thème : travail
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mercredi 13 février 2019 à 9h30

Débat avec Guillaume Davranche

le contexte social au tournant des 19e et 20e siècles

Dans le cadre des rencontres-débats de l'Institut CGT d'histoire sociale de la métallurgie, Guillaume Davranche interviendra sur le thème des contextes économique, social et syndical au tournant des XIXe et XXe siècles.

Salle Blumental, à côté du patio du bâtiment des Fédérations à Montreuil.

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/67323
Source : http://www.editionslibertalia.com/rendez-vous…


Trop jeunes pour mourir,

Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914)

Guillaume Davranche

Trop jeunes pour mourir. Ouvriers et révolutionnaires face à la guerre (1909-1914) raconte l'histoire de l'opposition ouvrière à la montée vers la guerre, et notamment celle de sa fraction antimilitariste et « antipatriote » la plus radicale, incarnée par la Fédération communiste anarchiste (FCA), qui menace ouvertement de « saboter la mobilisation ». Animée par de jeunes ouvriers révolutionnaires de la « génération de 1906 », cette organisation était jusqu'ici très mal connue, n'ayant fait l'objet d'aucune étude spécifique.

En suivant le fil rouge de la FCA, ce livre dévoile le contexte de l'avant-guerre, souvent éclipsé par le cataclysme de 1914, et explore le mouvement ouvrier d'alors : son organisation, ses passions, ses fractions, ses controverses, ses petites et ses grandes luttes.

Il fait le récit des grèves des PTT en 1909, du rail en 1910, du bâtiment en 1911, marquées par le sabotage des lignes de communication et par la « chasse au renard ». Il narre les grandes affaires : Ferrer, Aernoult-Rousset, Métivier, Bonnot. Il raconte l'enthousiasme de la FCA pour la Révolution mexicaine, six ans avant la Révolution russe. Il explique la force motrice qu'a représenté l'hebdomadaire La Guerre sociale, adoré puis renié par les révolutionnaires. Il aborde la résurgence de l'antisémitisme et de l'antimaçonnisme en 1911, et les affrontements du Quartier latin.

Le livre explore également une période négligée du syndicalisme révolutionnaire français, alors que l'âge « héroïque » de la CGT (1901-1908) est révolu et que, frappée par l'État, elle se déchire sur la stratégie à adopter. Il pointe la montée des femmes et de la « main d'œuvre étrangère » dans le débat syndical à cette époque. Enfin, dans un climat militariste et belliciste que l'on peine aujourd'hui à imaginer, il détaille la répression contre les syndicalistes et les anarchistes : le retour des « lois scélérates » de 1894, la menace du bagne militaire (« Biribi »), du Carnet B et du peloton d'exécution.

L'auteur

Guillaume Davranche (né en 1977) est journaliste et chercheur indépendant en histoire sociale. Il a codirigé le Dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone, dit le « Maitron des anarchistes ». Cette œuvre collective réalisée sous les auspices du CNRS et de l'université Paris-I a paru le 1er mai 2014 aux Éditions de l'Atelier.

Source : http://www.editionslibertalia.com/catalogue/c…

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