thème : sans-papiers
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samedi 8 décembre 2018 à 19h

Soirée festive & solidaire - 6 ans de lutte

Collectif Baras : le combat continue

Musique en live - desert blues et … alentours

Tiep, mafé (version vegan)

gingembre, bissap, bière, vin

Prix libre

6 ans de lutte et de solidarité, ça se fête !

En décembre 2012, nous nous sommes rencontré aux abords du foyer Bara (Montreuil). L'aventure qui nous avait poussé à quitter nos pays pour aider nos familles en travaillant à l'étranger, nous avait amené en France.

Mais voilà, nous nous retrouvions sans solutions d'hébergement et sans les bons papiers. Nous avons fait le choix de nous organiser et de lutter ensemble, en agissant, aussi, avec des voisin.e.s solidaires. Nous sommes environ 150 migrants originaires d'Afrique de l'Ouest, rassemblés dans le collectif Baras. Nous étions pour la plus part installés en Lybie depuis quelques années déjà quand la guerre de 2011 nous a forcés à partir. Aujourd'hui nous sommes en France pour vivre tranquillement et pour travailler.

La France est responsable de notre condition de sans-papiers ici, aussi bien que de la guerre et du pillage qui nous ont poussés à quitter la Lybie. Nous demandons sans cesse au préfet de nous régulariser au plus vite ! Mais les critères imposés par la loi sur la régularisation par le travail sont beaucoup trop restrictifs.

Actuellement, nous travaillons dans les secteurs du nettoyage, du bâtiment, du gardiennage, de la restauration... où nous sommes exploités, ainsi que tant d'autres, puisque nous ne disposons d'aucun statut. C'est pourquoi il faut obtenir la régularisation de tou. te.s les sans-papiers !

Le collectif Baras est aussi déterminé à obtenir un toit pour l'ensemble de ses membres. Pendant des années, toutes nos démarches et demandes d'hébergement auprès des pouvoirs publics (ministères, préfectures et les 9 maires d'Est-Ensemble) ont fait l'objet de refus.

Nous avons passé plusieurs mois à la rue entre 2012 et 2013, puis de nouveau en 2014, en 2017 et en 2018. Nous avons occupé des bâtiments vides à Montreuil, à Bagnolet et aux Lilas. Nous en avons été expulsés. Pendant 6 ans, le squat a été le seul moyen d'exercer notre droit à un toit. Le 20 août 2018, nous avons encore une fois été expulsés, par ordre de la préfecture, du 42 rue des Bruyères, aux Lilas. Cette expulsion est arrivée alors que nous attendions le rendu du procès le 13 septembre. Mais France Habitation, la société anonyme d'HLM propriétaire du bâtiment, en a décidé autrement et a sollicité l'intervention des forces de l'ordre.

Nous nous sommes encore une fois retrouvés à la rue. Nous avons, encore une fois, dormi sous le pont de l'échangeur de Bagnolet, pendant 6 semaines, dans des conditions très pénibles. La police nous a même empêché de monter des tentes pour nous protéger de la pluie. Le froid allait arriver...

L'ancienne agence de la sécu de Bagnolet, mise en 2015 en "période de transition", avait fermé. Elle aurait dû rouvrir le 7 septembre, puis le 14, puis "fermeture exceptionnelle" la semaine d'après ...

Nous avons trouvé refuge dans ces espaces qui avaient été délaissés. Le 5 novembre, alors que le Collectif était convoqué par le tribunal d'Instance de Pantin car la CPAM 93 demandait notre expulsion, le maire de Bagnolet a procédé à la réquisition du bâtiment. La Ville soutient, par cet arrêté, notre droit à un toit.

Mais le 27 novembre un référé suspension a été introduit contre l'arrêté de réquisition. Et les services du Préfet soutiennent la demande d'annulation de la réquisition aux côtés de la CPAM .

La lutte continue

Un toit et des papiers pour tou.te.s !
Stop aux expulsions !

Contacts : FB Collectif Baras / 0769954672 - 0698781039 / lesbarexas@squat.net

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/65999
Source : http://www.libertaires93.org/Baras-le-combat-…
Source : message reçu le 4 décembre 09h

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