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mardi 19 mars 2019 à 10h

2 parties : 1 2

De la maternelle à l'Université,

toutes et tous en grève le 19 mars

Sud éducation Paris

Appel à la grève 19 mars 2019

La mobilisation inédite des gilets jaunes perdure. Le gouvernement s'acharne à la discréditer et à la réprimer, par le biais des violences policières et de l'opération médiatique du « grand débat ».

Dans l'éducation, des établissements partout en France se mobilisent contre les réformes des lycées et les baisses de moyens (grèves reconductibles, démissions de PP, boycott des conseils de classe, des examens et des CA, opérations de notation à 20/20...). Des enseignant-es ont été rappelé-es à l'ordre pour avoir organisé des réunions avec les parents ou exprimé leurs désaccords avec les réformes en cours.

Amplifions ces luttes pour les inscrire dans un mouvement social plus large capable de nous faire gagner !

L'école du tri social s'accentue (évaluations nationales, contre-réforme du lycée général et du baccalauréat, contre-réforme du lycée professionnel, mise en place de Parcoursup, augmentation des frais d'inscriptions dans les universités) avec pour objectif d'assigner aux élèves une place sur le marché du travail dès le plus jeune âge. Pour les personnels, ces réformes signifient une dégradation des conditions de travail et une gestion managériale renforcée.

Le projet d' « école de la confiance » de Blanquer est cohérent avec la politique libérale de Macron :

  • création d'Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux prévoyant de placer les écoles sous l'égide du collège du secteur ;
  • attaque contre la liberté d'expression des personnels ;
  • mise au pas nationaliste de l'école (drapeaux et Marseillaise affichés dans chaque classe) ;
  • nomination des directeurs-trices de instituts de formation par les recteurs-trices ;
  • mutualisation des AESH auxquel-les on demande d'accompagner de plus en plus d'élèves ;
  • missions d'enseignement précaires confiées aux AED qui préparent les concours de l'enseignement.

Sud éducation Paris revendique

  • l'abrogation de la loi ORE et de Parcoursup, de la réforme du lycée et du baccalauréat, de la réforme de la voie professionnelle ;
  • la titularisation sans condition de toutes et tous les précaires ;
  • le retrait du projet de loi « école de la confiance » ;
  • une baisse du temps de travail et une augmentation générale des salaires ;
  • une baisse des effectifs par classe (20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA).

contre le dynamitage de la fonction publique
et la destruction de l'Education Nationale !

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/68435
Source : http://sudeducation75.org/article1163.html


Non aux dérives autoritaires du Rectorat de Paris

contre les enseignant-es qui refusent les évaluations nationales !

Sud éducation Paris

Aujourd'hui, dans de nombreuses circonscriptions, les collègues de CP ayant refusé de faire passer les évaluations nationales ou n'en ayant pas fait remonter les résultats, ont été la cible de la campagne d'intimidation du rectorat de Paris et de Blanquer.

Lettres envoyées aux collègues et/ou descentes d'IEN dans les bureaux des chargé-es de direction…

le Rectorat de Paris applique servilement les consignes du Ministère de l'éducation nationale, fragilisé par un mouvement de désobéissance qui se diffuse à l'échelle du territoire. Du premier degré au second degré, dans la plupart des départements, des enseignant-es se déclarent en grève parfois reconductible, refusent de faire passer les évaluations, de rentrer les notes sur les livrets, mettent 20 sur 20 aux épreuves du bac blanc ou du brevet, démissionnent de leur fonction de professeur-e principal-e et organisent des happening où sont tournés en ridicule les oukazes ministériels.

Le Ministère a peur !

Dans une lettre du 8 mars, le DRH du MEN, Edouard Geffray menace de sanction pour faute professionnelle les collègues du 1er et 2d degré refusant les évaluations nationales. Il s'appuie sur le décret 2014-940 relatif aux obligations de service des enseignant-es, sur l'article 912-1-1 du code de l'éducation et sur un arrêt du Conseil d'État de 2002 sur la liberté pédagogique. Enfin, il se réfère au décret 84-961 du 25 octobre 1984 sur le conseil de discipline.

Avant même le vote sur la loi dite de l'école de la « confiance » en mai prochain, Blanquer sort la grosse artillerie contre celles et ceux qui ne sont pas au garde-à-vous.

Oui des collègues du premier degré ont refusé et refusent encore d'utiliser les outils qui visent le renforcement du tri social, la domination des élites sur les classes populaires, la transformation de l'école en marchandise et le transfert des données de nos élèves sur les espaces de stockage de Google en Irlande.

Nous refusons de nous laisser intimider ! Certes les menaces du Rectorat de Paris et du Ministère ne sont pas à prendre à la légère et surtout il ne faut pas rester isolé-e. Pour nous protéger, il faut mener collectivement la mobilisation contre les dérives autoritaires de Blanquer !

C'est pourquoi nous appelons l'ensemble des collègues à participer massivement à la grève du 19 mars dans laquelle de nombreuses écoles, collèges, lycées sont engagés sur tout le territoire et à se rendre à l'AG premier degré (même jour, 10h à l'annexe Turbigo de la Bourse du travail).

Les organisations syndicales du premier degré se réunissent vendredi 15 mars pour riposter fermement aux menaces du Rectorat de Paris. Une date d'AG intersyndicale a été proposée le 19 mars à 17h : nous y serons présent-es.

Non aux dérives autoritaires du Rectorat de (...)

Source : http://sudeducation75.org/article1167.html

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