation de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Nous vous communiquerons très prochainement le programme complet, mais il est prévu que nous commencions à 10h le samedi 1er, et finissions à 16h30 le dimanche 2

Questions pratiques

Garde des enfants : une garde collective des enfants devrait être organisée, merci d'inscrire à l'avance (ici) vos enfants, et de vous inscrire (ici) pour des tours de garde (que vous soyez parents ou non !)

Hébergement : afin de permettre au plus grand nombre de se joindre à nous, indépendamment des contraintes financières, nous souhaitions mettre en place un système d'hébergement mutualisé. Pour cela si vous pouvez héberger une ou plusieurs personnes les vendredi, samedi ou dimanche soir, nous vous serions reconnaissants de l'indiquer dans ce formulaire avant le mardi 28 janvier à 12h.

Par ailleurs, celles et ceux ayant besoin d'un hébergement et ne pouvant pas être pris en charge par ailleurs (merci de privilégier vos contacts franciliens si vous en avez) sont prié·e·s de s'inscrire dans ce formulaire avant le mardi 28 janvier à 12h.

Transport : Il est demandé que chaque fac, département ou laboratoire en lutte organise une caisse de mobilisation pour financer le déplacement de leur délégation. Cependant, pour les précaires ou grévistes isolés ne pouvant être pris en charge par ailleurs, nous ferons tourner une caisse de mobilisation pendant la coordination nationale. En fonction de ce que nous récolterons et du nombre de personnes en faisant la demande nous dédommagerons tout ou partie des frais a posteriori.

Source : message reçu le 23 janvier 12h


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Ce qui nous attend dans le projet de Loi de

programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR)

SUD éducation

Après la casse de l'assurance-chômage et l'attaque contre les retraites…
Ce qui nous attend dans le projet de Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR)

D'ici février 2020, un nouveau projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) sera présenté par le gouvernement. Il a été préparé par trois groupes de travail, dont les rapporteurs et rapporteuses sont des député-e-s LREM, des président-e-s ou vice-président-e-s d'université et d'organismes de recherche ou encore une ancienne cadre dirigeante de multinationales.
C'est donc sans surprise que les trois rapports vont dans le sens de la politique gouvernementale en préconisant un accroissement des logiques de mise en concurrence, de précarisation et d'intensification du travail.

Leur diagnostic : une recherche insuffisamment compétitive

Au lieu d'aborder la recherche comme un bien commun et de prendre en compte l'importance de son enseignement, les trois rapports - « Financement de la recherche », « Attractivité des emplois et des carrières scientifiques » et « Recherche partenariale et innovation » parus [1] en septembre 2019 - l'appréhendent comme une marchandise au service des entreprises privées. Ces rapports font certes le constat partagé par la communauté scientifique de :

  • l'insuffisance du financement public de la recherche et la concentration croissante des moyens par le biais des appels à projets,
  • la baisse du nombre d'emplois stables,
  • l'insuffisance des rémunérations des personnels de la recherche.

Pour autant, c'est le « décrochage » de la France au niveau international qui est leur préoccupation majeure. Ils insistent sur l'insuffisante compétitivité de la recherche française, entendue au sens de la capacité de la recherche à profiter aux entreprises privées. Le troisième rapport se focalise d'ailleurs sur la création d'entreprises, sur les start-up qui valent un milliard (les « licornes ») et les grandes entreprises fondées sur des découvertes scientifiques ou technologiques comme Airbnb, Amazon, Uber, etc. dont aucune n'est française.

Leur solution : une promesse d'augmentation du budget de la recherche au prix de la concurrence généralisée

Ces rapports préconisent une augmentation du budget de la recherche au prix d'une réforme structurelle qui s'inscrit dans la continuité de la loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités (LRU) de 2007. Il s'agit d'accentuer considérablement les logiques de concurrence généralisée qui minent déjà l'enseignement supérieur et la recherche.
L'accroissement des financements serait concentré sur les établissements, laboratoires et chercheurs et chercheuses considéré-e-s comme « excellent-e-s ». Il passerait par un renforcement des appels à projets et de l'Agence nationale de la recherche (ANR), donc d'un pilotage externe de la recherche, très orienté vers la compétitivité économique. Les rapports préconisent le rétablissement de la notation dans les évaluations du Haut conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (HCERES), afin de moduler des crédits alloués aux laboratoires.
Dans la logique des ordonnances de décembre 2018 sur la politique de site, ces établissements « excellents » pourraient déroger aux règles communes, par exemple en recrutant des enseignant-e-s chercheurs et chercheuses sans qualification du Conseil national des universités (CNU), ou encore en recrutant des collègues sur de nouveaux types de contrat limités à quelques années, les contrats de projet.
L'augmentation du budget de la recherche serait prévue sur dix ans, mais pourrait être remise en cause chaque année lors du vote de la loi de finances, dont on sait à quel point elle est marquée par une politique d'austérité aujourd'hui.

Conséquence : une précarisation accrue des travailleurs et travailleuses de la recherche

Cette logique de concurrence s'appliquerait non seulement aux structures, mais aussi aux personnes puisqu'il s'agirait d'accroître le poids de l'évaluation individuelle. La hausse de la rémunération passerait par des primes (de performance et d'engagement) et non par le salaire fixe ou le point d'indice, gelé depuis 2010 : elle serait donc étroitement conditionnée à l'évaluation, à l'instar du RIFSEEP [2] déjà mis en place pour les personnels BIATSS.
Cette concurrence entre collègues se jouera sur les rémunérations, les moyens de recherche, mais aussi sur le service d'enseignement pour les enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs. Le deuxième rapport préconise en effet la suppression de la référence aux 192 h équivalent TD annuelles des enseignant-e-s titulaires et son remplacement par le poids de chaque cours en crédits d'ECTS, en permettant également la modulation des services en fonction de l'évaluation individuelle. C'est précisément ce contre quoi se sont battu-e-s les travailleurs et travailleuses des universités en 2009. Cela signifie une augmentation de la charge de travail des enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs sans contrepartie salariale, un recul accru des recrutements de titulaires et une individualisation des services destructrice des solidarités collectives.
Rien n'est dit concernant la précarité qui ne cesse de s'étendre via le système des vacations. A la suite de la loi de transformation de la fonction publique d'août 2019, l'augmentation du nombre de postes de chercheurs et chercheuses ou d'enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs passerait par de nouveaux types de contrats comme les « contrats de mission scientifique », contrats de projet ou d'autres contrats précaires prétendument revalorisés. Derrière ces contrats présentés comme intermédiaires entre un CDD et un poste de titulaire, ce qui se profile à terme, c'est la suppression du corps des maîtres-ses de conférences et des chargé-e-s de recherche. Les rapports proposent de renommer les MCF en « Professeurs assistants », comme aux États-Unis ou avant Mai 68, ou de fusionner ce corps avec celui des professeur-e-s (ce dont on pourrait se réjouir s'il ne s'agissait d'accroître la précarité pour les jeunes collègues).

Pour tou-te-s, un seul horizon : le burn-out

Finalement, que nous promettent toutes ces préconisations ? Précarité, concurrence et pression accrues y compris pour les titulaires. Une concurrence généralisée entre collègues qui minera le fonctionnement collectif des équipes, déjà mis à mal. Encore plus de temps passé à répondre à des appels à projets, à des procédures d'évaluation à tous les niveaux, une pression à la performance sans lien avec nos propres objectifs et questionnements scientifiques, plus d'heures de cours pour la majeure partie des enseignant-e-s chercheurs et chercheuses qui n'auront pas la chance d'être « excellent-e-s » ou de se consacrer au management de leurs collègues. Bref, le renoncement à la qualité et à la sérénité de l'enseignement et de la recherche, surtout si cette dernière n'entre pas dans les objectifs nationaux de compétitivité économique… et le burn-out assuré pour tou-te-s !

Un déni démocratique qui remet en cause l'indépendance de la recherche vis-à-vis des intérêts privés

Outre cette nouvelle dégradation de nos conditions de travail, ce que la LPPR promet, c'est un service public d'enseignement supérieur et de la recherche mis sous pression par des agences de pilotage managérial et placé sous la tutelle des intérêts privés.
La préparation de la loi de programmation a constitué un déni démocratique, puisque la consultation des personnels de la recherche notamment par le biais des sociétés savantes ou au sein du CNRS a fait ressortir des constats et des attentes largement partagées, comme la réduction du poids des appels à projets et des évaluations, la réduction du service d'enseignement, l'augmentation des financements pérennes et l'augmentation du nombre de postes de fonctionnaires, seuls à même de garantir l'indépendance de la recherche et du temps pour en faire.

C'est pourquoi SUD éducation appelle

  • à amplifier la mobilisation des travailleuses et les travailleurs de l'enseignement supérieur et de la recherche :
    • contre le projet de réforme des retraites,
    • contre la future Loi de programmation pluriannuelle de la recherche.
  • à organiser des assemblées générales dans les établissements et les laboratoires et à participer aux états généraux des facs et labos en lutte les 1er et 2 février prochain à Paris, pour organiser la riposte contre cette logique mortifère.

SUD éducation soutient tou-te-s celles et ceux qui luttent pour un service public d'enseignement supérieur et de recherche égalitaire et émancipateur.

[1] https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr…

[2] Régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel pour les fonctionnaires d'État, mis en place depuis 2015 dans l'ESR.

Source : https://www.sudeducation.org/Ce-qui-nous-atte…