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lundi 28 janvier 2019 à 12h30

Procès de 7 militants pour barbouillage d'écrans publicitaires

appel

Procès des Déboulonneurs à 13h30 (se présenter une heure avant) cour d'appel de Paris (Pôle 4 chambre 10), 10 Boulevard du Palais, M° Cité.

Le 28 janvier 2019 aura lieu un nouveau procès du collectif des déboulonneurs. Ce procès fait suite à l'appel interjeté par les sept militants qui avaient été condamnés en première instance en novembre 2016 (voir Procès de 7 militants pour barbouillage d'écrans publicitaires - Procès de 7 déboulonneurs - Délibéré du procès du 11 Octobre 2016 - Jugement).

Pour rappel, Le Collectif des Déboulonneurs alerte des dangers du système publicitaire via des actions non-violentes de désobéissance civile. En effet, la publicité est nocive pour nos sociétés et l'environnement à plusieurs niveaux : santé publique (troubles du comportement alimentaire, addictions, surcharge cognitive, frustration et dépression), violences et comportements à risque (éloge de la vitesse automobile, violences faites aux femmes, consumérisme et surendettement), climat (dérèglement climatique, augmentation des phénomènes climatiques extrêmes), environnement (production déchets dangereux, épuisement et pollution de ressources), économie et justice sociale (augmentation des inégalités entre petits commerces et multinationales, etc.).

Le Collectif demande la liberté de non-réception de message et l'arrêt des effets nocifs de la publicité, ce qui nécessite une réduction de la taille des affiches à 50cmx70cm, une diminution du nombre de dispositifs publicitaires, et l'interdiction des écrans publicitaires animés dans les lieux publics.

Le Collectif agit dans l'espace public en recourant à la désobéissance civile et invoque l'état de nécessité : action non-violente, assumée et à visage découvert, réaction ultime et légitime au vu du danger immédiat.

Le 2 mai 2015, gare de Lyon à Paris, 7 militants ont été interpelés lors d'une action non-violente relative aux écrans animés publicitaires. 5 barbouilleurs avaient inscrits des messages sur des écrans publicitaires tels que : « agression visuelle », « la pub tue », « liberté de réception », « attention à la pub en descendant du train », « la pub pollue nos rêves ». un 6e militant disait les consignes de non-violence de l'action en cours, et le 7 militant posait des tracts d'information sur un écran pub. Plusieurs sympathisants étaient présents et des usagers ont exprimé leur soutien aux militants.

Lors du procès en 1er instance, les 7 militants ont été reconnus coupables :

  • 6 militants (les 5 barbouilleurs et 1 militant proposant des tracts) ont été déclarés coupables des deux infractions : "groupement en vue de préparer des dégradations de biens " et "dégradation de panneaux publicitaires" et condamnés à une amende de 200€ chacun ; le militant qui portait le mégaphone est déclaré coupable de la première infraction et condamné à 100€ d'amende ;
  • les 7 militants ont été condamnés à verser solidairement 1€ de dommages et intérêts à la SNCF et à payer chacun 200€ pour ses frais d'avocat .

Ce nouveau procès sera une opportunité pour défendre l'état de nécessité, montrer l'urgence de limiter la publicité, et demander la relaxe (obtenue le 25 mars 2013 lors d'un précédent procès).

Information Pratiques :

procès le lundi 28 janvier 2019 à 13h30 (se présenter une heure avant) cour d'appel de Paris (Pôle 4 chambre 10), 10 Boulevard du Palais, M° Cité

Avocate : Muriel Ruef

Nous avons besoin de votre soutien qui peut prendre la forme :

  • de votre présence au procès,
  • de lettres adressées par mél à deboulonneurs.paris[a]no-log.org
  • de dons pour les frais d'avocat et de procédure, que vous pouvez faire en suivant ce lien

(JPG)

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/66180
Source : http://www.deboulonneurs.org/article759.html

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