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mardi 13 novembre 2018 à 10h

Manifestation

contre la visite en France du président djiboutien

Mardi 13 novembre à partir de 10h près de l'Ambassade de Djibouti

La diaspora Djiboutienne en France et en Belgique, soutenue par l'ensemble des forces de l'opposition djiboutienne, des associations de la société civile, ainsi que des associations françaises et africaines appelle à un rassemblement à proximité de l'Ambassade de Djibouti (métro Porte Dauphine)


Pour dénoncer les violations des droits humains en République de Djibouti, qui perdurent depuis 41 ans, le refus des verdicts des urnes (aux élections législatives de 2003 et 2013) et l'alternance pacifique,

Pour protester :

  • contre les massacres des civils à Arhiba, Djibouti, Yoboki, Barislé, Obock, Tadjourah, Buldhuqo
  • contre les arrestations arbitraires et les violences infligées, chaque jour aux habitants du Nord et du Sud-ouest du pays, accusés d'avoir des liens de parenté avec les membres du FRUD ;
  • Contre les exécutions extrajudiciaires qui se poursuivent : Ibrahim Bakaré près d'Obock, tué par l'armée le 24 septembre (son frère Abdoulkader, torturé et laissé pour mort), et Ali Dini, un père de famille, tué à Balho par les soldats, le 23 octobre accusés de sympathie à l'égard du FRUD.
  • Contre les tortures infligées aux personnes arrêtées par les gendarmes et les militaires,
  • contre les violences faites aux femmes et notamment des viols des femmes Afar et l'impunité dont bénéficient les soldats violeurs de l'AND
  • Contre la criminalisation des actions politiques, les harcèlements et les arrestations des militants politiques et syndicaux : arrestations de cinq dirigeants du MODEL le 18 octobre ; de l'activiste Rachid Djama le 20 octobre à Ali Sabieh, et d'Abdisalam Ismael, militant de RADDE le 21 octobre à Djibouti.

Pour exiger :

  • une enquête indépendante sur les assassinats politiques dans les prisons : Mahdi Ahmed Abdillahi en 2009, Mohamed Elmi Rayalé en Aout 2013, Houmad Ismaïl et Abdo Ahmed Momin le 14 février 2016, Mohamed Hamadou Molta en avril 2017 et Mohamed Ahmed Jabha en Août 2017-
  • le jugement des responsables des crimes de masse (Arhiba et Buldhuquo), des actes de torture, des viols des femmes Afar par l'armée et violations graves des droits de l'Homme.
  • La levée du blocus imposé aux habitants des régions du Nord et du Sud-Ouest depuis 41 ans,

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/65459
Source : http://www.afaspa.com/article.php3?id_article…

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