thème : éducation
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jeudi 11 septembre 2008 (heure non définie)

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Éducation: Première journée d'action unitaire

La réunion des fédérations de l'éducation nationale qui s'est tenue le 26 août en fin d'après midi a rassemblé FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT, FERC-CGT, FO, SUD Education, FAEN ; étaient également présents des représentants de l'UNEF et de la Confédération Etudiante ; elle n'a pas donné lieu à un texte d'appel mais a abouti à de premières conclusions :
- les fédérations appellent à des mobilisations dès la rentrée et à une première journée d'action nationale le 11 septembre ; celle-ci prendra des formes diversifiées en fonction des situations locales
- elles ont convenu de travailler à la construction d'un mouvement unitaire pour la défense du service public d'éducation associant les parents et les jeunes
- elles rencontreront le 27 les organisations lycéennes et étudiantes, la FCPE, les mouvements pédagogiques et les associations complémentaires pour en débattre
- elles se reverront le 4 septembre pour discuter des suites

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/6291
Source : http://cgteduc93.free.fr/spip.php?article1687


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Journée nationale d'action dans l'éducation

Une large intersyndicale de l'Education réunie mardi soir a appelé à une "journée nationale d'action" le 11 septembre "sans appel national à la grève" mais avec "des possibilités de grèves locales" pour dénoncer les suppressions de postes, a-t-on appris auprès de plusieurs participants.

"Nous nous sommes mis d'accord sur une première journée d'action le 11 septembre, sous des formes diversifiées", a déclaré à l'AFP Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (première fédération de l'Education), à l'issue d'une réunion entre les fédérations de l'Education.

"Il n'y a pas d'appel à la grève au niveau national, mais il y pourra y avoir possibilités de grèves locales", a confirmé à l'AFP Patrick Gonthier, son homologue pour l'Unsa-Education.

L'objectif est de "dénoncer les conséquences des 11.200 suppressions de postes du budget 2008 et les 13.500 annoncées au budget 2009", a-t-il ajouté.

L'action pourra prendre la forme de "rassemblements en milieu ou fin de journée devant les rectorats, devant les préfectures, de distribution de tracts" ou de "grèves au niveau de certains établissements, voire au niveau départemental", selon les syndicats.

"Il s'agit de fédérer les initiatives locales", a déclaré Thierry Cadart, au Sgen-CFDT.

L'intersyndicale rassemblait la FSU, l'Unsa-Education, le Sgen-CFDT, la FAEN, la CGT, FO, et Solidaires.

Source : liste réseau des bahuts, reçu le 26 aoû 21:02


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Journée nationale d'action le 11 septembre

Les postes supprimés agitent la rentrée scolaire

Réunis mardi soir en interfédérale, les syndicats d'enseignants ont décidé de mener une journée nationale d'action le 11 septembre, une semaine après la rentrée des classes, pour dénoncer les conséquences des suppressions de poste. Pas d'appel à la grève nationale à ce stade, mais des rassemblements devant les rectorats et les préfectures.

La rentrée dans les lycées et collèges français le 2 septembre, se fera en effet avec 10.333 enseignants et 1.000 personnels administratifs en moins. Pour la rentrée 2009, Xavier Darcos, ministre de l'éducation a d'ors et déjà annoncé 13.500 suppressions de postes ou plus exactement «le non-renouvellement de 13.500 départs à la retraite».

Une formulation un peu bizarre car si on regarde le détail des 10.333 postes d'enseignants supprimés cette année, seuls 2.293 correspondent à des départs à la retraite non-remplacés. Les autres sont des suppressions pures et simples (1.790 postes), une diminution du nombre de professeurs affectés au remplacement (2.050), des postes supprimés et transformés en heures supplémentaires (4.200). Comment, en 2009, le non-remplacement des départs à la retraite suffirait à assurer à lui seul des suppressions de postes encore plus élevées ?

Dans le discours du ministre de l'éducation, bien rôdé par les mobilisations du printemps, argument démographique (les effectifs du second degré ont baissé de 145.000 élèves en trois ans, et devraient «encore reculer de 40.000» à la rentrée 2008) et argument budgétaire (non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux) se renvoient joyeusement la balle. Mais pour les syndicats, cette logique comptable, implacable sur le papier, «n'aura pas les mêmes effets selon les établissements», prévient Frédérique Rolet, secrétaire générale du Syndicat national des enseignants du second degré (Snes). «Certains ne seront pas trop pénalisés, mais des effets de seuil vont jouer dans les petits établissements.»

Pénurie de remplaçants

Patrick Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-éducation, confirme: «La plupart du temps, ça va se traduire par des suppressions d'options et des classes plus chargées. Ce sont les petites structures qui vont le plus souffrir là où le choix d'options déjà réduit va encore diminuer.»

Contrairement aux promesses, des établissements difficiles de l'académie de Créteil et Versaille ont également été touchés, selon Frédérique Rolet du Snes. Et là ce sont des «projets de soutien pour les élèves les plus en difficultés qui disparaissent».

Certaines mauvaises «surprises» risquent, elles, de se révéler au cours de l'année scolaire. Parmi les postes supprimés, 1.700 concernent des remplaçants «parce que ça se voit moins à la rentrée», précise Patrick Gonthier. «Dans l'académie de Lille par exemple, on va avoir des difficultés de remplacement dès la fin du premier trimestre», prédit Marc Boulogne, du Snep. De toute façons, explique Frédérique Rolet qui pense qu'on est arrivé au bout du système de rationalisation des remplacements, «en dessous de trois semaines d'absence, on ne remplace plus». En février 2008, déjà, en panne de professeurs remplaçants, l'académie de Créteil avait fait appel à des enseignants retraités pour assurer des cours au collège et au lycée (lire ici l'article de Mediapart).

La réforme table également sur des heures supplémentaires, qui ne provoquent pas forcément l'enthousiasme chez les professeurs. «Dans les petites structures, jongler avec les heures supplémentaires va être plus dur, parce qu'il y a moins de professeurs suceptibles de les assurer», craint Patrick Gonthier.

Mais la plus grosse inquiétude concerne l'arrivée dans le secondaire des enfants du mini baby boom de l'an 2000. «La vague va commencer à entrer au collège et sera au lycée en 2015-2016, remarque le proviseur d'un lycée qui perd deux enseignants. Or rien ne se met en place pour former les professeurs dont nous aurons besoin.»

Alors que s'ouvre le 27 août, une consultation sur la réforme du lycée voulue par Xavier Darcos, ministre de l'éducation, les syndicats d'enseignants s'interrogent sur la compatibilité de cette réforme «très ambitieuse» avec la réduction des moyens affichée lors de la rentrée.

publié le 27 aoû 2008 Par Louise Fessard sur http://www.mediapart.fr/journal/france/270808/les-postes-supprimes-agitent-la-rentree-scolaire

Source : liste réseau des bahuts, reçu le 27 aoû 14:33

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