thème : sexisme
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mercredi 5 juin 2019 à 19h

Rencontre avec Jo Gustin

« Ah Sissi, il faut souffrir pour être française ! »

Dans le cadre du Festival Nio Far

« Être française à plein temps quand on n'est pas blanche est une gageure exigeante : lundi, il faut râler parce que, quand même, c'est lundi ; mardi, il faut être la personnalité préférée des Français ; mercredi, il faut se désolidariser de l'Islam ; jeudi il faut remporter un tournoi international ; vendredi, il faut décrocher un Prix Nobel... car à la moindre déconvenue on se fait immanquablement rappeler d'où l'on vient. » Pétillante et caustique, Jo Güstin nous livre, entre récit et essai libre, un roman choc sous la forme d'une lettre d'adieux à la France écrite à la pointe d'une plume impitoyable et corrosive. Elle ouvre la voie d'une littérature féministe et intersectionnelle africaine d'une grande finesse, en racontant avec le ton piquant qui la caractérise des moments de vie de femmes racisées en France, entrecoupés de saillies dans la propre vie de sa narratrice.

Jo Güstin a déjà publié 9 histoires lumineuses où le bien est le mal, qu'elle a présenté au Salon du livre lesbien 2018, publié aux éditions Présence africaine comme son nouveau roman.

Le Festival Nio Far

Festival décolonial des arts visuels et performatifs
http://www.festivalniofar.com/
"Pour sa sixième édition le Festival Nio Far se penche sur la question du Genre. Question que d'aucuns tendraient à analyser comme une problématique européo-centrée bien éloignée des thèmes abordés jusqu'alors par le festival. Bien au contraire, il nous faut bousculer « l'hétéro patriarcat cisgenre » qui se pose comme référence universelle. En effet, les « ambiguïtés » du genre la complexité des constructions des individus et de leur sexualité concerne tous les continents et à bien y regarder, le genre était déjà pensé et ritualisé dans les sociétés antécoloniales.

Nous ne laisserons pas la question du genre dans un ghetto scientifique et la replongerons dans les rapports de classe de sexe et de race en nous inspirant de la pensée et de la réflexion de Kimberlé Crenshaw sur l'intersectionnalité. Ce concept permet de penser le rapport étroit entre race et genre dans le domaine de la discrimination. Il consiste à : « mettre en lumière les différents biais par lesquels les individus souffrent des oppressions racistes et sexistes, afin de faciliter la discussion et la compréhension de ces problèmes. » écrit-elle dans le Washington Post. C'est donc cette optique que nous adopterons, une démarche intersectionnelle ou plutôt une convergence des luttes de toutes celles et tous ceux qui veulent combattre les oppressions systémiques : racisme sexisme lgbt phobie etc. Il faut considérer l'intersectionnalité comme un outil méthodologique et non pas comme une étiquette dogmatique. Le concept d'intersectionnalité dépasse le simple cas des Afroaméricaines qui sont à son origine et permet une avancée dans la lutte contre les oppressions systémiques.

Par le biais de conférences, exposition,s installations et performances, ensemble, c'est la signification de Nio Far en Wolof, nous nous interrogerons sur l'éclairage apporté sur ces questions par les sociétés précoloniales, sur la complexité et la diversité des approches « ici et là-bas »"

https://media1.laboutiqueafricavivre.com/92457-thickbox/ah-sissi-il-faut-souffrir-pour-etre-francaise-.jpg

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/70353
Source : http://www.violetteandco.com/librairie/spip.p…

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