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mercredi 15 mai 2019 à 13h15

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Loi Blanquer : toujours ni statut, ni reconnaissance en vue

les AESH en colère poursuivent leur mobilisation !

Deux rassemblements sont annoncés:

  • heure à préciser: Devant le Sénat - à l'appel de l'intersyndicale nationale
  • 14h30: Au Rectorat, 12 bd d'Indochine - à l'appel d'un collectif AESH, soutenus par SUD éducation Paris, CNT éducation Paris, et l'AG des grévistes du 1er degré

Appel intersyndical

Depuis plusieurs semaines, les personnels de l'éducation nationale se mobilisent contre la loi Blanquer dite de l'École de la "confiance" et contre la loi de transformation de la Fonction Publique.

Pour les accompagnant·es d'élèves en situation de handicap (AESH) aussi, suite à la "concertation" ministérielle sur l'école inclusive lancée en octobre, ce projet de loi adopté en première instance à l'Assemblée et étudié mi-mai au Sénat, présage des dégradations des conditions de travail des AESH.

Si la généralisation de contrats CDD de 3 ans à la rentrée est une maigre avancée obtenue par les interventions syndicales et la mobilisation des AESH, les 6 années de CDD pour obtenir un CDI persistent. Les 60 heures de formation d'adaptation à l'emploi existaient déjà dans les textes. Ces contrats restent toujours aussi précaires avec de très faibles salaires, des conditions de travail dégradées, des temps incomplets imposés et une absence de reconnaissance professionnelle.

Les pôles inclusifs prévoient la mutualisation des aides humaines et matérielles au détriment de l'aide individuelle. L'expérimentation en cours semble bien loin des objectifs vertueux annoncés par le ministère. Nous dénonçons notamment le fait que ceux-ci se traduisent par une accentuation des inégalités et par la dégradation des conditions de travail des AESH : employeurs multiples, multiplication du nombre d'élèves suivis sur des lieux différents...

Face aux propositions du Ministère, nous exigeons pour les AESH :

  • une revalorisation immédiate des salaires ;
  • l'arrêt immédiat de l'expérimentation et de la généralisation prévue des PIALs et le maintien des accompagnements individuels dans le cadre d'un dispositif permettant de répondre aux besoins des élèves et des familles et respectueux des conditions de travail des AESH ;
  • le versement des indemnités REP-REP+ pour les AESH exerçant en éducation prioritaire ;
  • la création d'un véritable statut de la Fonction Publique pour les AESH ; des emplois stables, pérennes et reconnus ;
  • la prise en compte du travail invisible (réunions / concertation / régulation / adaptation des apprentissages) et de la pénibilité ;
  • la possibilité d'une quotité de travail choisie à temps plein ;
  • la création du nombre d'emplois nécessaire pour couvrir tous les besoins ;
  • une formation professionnelle de qualité sur le temps de travail, initiale, continue, spécifique et qualifiante.

Nous invitons les AESH à participer aux initiatives de mobilisation et la grève du 9 mai dans l'éducation contre la loi Blanquer et contre le projet de loi dit de transformation de la fonction publique.

Et après la mobilisation des AESH du 6 février, nous appelons à une nouvelle mobilisation nationale intersyndicale pour les revendications des AESH, le mercredi 15 mai à l'occasion de l'examen du projet de loi au Sénat.

Localement, les AESH se réuniront en AG pour débattre ensemble et se rassembleront devant les DSDEN, rectorats et préfectures pour porter leurs légitimes revendications. En région parisienne, un rassemblement aura lieu devant le Sénat.

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/69783
Source : https://www.sudeducation.org/Loi-Blanquer-tou…
Source : message reçu le 2 mai 11h
Source : https://www.sudeducation93.org/AESH-mobilison…


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AESH, Refusons la loi Blanquer ! Mobilisons-nous !

Action intersyndicale le 15 mai

CGT Educ'action

Après la pseudo-concertation du ministère, celui-ci propose une loi sur l'école inclusive, incluse dans la loi Blanquer dite "École de la confiance". Ce projet de loi, adopté en première instance à l'Assemblée nationale, sera étudié autour du 15 mai au Sénat et annonce des régressions pour les Accompagnant·es d'Elèves en Situation de Handicap (AESH).

Les AESH expriment leur révolte face à ces propositions de pacotille !

Une bien maigre avancée : 1 CDD de trois ans renouvelable, soit au mieux 6 ans de période d'essai pour prétendre à un CDI !

Des CDD qui restent précaires avec toujours des très faibles salaires, des conditions de travail dégradées, des temps incomplets imposés et l'absence de reconnaissance professionnelle.

Les AESH doivent être titularisé·es. Exigeons un statut de fonctionnaire et un vrai salaire !

Aucune pénibilité professionnelle n'est prise en compte, ni le temps de travail invisible.

Pour la CGT Éduc'action, le temps de travail doit s'exprimer en obligations réglementaires de service. Avec toutes leurs heures invisibles, ajoutées à leurs heures côte à côte élèves, les AESH sont déjà à temps plein !

Les AESH exigent une prise en compte de leurs heures de concertation - préparation - réunions - formation - régulation.

Les autres pistes du Ministère restent la multiplication des employeurs et l'élargissement des missions des AESH, la déconcentration maximale et la mutualisation généralisée sous la forme de PIALs (Pôle Inclusif d'Accompagnement Localisé) qui accentueront inégalités et pression hiérarchique et aggraveront d'autant les conditions de travail de ces personnels précaires. Cette mesure est une régression : les AESH n'auront plus le temps de s'occuper de leur élèves avec professionnalisme et en seront réduit.es à des gestes techniques.

Les AESH veulent un seul employeur et revenir aux AESH individuel.les, pas de mutualisation à outrance !

La formation initiale de 60 heures annoncée comme une nouveauté par Blanquer est déjà existante dans les textes et non effective. Les AESH exigent de vraies formations, initiales, continues, spécifiques, qualifiantes et choisies avec des professionnel·les connaissant leur fonction ainsi que des AESH. Des modules de formation

AESH/enseignant.es sont indispensables pour la synergie et convergence des savoir-faire .

Les AESH construisent un nouveau métier, exigent une professionnalisation de leur fonction, pas de pseudo-formation non adaptée au terrain.

Mépris du gouvernement et déprofessionnalisation des AESH

Alors que les AESH ont maintes fois présenté leurs revendications pour un meilleur salaire, un statut, des formations, leur refus de la mutualisation excessive, du péri et extra-scolaire et donc des PIALs, le ministère affiche un mépris pour leurs requêtes et continue de précariser et de déprofessionnaliser leur fonction.

Pour la CGT Éduc'Action , l'urgence est de prendre en compte leurs revendications :

  • L'arrêt immédiat des PIALs : nous refusons la mutualisation à outrance des moyens AESH faite au détriment de l'inclusion des élèves et des conditions de travail des personnels.
  • La reconnaissance de ce métier indispensable par un statut de fonctionnaire avec une titularisation des personnels exerçant actuellement en CUI, CDD ou CDI.
  • La nécessité que les AESH payé-es en moyenne 700€ voient leurs compétences, leur profession reconnues par une vraie revalorisation salariale portée à 1,4 fois le SMIC avec un réel déroulement de carrière.
  • La prise en compte dans le temps de travail de la pénibilité de la fonction et des heures de concertation-préparation-formation-régulation.
  • Un temps plein et avec un salaire à 100% doit correspondre à 24h d'obligations réglementaires de service, sans annualisation, ni périscolaire.
  • Pour faire face à l'insuffisance en terme d'accompagnement des élèves, les recrutements doivent augmenter afin de couvrir tous les besoins et permettre d'améliorer l'inclusion.

Contre un projet de loi cousu d'avancées illusoires loin de répondre aux exigences du terrain !

Les AESH gagneront avec la mobilisation de toutes et tous

En concordance avec la mobilisation contre la loi sur l'école de la confiance et contre la casse des services publics, les AESH feront reculer Blanquer et le gouvernement !

Avec l'intersyndicale nationale, la CGT Éduc'action et son collectif AESH National appellent les personnels à poursuivre la mobilisation AESH le 15 mai.

Le 15 Mai, rassemblons-nous dans l'unité pour exiger :

  • Une augmentation immédiate des salaires des AESH
  • Le refus des PIALs et de la multiplication des tâches et employeurs
  • Un statut de fonctionnaire pour les AESH avec la titularisation de tou-tes.

Rendez-vous de mobilisation dans tous les départements

Une audience intersyndicale pourra être demandée À Paris, rendez-vous devant le Sénat !

Nous appelons tou·tes les AESH à se réunir en assemblée générale départementale pour débattre et construire leur mobilisation

Source : http://www.cgt-educaction94.org/spip.php?arti…
Source : https://93.cgteduccreteil.org/AESH-mobilisati…


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Suppressions de postes :

Blanquer compte sur les AED pour boucher les trous !

Le projet de réforme Blanquer « Pour l'école de la confiance » et en particulier son article 14, concerne directement les surveillant.e.s (AED) ! Il espère voir nous voir devenir des variables d'ajustement dans les académies en pénurie de prof...

On supprime des postes, on sur-charge les classes, et on demande aux AED de boucher les trous ? Explications.

L'article 14 de la loi Blanquer prévoit que les AED en situation d'étude pourront être amené.e.s, par la mise en place de contrats spécifiques, à prendre en charge dès la deuxième année de licence jusqu'à 8h d'enseignement par semaine : soit près de la moitié du service d'un.e professeur.e, le tout - au bas mot - pour 240 euros par mois ! Sans compter le temps de préparation des enseignements, la loi Blanquer ne précise ni les conditions de travail ni les rémunérations exactes que seront celles de ces AED-profs, laissant le soin aux rectorats académiques de mettre en place cette « innovation » comme bon leur semble. Autrement dit, le gouvernement compte sur nous, « Assistant.e.s d'éducation », pour combler le déficit en enseignant.e.s titulaires dans les zones les plus précaires ! Mais ce n'est pas tout.

D'une part, nous sommes pour la revalorisation du travail pédagogique et éducatif que nous effectuons déjà au quotidien : aide aux devoirs, permanence, suivi et accompagnement des élèves dans leur scolarité, parfois même leur vie privée, leur santé, sans oublier lorsque nous nous improvisons parfois comme animatrice.eur.s, ou médiatrice.eur.s (sur différents conflits) etc.

D'autre part, et contrairement à ce que la réforme semble suggérer, nous ne nous contentons pas d'exercer des fonctions de contrôle et de surveillance, mais nous remplissons de réelles fonctions éducatives, voir pédagogiques. Chaque jour, nous sommes amené.e.s à effectuer des tâches éducatives, voir pédagogique, aussi bien formelles qu'informelles ! Par l'article 14, nous dénonçons la nonreconnaissance de ce travail éducatif que nous effectuons diversement déjà en plus de nos fiches de postes et parce que nous nous engageons tous les jours auprès des élèves.

Étant donné ce travail, nous pensons que l'augmentation de notre rémunération prévue par l'article 14 nous est entièrement dû, indépendamment de nos diplômes et projets d'études !En effet, nous pensons que l'article 14 aura pour effet de prioriser les candidat.e.s aux postes d'AED qui suivent certaines formations universitaires (notamment MEEF). En ce sens, il crée une inégalité entre candidat.e.s aspirant.e.s au métier d'AED sur la base de leur cursus universitaire et dédouble ce statut d'AED : il normalise la distinction entre des AED qualifié.e.s et non-qualifié.e.s. Ce faisant, il produit une nouvelle forme de concurrence et de hiérarchie à l'intérieur même du recrutement et des vies scolaires.

Cette réforme nous met non seulement en concurrence entre nous, mais nous met aussi en porte-àfaux vis-à-vis des revendications professionnelles actuelles du corps enseignant, en nous sommant d'accepter des conditions de travail qu'ils et elles contestent actuellement comme précaires.

Contre le projet Blanquer, nous appelons donc à la convergence des revendications des prof, des AED, AVS et AESH !

Derrière les contrats de « pré-professionnalisation » prévus par l'article 14 se profile toujours et encore la même politique de casse de l'éducation et de « flexibilisation ». Cela concerne aussi bien les conditions de recrutement, puisque ces AED-profs seront recruté.e.s directement par les chef.fe.s d'établissement au lieu du rectorat (et qu'un concours interne spécifique leur sera dédié), que les conditions de travail elles-mêmes, avec des salaires et des effectifs encore revues à la baisse.

Le gouvernement a exprimé sa volonté de prioriser les académies et matières dites « déficitaires ». Or, la mise en place de conditions de travail encore dégradées et de rémunérations toujours plus faibles n'est pas une solution aux problèmes de recrutements, de la même manière que les AED ne sont pas une ressource à utiliser pour combler ce déficit.

Nous nous interrogeons donc sur ce contournement des modes de recrutement traditionnels :

pourquoi faudrait-il passer par des AED souvent déjà précaires pour combler un déficits en enseignants titulaires ?

Nous dénonçons cette réforme, qui comme toutes celles de ce gouvernement, porte comme seul solution de crise une politique de réduction des dépenses publiques destructrices pour nos conditions de travail, sans oublier les conditions d'études des élèves.

Les AED ne sont pas une variable d'ajustement.

Nous revendiquons dès maintenant :

  • titularisation pour tous.tes sans conditions de diplôme ou de nationalité
  • salaire à 1700 euros
  • la prime REP pour tous les personnels travaillant en REP
  • un temps plein à 28h
  • l'abrogation de l'article 14 et de la loi Blanquer

Nous appelons aussi à la mobilisation aux côtés de nos collègues AESH, rassemblement devant le rectorat les 15 (14h30) et 23 Mai (10h).

Contact : precaiexres_aed@riseexup.net

Source : https://fr-fr.facebook.com/precaires2leducati…

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