thème : travail
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lundi 12 novembre 2018 à 19h

2 parties : 1 2

Assemblée générale des professionnel-le-s du spectacle

Le gouvernement impose une nouvelle négociation assurance chômage pour trouver 3.9 milliards € d'économies en trois ans sur le dos des chômeurs, en ciblant particulièrement les travailleurs précaires. Le Medef et l'ensemble du patronat ont annoncé vouloir appliquer ces économies et les répercuter sur le régime des artistes et des techniciens intermittents du spectacle.

Entre le 9 novembre et le 15 janvier, des « négociations » éclair vont avoir lieu. Une lettre de cadrage financier doit être rédigée par les négociateurs interpro à l'intention des négociateurs du spectacle...

Dans le même temps, le gouvernement continue de remettre en cause les droits sociaux et les services publics :

  • la retraite : un système à points serait très préjudiciable à nos professions, du fait du caractère discontinu des activités et des revenus par exemples des salariés intermittents du spectacle ou des auteurs. De même il serait profondément inégalitaire pour les femmes ayant eu des arrêts maternité ou parentaux. La réforme menace par ailleurs les régimes de l'Opéra National de Paris et de la Comédie Française ;
  • l'Afdas : la réforme de la formation continue a failli faire disparaître l'Afdas et avec lui tout ce qui a été inventé pour permettre l'accès de nos professions à des dispositifs non prévus pour elles au départ. La bataille continue dans la foulée de la pétition à succès « l'Afdas j'y tiens » ! ;
  • Celles et ceux qui bénéficient de l'accès à un comité d'entreprise ou prenant en charge les activités sociales, sportives, culturelles (comme le FNAS) connaissent l'importance de ces structures. Plutôt que de les étendre à tous, le gouvernement veut fiscaliser ces aides, au détriment des plus défavorisés !
  • la fusion des branches : derrière ce terme barbare, le gouvernement pousse à la fusion des conventions collectives, avec le risque de niveler par le bas tous les droits (minima salariaux, garanties collectives...)

Et pendant ce temps-là, le ministère de la Culture s'attaque à l'audiovisuel public, masque des baisses de budget dans tous les secteurs du ministère, y compris dans la création artistique ! L'emploi est menacé, et au-delà le sens de nos métiers.

Des conflits se développent dans nos établissements, signe de ces tensions, avec des responsabilités diverses :

  • au théâtre de la Commune d'Aubervilliers, avec une direction aux méthodes inacceptables
  • à Arcadi, par une décision de fermeture prise par le conseil régional IDF
  • et au Tarmac qui nous accueille, et risque la fermeture par décision du ministère !

Le fondement même des politiques publiques dans la Culture est en jeu, par exemple avec le Pass Culture, cadeau pour les banques et les gros opérateurs vendeurs de « produits culturels ».

La diversité, menacée par la concentration entre les mains de sociétés tentaculaires, doit être préservée dans le spectacle vivant, l'audiovisuel et le cinéma.

N'attendons pas le pire : mobilisons-nous et imposons au contraire nos revendications !

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/65187
Source : message reçu le 7 novembre 11h


Assurance chômage / intermittents du spectacle

Assurance chomage :le Medef veut sa revanche contre les artistes et les techniciens intermittents du spectacle !

ASSEMBLEE GENERALE LE LUNDI 12 NOVEMBRE A 19HCe mercredi 24 octobre, s'est tenue une réunion du « groupe paritaire politique », prélude à la négociation assurance chômage : les organisations syndicales et patronales négociant la convention d'assurance chômage ont fixé un calendrier. Huit réunions auront lieu entre le 9 novembre et le 15 janvier. Il s'agit d'une négociation imposée par le gouvernement, qui entend obtenir 3,9 milliards d'économies en trois ans sur le dos des privés d'emploi, comme le veut la lettre de cadrage.

La CGT s'oppose à ces baisses de droits. Le patronat (Medef, CPME et U2P) entend au contraire appliquer les économies aux seuls privés d'emploi, en refusant toute augmentation des cotisations patronales. Il a annoncé vouloir s'attaquer aux droits des travailleurs précaires ainsi qu'au régime spécifique des salariés intermittents du spectacle.

Sont ainsi dans le collimateur les personnes inscrites au chômage qui alternent des périodes de chômage indemnisées et des périodes de travail en CDD ou en CDI à temps partiel. Les chiffres du chômage montrent l'augmentation constante de cette précarité.

Depuis laloi Rebsamende 2015,toute négociationinterprofessionnelle surl'assurancechômage implique une négociation dans le champ du spectacle, cinéma et audiovisuel, sur la base d'une lettrede cadrage,imposée parles organisationsinterprofessionnelles. C'està traverscette lettre decadrageque lepatronat entendrépercuter deséconomies. Leniveau del'attaquepourrait être connu lors des réunions du 9 ou du 16novembre.

Rappelons que l'accord conclu le 28 avril 2016 a permis l'ouverture de droits à 5000 artistes et techniciens intermittents du spectacle en rétablissant pour toutes et tous le seuil à 507 heures sur 12 mois. Cet accord et sa transposition ne sont pas parfaits, mais une renégociation dans le cadre de nouvelles économies drastiques ne nous met pas en condition d'obtenir les améliorations que nous souhaitons, notamment sur les franchises ou les arrêts maladie.

L'Unédic s'apprête à sortir des chiffres contestables en prélude aux négociations, et démontrer que les économies sur les annexes 8 et 10 ne sont pas suffisantes. De même, l'Unédic a obtenu dans la convention 2017 la fin d'une disposition de 2016, le renouvellement automatique des droitspar PôleEmploi ;cetteautomaticité devaitintervenir àcompter du22 octobre2018. Ilfaut donc faire attention à répondre au courriel que vous recevrez à votre date anniversaire pour demander votre renouvellement. Tout est fait pour augmenter le non-recours au droit pour les artistes et les techniciens intermittents du spectacle comme pour tous les privésd'emploi.

La CGT en général et la CGT spectacle n'accepteront pas les baisses de droits et appellent l'ensemble des organisations syndicales à les refuser. La CGT propose de construire de nouveaux droits pour les jeunes, les seniors, l'égalité femmes/hommes, et parvenir à un revenu de remplacement pour toutes celles et tous ceux qui en sont privés.

Nous appellerons dès le début des négociations à des assemblées générales des professionnel.le.s de spectacle à Paris et en région. Les dates et lieux seront communiqués très prochainement.

En IDF : AG lundi 12 novembre à 19h au Tarmac (159 avenue Gambetta Paris 20).

Source : message reçu le 31 octobre 15h

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