thème : sexisme
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jeudi 1er février 2018 à 18h

Séminaire « Critiques queers / féministes de l'Etat »

de début février à début mai, Cornelia Möser (CNRS / CRESPPA) et Marion Tillous (UP8/LEGS) organisent un cycle de conférences / lectures / débats autour des critiques queers/féministes portées à l'Etat.

Les séances auront lieu le jeudi soir, à l'Université Paris 8 (2, rue de la liberté à Saint-Denis - M° Saint-Denis Université), de 18h à 21h, en salle J003.

Programme

  • 01/02/2018 : Introduction
  • 08/02/2018 : Comment l'État-nation patriarcal et colonialiste est-il apparu?
    Invitée: Eleni Varikas, de l'Université Paris 8/CRESSPA.
  • 15/02/2018 : La famille, l'État et la propriété privée.
  • 22/02/2018 : "On ne peut pas ne pas vouloir de droits?" Les limites et l'importance du légalisme.
    Invité.e.s : Collectif de traduction de l'ouvrage "Ne crois pas avoir de droits".
  • 01/03/2018 : L'Etat comme champ de bataille.
    Quelles stratégies de lutte ? Invité : Sam Seydieh
  • 08/03/2018 : S'intégrer pour transformer?
    L'institutionnalisation des luttes féministes.
  • 15/03/2018 : L'Etat comme bande de mecs. Sur l'hétéronormativité.
    Invitée : Gundula Ludwig
  • 22/03/2018 : Violences d'Etat, violences de genre.
    Invitée: Perrine Lachenal
  • 05/04/2018 : Utopies, alternatives et s'organiser sans/dans l'État. Perspectives anarchaféministes 1:
    Le Chiapas. Invitée : Jules Falquet
  • 12/04/2018 : Utopies, alternatives et s'organiser sans/dans l'État. Perspectives anarchaféministes 2.
    Invitées : Collectif solidarité femmes Kobanê
  • 03/05/2018 : Les Etats entre eux avec et contre les luttes féministes.
    Invitée : Agnès Chetaille (à confirmer)
  • 17/05/2018 : Discussion de clôture

À propos

Les critiques queer/féministes de l'Etat ont, dans un dialogue constant avec les luttes et les théories marxistes et anarchistes, porté sur lui un regard multiple : tantôt patriarcal et définitivement mâle (MacKinnon), tantôt - tenant compte en cela du rapport complexe des luttes féministes et queer aux différentes sphères de l'Etat - champ de bataille sur lequel des victoires sont possibles (Alvarez, MacDowell Santos), les analyses et stratégies diffèrent à son égard selon qu'il apparaît comme une structure de pouvoir (Ludwig, Spade) ou comme un cadre qui peut accueillir le pire - un gouvernement néolibéral - comme le meilleur - un gouvernement socialiste ? -.

Ces approches sont traversées par des questions et des dilemmes convergents : quel rôle joue le genre dans la construction de l'Etat moderne ? Quelles sont les responsabilités de l'Etat dans la distinction des sphères publiques et privées ? Comment penser l'unicité d'un organe qui assure à la fois des tâches sécuritaires et sollicitaires (à quoi ressemble le corps dont on perçoit les mains droite et gauche) ? que faire de la tension constante entre l'analyse de l'histoire colonialiste et patriarcale de cette institution et les différentes tentatives de la transformer en institutionnalisant des luttes ?

Ce séminaire propose d'approcher ces questions vastes et compliquées en se concentrant sur trois perspectives : nous souhaitons discuter des perspectives historiques qui s'intéressent à l'établissement de l'Etat moderne et du rôle que le genre et la sexualité ont pu jouer dans ce processus. Deuxièmement nous souhaitons comprendre sur un plan analytique comment s'articulent le genre et l'Etat dans une perspective intersectionnelle essayant de comprendre son actualisation dans différents contextes. La troisième perspective s'intéresse aux alternatives, aux utopies et aux contre-exemples, c'est-à-dire aux structures anti-institutionnelles, aux pratiques politiques collectives en dehors de l'Etat.

Nous avons remarqué une curieuse faiblesse de cette question dans la recherche féministe francophone à laquelle nous souhaitons répondre en proposant ce séminaire. Il croisera des perspectives géographiques (sur l'organisation des espaces politiques et sur la distinction entre espaces publics / privés), philosophiques (sur le lien entre devenir sujet et constitution de l'Etat), les sciences politiques (sur l'organisation institutionnelles de la politique) et les études de genre (en ce qui concerne la nature genrée de l'Etat et l'hétéronormativité de ses institutions).

Pour plus d'informations : http://cqfde.hypotheses.org/

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/59631
Source : http://cqfde.hypotheses.org/
Source : message reçu le 23 janvier 08h