thème : travail
Réagir (0)EnvoyeriCalPartager

jeudi 4 avril 2019 à 19h

Rencontre avec Alberto Prunetti

« Amianto. Une histoire ouvrière »

  • mardi 12 mars à 19h, au Lieu-Dit (6 rue du Sorbier, 75020 Paris): Avec Alberto Prunetti auteur d'Amianto. Une histoire ouvrière et Serge Quadruppani, traducteur de l'ouvrage.
  • jeudi 4 avril à 19h, à la librairie Libertalia (12 Rue Marcelin Berthelot, 93100 Montreuil) : Avec Alberto Prunetti auteur d'Amianto. Une histoire ouvrière et Serge Quadruppani, traducteur de l'ouvrage.

« C'est un travail dangereux de souder à quelques centimètres d'une cuve de pétrole. Une seule étincelle est capable d'amorcer une bombe qui peut emporter une raffinerie. C'est pour cela qu'on vous dit d'utiliser cette bâche gris sale, qui résiste aux températures élevées car elle est produite avec une substance légère et indestructible : l'amiante. Avec elle, les étincelles restent prisonnières et vous, vous restez prisonnier avec elles, et sous la bâche en amiante, vous respirez les substances libérées par la fusion de l'électrode. Une seule fibre d'amiante et dans vingt ans vous êtes mort. »

Alberto Prunetti raconte l'histoire de son père, Renato, né en 1945 à Livourne. Soudeur dans les raffineries et les aciéries italiennes depuis l'âge de quatorze ans, Renato s'empoisonne lentement au travail : il respire de l'essence, le plomb lui entre dans les os, le titane lui bouche les pores de la peau, et finalement, une fibre d'amiante se glisse dans ses poumons. Il meurt à 59 ans, après plusieurs années passées à l'hôpital.

En contrepoint de ce récit tragique, l'auteur rapporte ses souvenirs d'enfance, entre parties de foot et bagarres, et décrit une époque, sa musique, ses dialectes, ses grands événements sportifs - dans cette Toscane ouvrière où les années 1970 furent une décennie de luttes sociales, avant que les restructurations des années 1980 n'y mettent bon ordre.

L'opposition entre le père, parfait représentant de l'idéologie stalinienne du travail, et le fils qui incarne très vite la figure du précaire, n'empêche pas que s'exprime le profond amour qui les lie, teinté d'agacement et d'amusement avant que la maladie ne s'installe. L'humour constant, la délicatesse des sentiments, l'érudition historique et technique se mêlent dans ce récit.

couverture

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/67674
Source : https://agone.org/memoiressociales/amianto/
Source : http://atheles.org/agone/agenda

Réagir

Informations complémentaires et commentaires ajoutés par les lecteurs du site

Réagir

Soyez le premier à réagir