thème : économie
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samedi 15 juin 2019 à 14h

Pouvoir d'achat, fiscalité, écologie, services publics...

Comment changer la donne ?

Événement organisé par les Économistes atterrés

Conférence-débat avec François Boulo et Priscillia Ludosky

Attention: l'entrée à cette conférence est libre sous réserve des places disponibles, mais une inscription préalable est obligatoire, impérativement avant le 10 juin, en cliquant ici.

Il fallait bien que ça craque un jour ! Depuis 40 ans, un nouveau modèle s'est imposé avec la finance libéralisée, le libre-échange, l'austérité salariale, la contre-révolution fiscale (de moins en moins d'impôts pour les riches) et la privatisation des biens publics. Les effets de ce modèle néolibéral sont évidents aujourd'hui : le sous-emploi (avec le chômage et la précarité) alors que d'immenses besoins demeurent insatisfaits, le creusement des inégalités, la soumission des grandes entreprises et de leurs PME sous-traitantes à des impératifs financiers de court terme, au détriment de l'investissement de long terme et des défis écologiques.

Les Gilets jaunes ont dit stop. Stop au mépris du plus grand nombre pour satisfaire une infime minorité. Stop à l'injustice fiscale. Stop à l'utilisation de l'écologie pour justifier des régressions sociales. Stop au démantèlement des services publics.

Les Gilets jaunes sont divers. Mais, très vite, a émergé l'idée, portée par beaucoup, que nous devons changer de modèle économique, social et démocratique.

Quel peut être ce nouveau modèle ? Quelles réponses crédibles avancer pour que le mouvement ne soit pas qu'un cri salutaire de révolte, pour qu'il débouche sur la construction d'une société mieux organisée à la fois pour la justice sociale et pour l'écologie ? Le défi est immense. Il est aussi urgent.

C'est pour contribuer à le relever que les Économistes atterrés vous invitent à participer à un aprèsmidi de rencontre et de débats avec les Gilets jaunes autour de deux tables rondes.

Programme de la rencontre

Présentation de la rencontre et des propositions présentées par les Economistes atterrés par Camille Signoretto (Université d'Aix-Marseille)

Première table ronde :

Quel nouveau modèle social pour faire égalité ?

Animation Henri Sterdyniak (OFCE)

  • Plus de pouvoir d'achat : comment est-ce possible ? Sabina Issehnane (Université Rennes II)
  • Comment faire justice fiscale ? Philippe Légé (Université d'Amiens)
  • Services publics : comment les améliorer, mieux écouter les usagers ? Dettes et déficits publics : où est (vraiment) le problème ? Christophe Ramaux (Université Paris I)
  • Le point de vue de François Boulo et celui de Priscillia Ludosky

Seconde table ronde :

Quel modèle productif écologique et social ?

Animation Eric Berr (Université de Bordeaux)

  • Comment engager une transition écologique compatible avec la justice sociale ? Anne Musson (ESSCA Angers)
  • Comment assurer un plein emploi de qualité et démocratiser (dé-financiariser) les entreprises ? Mireille Bruyère (Université de Toulouse)
  • Des entreprises au service des territoires, de la transition écologique et sociale : contre les privatisations et la financiarisation. Léo Charles (Université de Rennes) et David Cayla (Université d'Angers)
  • Le point de vue de François Boulo et celui de Priscillia Ludosky

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/70797
Source : http://atterres.org/conférence/pouvoir-dachat…

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Travailler et vivre dignement....

Par Anonyme, le 14/06/2019 à 09:34

Honnêtement pensez-vous que l'on pourra changer quoi que ce soit avec le retour de l'ISF (si retour il y a ?), certes c'est un symbol mais est-ce suffisant pour satisfaire la revendication légitime de vivre dignement ?

Ne faut-il pas réfléchir dès à présent à des mesures qui permettent de se réapproprier une partie légitime des richesses que nous produisons, de sortir du chômage et de la précarité ?

Le financement de la protection sociale (santé, retraite…) repose en grande partie sur les salaires. Au nom de la compétitivité la pression sur les salaires est devenu intenable (réduction du nombre de salariés, du travail qualifié, explosion des sous-traitances, des auto-entrepreneurs totalement dépendants des donneurs d'ordre mais sans couverture sociale,…). Sur une population active de 28,7 millions, plus de 11 millions de chômeurs ou travailleurs pauvres occasionnels (source site AGORAVOX, DARES 2018), conséquence : à brève échéance c'est la fin de notre système de protection sociale, en particulier les régimes de retraites. L'objectif de Macron c'est de remplacer le contrat de travail par un contrat commercial entre 2 parties (le travailleur et le donneur d'ordre) par conséquent c'est la fin des salaires => fin des cotisations sociales => fin de la protection sociale solidaire et explosion des assurances privées.

Il y a moyen d'inverser cette logique : ce moyen c'est de dissocier salaires et prélèvement des cotisations sociales autrement dit l'entreprise verse une cotisation, un % de la Valeur Ajoutée réalisée (VA = chiffre d'affaire moins les matières premières, loyers...) et non un % sur le total des salaires versés. Ainsi, les entreprises (y compris les travailleurs indépendants) contribuent aux besoins collectifs à hauteur de leur plus value réelle, peu importe le nombre de salaires. Et là il y a moyen d'avoir une couverture sociale pour tous (salariés, travailleurs indépendants, etc...), les petites entreprises peuvent se développer et embaucher sans surplus de cotisations (calculées sur la VA et non sur le total des salaires), de financer les services publics à hauteur de nos besoins. En bref les gains de productivité réalisées grâce au numérique, aux nouvelles technologies sont collectés et affectés aux besoins collectifs, à la transition écologique, logement, transport...sources de richesse pour une civilisation digne de ce nom.

Rebeha CHOUGUI

ribi3@exlive.fr

Le nouveau front..la réforme du chômage.

Par Anonyme, le 08/06/2019 à 18:13

Je pense qu il faut une grosse manif contre la réforme du chômage très vite.

prévoir "un live", merci

Par Anonyme, le 02/06/2019 à 00:01

Merci de prévoir un "live". Nous serons actifs dans la rue en Ile-de-France ce jour-là.