thème : économie
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jeudi 6 décembre 2018 à 20h30

2 parties : 1 2

Les communs,

une alternative à la propriété privée des moyens de production

de 20h30 à 22h30

Conférence-Débat avec Benoît Borrits, chercheur militant, animateur de l'Association Autogestion, ancien journaliste, auteur de "Au-delà de la propriété, pour une économie des communs" La Découverte 2018.

En partenariat avec les Amis du Monde Diplomatique

Contact : ulysseex95asso@gmailex.com / 06 78 43 00 69

Le 28 octobre, la société d'informatique américaine IBM a racheté la société Red Hat qui entre autres distribue le logiciel libre Linux.

Est-ce la confirmation que le règne de la propriété privée est bien solide ? Elle est en train de conquérir de nouveaux territoires, elle prend du terrain à l'Etat par les partenariats public-privé, par la privatisation d'entreprises nationales et la délégation des services publics. Et elle s'attaque à ce que les humains possèdent et gèrent parfois encore ensemble, la biodiversité, l'eau, le savoir ...

Une autre forme d'usage existe depuis longtemps et reprend des forces : les communs.
Est-ce seulement une utopie ? Où sont-ils ?
Tout ce qui est privé ou public, tout ce qui est matériel ou immatériel peut-il devenir un commun?
Quelles conditions qui font fleurir les communs ?
Comment envisager l'entreprise comme un commun ?
Comment se passe la cohabitation entre les différentes formes de propriété ?

Venez défricher les nouvelles voies que prend le partage, et les anciennes un peu oubliées …

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/65400
Source : message reçu le 8 novembre 22h


Les communs,

une alternative à la propriété privée des moyens de production

Le jeudi 6 décembre, à 20 h 30, à l'Orange bleue, 7, rue Jean Mermoz à Eaubonne : « Les communs, une alternative à la propriété privée des moyens de production ». Avec Benoît Borrits. En partenariat avec l'association Ulysse.

À partir d'une enquête sur le mouvement coopératif, les diverses approches de la propriété collective au XIXe siècle, l'étatisation soviétique, la socialisation espagnole de 1936 et la tentative de correction autogestionnaire des communistes yougoslaves, ce livre propose de penser un au-delà à la propriété productive, qu'elle soit privée/capitaliste ou collective. Il montre que, jusqu'ici, deux grandes formes de propriété collective ont été expérimentées : la coopérative et l'étatisation des moyens de production. Dans la première, le capital, même second, tend à reprendre le dessus en cas de succès de l'entreprise. Dans la seconde, elle induit une concentration du pouvoir excluant ceux au nom de qui elle a été réalisée. Ces échecs sont inhérents à la notion même de propriété : excluante et centralisatrice par nature. Même collective, une propriété reste un instrument d'oppression.
Le XXe siècle a été porteur d'innovations qui permettent d'envisager la disparition de la notion de propriété productive : les cotisations sociales, car elles contestent le régime de la propriété par l'imposition de règles de distribution des revenus, et le financement des actifs des entreprises par endettement, car il ouvre la voie à la disparition des fonds propres. Le prolongement de ces innovations permet de relativiser la notion même de propriété et d'envisager que travailleurs et usagers d'une unité de production puissent avoir sur elle un droit de codirection. L'unité productive devient ainsi un commun à côté d'autres communs assurant des tâches de financement des actifs, de mutualisation des investissements, de redistribution et de péréquation des revenus. C'est l'articulation de ces différents communs qui permet d'envisager la disparition totale de la propriété productive.

Benoît Borrits, chercheur militant et animateur de l'association Autogestion (www.autogestion.asso.fr), est l'auteur de Coopératives contre capitalisme (Syllepse, 2015) et de Travailler autrement : les coopératives (Éditions du Détour, 2017).

Source : http://www.amis.monde-diplomatique.fr/article…

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