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vendredi 11 décembre 2015 à 19h30

Projection-débat « Les Petits héros du ghetto de Varsovie »

Où en est l'antisémitisme aujourd'hui ?

organisée par le MRAP 5e/13e

En présence

  • de la réalisatrice Chochana Boukhobza et
  • de Pierre Stambul de l'UJFP

Entrée libre mais une participation aux frais sera la bienvenue

Les petits héros du ghetto de Varsovie

un film de Chochana Boukhobza

De 1942 à 1945, des enfants orphelins fuient le ghetto de Varsovie et se cachent dans le quartier allemand de la ville occupée. Pour survivre, ils chantent, vendent des cigarettes et des journaux aux Allemands. Ils dorment dans les ruines, les cimetières, les cages d'escalier.

Chochana Boukhobza traite avec sensibilité du thème encore peu abordé des enfants du ghetto dans la Varsovie occupée. Elle décrit, au travers de témoignages et d'images d'archives, le quotidien de ces enfants âgés de 6 à 15 ans, constitués en petites bandes de vendeurs de cigarettes.

Cinq d'entre eux, aujourd'hui citoyens israéliens ou canadiens, racontent comment, arrachés aux temps heureux de l'enfance, ils ont vécu l'enfermement, la perte de leur famille, la violence, et décrivent les combines imaginées pour survivre. En avril 1944, certains d'entre eux participeront au soulèvement du ghetto. Aujourd'hui, ils sont considérés comme des héros polonais.

Chochana Boukhobza est écrivain, elle a également co-réalisé en 2005 le documentaire Un billet aller-retour (Paris-Barcelone Films).

Il n'y a aucune mesure entre ce que montre le film de Chochana Boukhobza, une des mille mises en pratique de l'extermination des Juifs d'Europe par le régime nazi et les manifestations d'antisémitisme telles qu'elles existent aujourd'hui en France et en Europe.

La connaissance du passé suffit-elle à nous prémunir des erreurs qui ont conduit à cela ?

A l'heure où l'on va rééditer Mein Kampf, à l'heure où nombreux sont ceux qui réclament l'abrogation de la loi Gayssot, les discours et les manifestations de haine raciste n'ont pas disparu : depuis les inscriptions antisémites, dégradations de tombes, cris de haine, listes de Juifs dans la politique ou le cinéma, discours ambigus ; jusqu'à la torture à mort d'Ilan Halimi ; l'assassinat d'écoliers et de clients d'un super marché, la liste est longue, très longue…

Admettre la moindre parole raciste, qu'elle s'en prenne aux Juifs, aux Tsiganes, aux Arabes, aux Noirs, aux musulmans, c'est ouvrir le chemin qui a mené à l'extermination.

C'est pour nous interroger afin d'y voir plus clair que nous vous invitons à dialoguer avec Chochana Boukhobza et Pierre Stambul, deux points de vue différents et peut-être complémentaires.

MRAP

Né dans la clandestinité et la résistance au nazisme et au fascisme, le MRAP a été créé en 1949, à l'initiative d'anciens résistants et déportés. Il n'a cessé de combattre toutes les formes de racisme, d'agir pour l'amitié entre les peuples et pour l'égalité des droits entre tous les êtres humains. Les luttes historiques du MRAP : contre l'antisémitisme, contre l'apartheid en Afrique du Sud, contre la ségrégation et pour le droit des minorités aux États-Unis, contre le colonialisme et ses implications racistes, pour les droits du peuple palestinien, contre le racisme à l'égard des Tsiganes et des immigrés, pour la régularisation de tous les sans- papiers et fermeture des centres de rétention. Le MRAP est à l'origine de la loi du 1er juillet 1972 qui fait du racisme non pas une opinion mais un délit.

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/43074
Source : message reçu le 9 novembre 11h

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