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mardi 10 décembre 2019 à 18h30

Rencontre-débat Piketty - Lordon

« La propriété ? »

Les Amis de l'Humanité avec le soutien de l'UD CGT Paris et des Amis de l'Humanité Paris invitent Frédéric Lordon et Thomas Piketty.

  • Frédéric Lordon:
    Il faut en finir avec la propriété lucrative des moyens de production
  • Thomas Piketty:
    Je propose de dépasser la propriété privée par la propriété sociale et temporaire

Rencontre-débat animée par Dominique Sicot et Cyprien Boganda, journalistes à l'Humanité

Entrée libre, mais réservation fortement conseillée:
amisex.huma@huexmanite.fexr (Nom, Prénom, adresse et numéro de portable)
01 49 22 74 17

Piketty / Lordon : le match

Ils ont en commun d'avoir refusé l'enfermement des labos de recherche pour s'engager dans le débat public.

Thomas Piketty creuse avec acharnement la question des inégalités. Soucieux de faire partager le fruit de son travail, il parvient, grâce à un remarquable effort d'écriture à faire passer des pavés de 1200 pages pour des livres de chevet.

A l'étroit dans une matière, l'économie, qui se rêve une science dure, Frédéric Lordon se pique de philosophie. Il revisite Marx et Spinoza. Si ses livres restent peu accessibles au grand public, de Nuit debout aux usines en grève, il sait chauffer les AG.

Ni l'un ni l'autre ne se satisferont de la société actuelle. Ils veulent la transformer, ou tout au moins fournir des armes intellectuelles aux forces sociales qui s'y attèlent. Pourtant, de l'analyse des causes de l'inacceptable aux solutions de son dépassement, tout les oppose. Frédéric Lordon réaffirme la nécessité de sortir du capitalisme, l'inéluctabilité d'une révolution. Il prévient que le capital ne va pas « gentiment rendre les clés ». Thomas Piketty veut refonder la social-démocratie, mais prévient pourtant que ce ne sera « pas un processus paisible ».

L'un et l'autre ont mis au cœur de leur réflexion la question de la propriété privée, de son lien avec le pouvoir et la domination. Mais de quoi parlent-ils l'un et l'autre ? Des patrimoines privés ou du capital comme rapport social ? Du pouvoir de l'argent dans la société ou d'un mode de production qui a formaté la société de sa main ? Faut-il exproprier, taxer, nationaliser, socialiser, permettre aux salariés de cogérer les entreprises ? Peut-on s'en sortir en multipliant les expériences locales de coopératives ou d'autogestion ? Peut-on ainsi éluder la question de la prise de pouvoir ?

A l'invitation des Amis de l'Humanité, Thomas Piketty et Frédéric Lordon ont accepté d'en débattre mardi 10 décembre, à partir de 18 h 30 à la Bourse du Travail de Paris (salle Eugène Hénaff, 29 boulevard du Temple (angle de la rue Charlot), métro République).

Thomas Piketty est directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et professeur à l'Ecole d'économie de Paris. Il est l'auteur, notamment, de « Le capital au 21ème siècle », et « Capital et idéologie », parus respectivement en 2013 et 2019 aux éditions du Seuil.

Frédéric Lordon est directeur de recherche au CNRS. Il est l'auteur, entre autres, de « Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza » et de « Vivre sans ? », parus respectivement en 2010 et 2019, aux éditions La Fabrique.

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/74940
Source : https://amis-humanite.fr
Source : message reçu le 22 novembre 14h