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samedi 23 mars 2019 à 9h30

Débat « Quel exercice de la démocratie ? »

de 9h30 à 16h30

co-organisé par l'Association Autogestion (AA), l'Association des communistes unitaires (ACU), les Amis de Tribune socialiste (ATS), Cerises, l'Observatoire des mouvements de la société (OMOS), le Réseau pour l'autogestion, les alternatives, l'altermondialisme, l'écologie et le féminisme (AAAEF), le Temps des lilas et l'Union syndicale Solidaires.

La récente séquence des Gilets jaunes a mis à nu une aspiration à la démocratie face aux décisions d'un pouvoir dépourvu d'une quelconque assise populaire. Au-delà de la satisfaction de revendications relatives au pouvoir d'achat, une proposition de référendum d'initiative citoyenne semble émerger.

Par ailleurs, en guise de « contre feux », le pouvoir s'est engagé sur une vaste concertation en vue d'éventuels correctifs sur l'actuelle constitution de la Ve république.

- La démocratie ne pourra être totale que si elle intègre la démocratie économique, qui suppose l'éviction des actionnaires et le pouvoir aux travailleurs, aux usagers et aux citoyens dans l'entreprise dans et les grands choix macros. Comment une telle démocratie peut-elle se concrétiser ?

Suite au débat du 19 janvier, quelques grandes questions semblent émerger à laquelle notre séance du 23 mars tentera d'apporter des réponses :

  • Comment organiser la délibération dans des espaces géographiques de grande échelle ou pour des entreprises es de grandes tailles pour les services publics ? Pour certains cela conduit à tenter de concentrer l'essentiel si ce n'est au local du moins au plus petit périmètre possible ; pour d'autres une part de délégation est inévitable ; pour d'autres encore, le citoyen ne doit être dépossédé d'aucune question et les structures de grandes tailles sont le fait de mandats impératifs et de porte-paroles désignés en fonction des ordres du jour. Ce qui suppose du temps.
  • Que penser d'une « Chambre sociale » ? Pour les uns c'est le moyen d'assurer aux forces sociales d'avoir accès aux délibérations qui les concernent pour d'autres c'est cantonner le social dans une chambre elle-même cantonnée au social et cela s'inscrit dans la reproduction de la dissociation du social et du politique. Comment gérer le disensus et comment et jusqu'où construire le consensus ? Si une société où ne règnerait que le consensus est illusoire, au moins deux questions se posent : l'enjeu est de cerner les termes de la conflictualité et de trouver les modes décisions adaptés ;
  • Rôle des assemblées tirées au sort ? Pour certains ils sont la garantie de dégager les « représentants » ainsi désignés de tout carriérisme et assure que toute décision citoyenne serait respectée. Pour d'autres dans la mesure où une société sans conflit ne peut exister cette proposition prive les citoyens de leur rôle de choisir des options à travers des personnes et en fonction de ce qu'elles portent. Rien ne peut se soustraire aux confrontations et choix politiques des intéressés. Quels droits humains fondamentaux doivent être garantis et par quelles modalités de définition ?
  • Dans ce cadre, quel est le contour des organisations ? Pour certains elles doivent se démocratiser et s'ouvrir d'avantage aux préoccupations et moyens d'expression des citoyens et elles restent dans les contours actuels, d'autant que le politique a des moments spécifiques, pour d'autres chaque individu ne peut se dissocier suivant des moments qui seraient sociaux et d'autres, politiques. Le rôle des organisations ne doit pas être de parler au nom des intéressés mais de leur permettre de passer des aspirations individuelles à l'action collective. Ce qui a des conséquences sur les rapports structures collectives/ individus.

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/67933
Source : https://pourlautogestionlereseau.blogspot.com…

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