thème : écologie
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samedi 7 décembre 2019 à 14h

Débat du Parti Révolutionnaire Communistes

Oui, les questions environnementales sont primordiales

Au-delà de la mise en question, à plus ou moins long terme, des conditions d'existence de l'Humanité menacée également, par des conflits de plus en plus meurtriers, elles déterminent largement les conditions de vie et de travail actuelles de la jeunesse et de tous les salariés. Mener ce combat dans la vie de tous les jours et au travail est une nécessité pour en finir avec la galère de villes et de campagnes de plus en plus inégalitaires où sévissent chômage, précarité et conditions de travail de plus en plus stressantes.

Mais de quoi parlent les media ?

De ces conditions de vie et de travail ? Non ! Personne ne peut échapper aux litanies constamment développées sur le climat et son réchauffement. La fin du monde est annoncée ! ! La propagande bat son plein pour faire peur, la jeunesse est outrageusement utilisée pour justifier les nécessaires futures restrictions imposées aux peuples rendus coupables de vivre au-dessus de leurs moyens, ce qui annonce une austérité renforcée partout, des efforts à accomplir, des « économies » supplémentaires à réaliser. Cette manipulation de l'opinion est accompagnée d'une bataille idéologique exonérant, comme sur tous les sujets, la responsabilité du capital. Le journal « les Échos » se montre une nouvelle fois à l'avant-garde de l'opération. Dans un de ses articles il est écrit : « le monde libre (le capitalisme) premier allié du climat », « on doit défendre le capitalisme tout en pensant sa régulation ». Il s'ensuit dans l'article en question une volée de bois vert contre ceux qui penseraient autrement. La course aux armements, y compris nucléaires, la multiplication des conflits armés, les guerres et agressions impérialistes et leurs conséquences ne figurent évidemment pas dans les écrits du journal.

Pour aborder ces questions sur les changements climatiques, il convient donc d'abord d'ouvrir le débat sur ses causes profondes dont on nous assène aujourd'hui qu'elles auraient une cause unique : les activités humaines.

Personne ne doute que les activités humaines ont une influence sur l'environnement. Pour se nourrir, se loger, se chauffer, voyager, se soigner... les sept milliards d'êtres humains que compte la planète utilisent les ressources naturelles dont ils disposent. Ils produisent et transforment toute chose en usage nécessaire pour leur vie et leur reproduction. Mais cette production n'est pas le fait de décisions individuelles. Elle est sociale et régie par les rapports que les groupes sociaux établissent entre eux.

Aujourd'hui, dans le Monde entier les rapports sociaux sont ceux du système capitaliste de production dont la base est l'exploitation du travail salarié par une minorité qui détient à elle seule les grands moyens de production et d'échange.

La loi de développement du capitalisme, c'est celle de la réalisation du profit maximum et de l'accumulation du capital. Le capitalisme n'a comme limite dans son exploitation que les limites que lui impose la lutte des travailleurs. C'est vrai pour les salaires, la protection sociale, la sécurité au travail, les retraites... comme cela l'est aussi pour la protection globale de l'environnement. Autant dire que sans lutte sociale, les belles phrases sur l'environnement et le climat ne sont que des diversions visant à détourner l'attention de la lutte nécessaire contre ce système prédateur. Nous voyons bien que le capitalisme est une source de gâchis. Un petit exemple, au lieu de répondre intelligemment aux besoins fondamentaux, au nom du profit, il développe une obsolescence programmée des objets ce qui oblige à un renouvellement incessant, source de pollution et de gâchis. Cette course au consumérisme si elle est une source de profits pour le capital n'est en rien utile à la vie des gens.

Beaucoup s'accordent à dire que l'Humanité est à la croisée des chemins.

Macron le premier en a fait sa chanson lors du G7, il s'évertue à focaliser ce choix sur la question climatique en évacuant complètement la question de société. Ces belles déclarations ne l'empêche pas de mener la guerre en

Afrique, d'y soutenir des régimes corrompus à sa botte et de vendre des armes à des États dictatoriaux comme l'Arabie Saoudite !A Lausanne, du 5 au 9 août, s'est tenue une rencontre de 400 jeunes venus de 38 pays qui ont débattu des questions climatiques. Les media internationaux se sont fait largement l'écho de cette manifestation, profitant de la participation de la très médiatique Greta Thunberg une adolescente suédoise transformée en figure de proue d'un mouvement qui se veut le fer de lance de la jeunesse dans la lutte contre le « réchauffement climatique ». Les principaux auteurs de cette rencontre sont restés particulièrement discrets sur la nature de l'organisation de cette dernière. A la question de qui l'a financé, l'un des coordinateurs, Lou De Bruycker a indiqué : «Tout est gratuit» et il a précisé encore que le sommet était financé par des fondations. Lesquelles ? Nous ne le saurons pas ! Cette discrétion n'est pas fortuite puisqu'il s'agit de garder à ce mouvement la fraîcheur de l'innocence pour entraîner la jeunesse dans un combat contre un « ennemi commun » à tous, riches et pauvres, exploiteurs et exploités. Autant dire que le fond de commerce majeur est bien ici la recherche d'un large consensus. Comme l'affirme la déclaration : « Nous sommes unis en tant que mouvement. Nous sommes tous des gens de la même planète, sans distinction de frontières, de sexe, d'orientation sexuelle, d'âge, d'appartenance ethnique, de capacités et d'origine sociale et nous méritons d'être traités sur un pied d'égalité ».

Les demandes, ne parlons pas ici de revendications sont au ras des pâquerettes et ne sont pas vraiment de nature à choquer les plus grands exploiteurs et pollueurs du monde que sont les grands groupes capitalistes, pas plus que les grands propriétaires terriens qui au Brésil enflamment la forêt amazonienne pour agrandir leurs terres : « 1.

Faire en sorte que la température ne grimpe pas au dessus d'1,5°C par rapport à l'époque préindustrielle 2.

Assurer la justice climatique et l'équité 3. Écouter le meilleur de la science aujourd'hui disponible ». Le premier point reprend purement et simplement les objectifs de la COP 21 de Paris dont on sait qu'il s'agit plus d'un argument de propagande visant à justifier les politiques étatiques de privatisation en matière d'énergie. Par exemple en France dont la production d'énergie électrique est déjà largement décarbonée, au nom des énergies alternatives, le pouvoir et le patronat poussent à la privatisation complète d'EDF après celle de GDF ! Le deuxième point est purement et simplement décoratif car comment peut-on parler de justice quand les grandes puissances impérialistes imposent leur loi par le fer et le sang. Quant à la troisième elle prêterait plutôt à rire si l'on ne connaissait pas le véritable terrorisme intellectuel qui règne sur le débat scientifique à propos de la nature et des causes des changements climatiques. Pour rendre crédible la démarche, les sponsors de la déclaration de Lausanne utilisent le catastrophisme, une vision de fin du monde anxiogène qui ne facilite pas une démarche rationnelle.

Dans le même temps, les besoins de la jeunesse d'acquérir une formation solide, de pouvoir rentrer dans l'enseignement supérieur, leur ouvrant la porte d'un emploi qualifié et bien rémunéré leur permettant de se loger, de se soigner...pour tout dire de s'installer dans la vie, sont mis à mal.

Pas facile donc pour la jeunesse en bute à des reculs sociaux historiques qui la plonge dans une grande précarité de s'y reconnaître. Elle fait face à une pression idéologique terrible. En se battant pour le droit de vivre elle se ferait complice du changement climatique mortifère. La grande bourgeoisie, sa jeunesse dorée et leurs idéologues ont donc intérêt à pousser la jeunesse dans cette impasse qu'est la lutte pour le climat, sans s'attaquer aux plus grands exploiteurs et pollueurs du Monde, en leur faisant à la fois accepter la précarité comme mode d'existence et la tentation d'une consommation de biens éphémères dont les productions délocalisées à bas coûts avec un maximum de profits se font dans des conditions ignobles d'exploitation y compris des enfants.

Nous disons au contraire à la jeunesse que la vraie bataille pour sortir de la crise c'est d'en finir avec le système prédateur qu'est le capitalisme qui ne respecte ni les hommes ni la nature. Pour cela, il n'y a pas d'autre voie que celle de la lutte, de la lutte des classes pour abattre le capitalisme et construire enfin une société moderne, juste et démocratique : la société débarrassée de l'exploitation de l'Homme par l'Homme : la société socialiste. C'est ce débat que nous engageons avec la jeunesse.

Un premier débat est organisé le samedi 7 décembre à 14h00 à l'AGECA 177 rue de Charonne 75011 (métro Alexandre Dumas)

pour tout renseignement : communexistes2@wanadexoo.fr www.sitecommunistes.org

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/73378
Source : message reçu le 2 octobre 17h