vendredi 18 septembre 2015 à 18h
Rassemblement de solidarité envers le peuple burkinabè
« Non au coup d'État militaire ! »
https://paris.demosphere.net/rv/41759
Le Collectif Contre la Confiscation de la Démocratie au Burkina Faso condamne avec la dernière énergie le coup d'État militaire perpétré par le Régiment de Sécurité Présidentielle, faisant basculer le peuple burkinabè dans une période des plus sombres de son histoire.
Dans notre déclaration du 23 mars 2015 exigeant la dissolution du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP), nous disions ceci : « l'immixtion dans la gestion des affaire de l'État, les tentatives de caporalisation du pouvoir transitoire en disent long sur les velléités du RSP, non seulement de contrôler le déroulement de la transition mais de se maintenir dans l'arène politique au-delà de la transition. De tels comportements démontrent que la garde de l'ère Compaoré rêve toujours du rétablissement d'un modèle de gouvernement qui n'est rien d'autre qu'une dictature militaire constitutionnelle »
La prise en otage du président du Faso, chef de l'État, du premier ministre et des ministres, suivi du coup d'Etat constituent en effet un acte criminel qui sonne comme une vengeance du Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP) et de son bras séculier, le RSP, contre le mouvement insurrectionnel des 30 et 31 octobre derniers. La nouvelle junte prône au-delà des mots un retour à la dictature constitutionnelle, à la braderie des libertés individuelles et collectives, le retour de l'Etat d'exception.
A l'instar des organisations politiques, syndicales et de la société civile qui appellent à la résistance, notre devoir, en tant que patriotes, démocrates, est de nous dresser en solidarité avec le peuple burkinabè pour faire échec à ce putsch militaire.
Face à la gravité de la situation,
Le collectif Contre la Confiscation de la Démocratie au Burkina Faso
- exige la libération immédiate et sans condition du Chef de l'État, du Premier ministre et des ministres arrêtés
- l'arrêt des tirs d'armes à feu dans les quartiers de Ouagadougou et le retour des militaires à la caserne
- appelle tous les démocrates en France et en Europe à la solidarité avec le peuple burkinabè en lutte contre la junte militaire et pour la démocratie au Burkina Faso
Tous au rassemblement
Le vendredi 18 septembre 2015 a 18h00
Devant l'ambassade du Burkina Faso à Paris
159 bd. haussmann, 75008 Paris
Métro St Philippe du Roule
Non au coup d'État militaire !
Oui à la démocratie véritable !
Contacts (06 63 97 46 90 ; 06 10 49 22 65 ; 06 80 98 29 86)
Ont signé :
- UNIR PS-France (Union pour la Renaissance - Parti Sankariste)
- UPC France (Union pour la Progrès et le Changement - Section de France)
- MPP France (Mouvement du Peuple pour le Progrès)
- PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)
- AEBF (Association des Étudiants Burkinabè en France)
- AEBG (Association des Étudiants Burkinabè de Grenoble
- Balai Citoyen Paris
- CCDB (Comité Culturel pour la Démocratie au Benin)
- CIJKAD (Comité International Joseph Ki-Zerbo pour l'Afrique et la Diaspora)
- Comores Mouvement Socialiste
- Organisation Femmes-Égalité
- LPP (La Plateforme Panafricaine)
- La Ligue Panafricaine UMOJA
- MBDHP-SF (Mouvement Burkinabè des Droits de l'Homme et des Peuples -Section de France)
- Pour L'Émergence Africaine, Mouvement pour la Réflexion, la Démocratie et le Développement Durable en Afrique
- UGBOF (Union des Burkinabè du Grand Ouest de la France)
Lien : https://paris.demosphere.net/rv/41759
Source : message reçu sur sortir du colonialisme le 18 septembre 11h
Source : message reçu sur sortir du colonialisme le 18 septembre 08h
Source : message reçu le 18 septembre 08h
Coup d'Etat au Burkina :
la France doit poser des actes concrets contre les putschistes
L'Association Survie, qui a dénoncé pendant plus de 20 ans la dictature de Blaise Compaoré et le soutien multiforme dont il a bénéficié de la part de la France, s'alarme du retour au pouvoir par la force de ses plus proches collaborateurs, moins d'un an après la révolte populaire qui les avait éloignés du pouvoir. Les autorités françaises, au-delà des déclarations de condamnation, doivent tirer les conséquences de leur dipomatie de complaisance à l'égard des dictateurs et prendre des mesures concrètes.
Solidaires du peuple burkinabè et des mouvements de la société civile qui se mobilisent en ce moment pour faire échec au coup d'État, nous nous inquiétons de la répression sanglante qui s'abat déjà sur la société civile et cible particulièrement les membres du Balai Citoyen : leur porte-parole Sams'k le Jah, un compagnon de route de Survie, a été arrêté ; le studio de Smockey, rappeur et figure du mouvement, a été attaqué par le RSP et plusieurs de ses membres ont été gravement blessés. Au moins 10 personnes auraient été tuées à Ouagadougou.
Nous nous interrogeons sur les conditions qui ont permis aux militaires restés proches de Compaoré de renverser la transition. Ce renversement intervient après l'invalidation par le Conseil constitutionnel des candidatures aux prochaines élections du 11 octobre de ceux qui avaient soutenu le projet de tripatouillage de la Constitution par lequel Compaoré comptait rester au pouvoir. La principale mesure annoncée par les putschistes depuis leur prise de pouvoir, la tenue "d'élections inclusives" et permettant donc aux soutiens de l'ancien régime de se présenter, rejoint la position exprimée il y a quelques mois par des représentants français, refusant ainsi implicitement la légitimité des instances de transition.
L'instabilité politique et militaire que connaît le Burkina Faso résulte de l'impunité dont bénéficient le dictateur déchu et sa garde rapprochée, le Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Exfiltré par l'armée française puis accueilli à bras ouverts par le président ivoirien Alassane Ouattara, échappant à toute justice nationale et internationale, Blaise Compaoré conserve une capacité de nuisance qui continue de déstabiliser le pays. D'autant plus que l'ex-rébellion ivoirienne favorable à Ouattara est née dans les beaux quartiers de Ouagadougou et qu'elle reste redevable au dictateur déchu.
Celui qui a été nommé "président" par les putschistes du RSP n'est autre que Gilbert Diendéré, ancien chef d'Etat major particulier de Compaoré et complice de la plupart des crimes commis par le régime depuis son accession au pouvoir par la force en 1987 [1]. Pour rappel, Gilbert Diendéré est un proche de plusieurs diplomates et militaires français. Il a même été décoré de la Légion d'honneur française [2], comme continuent de l'être des tortionnaires de dictatures françafricaines [3]. En mai 2012, la presse burkinabè racontait les sauts en parachute du général Emmanuel Beth, alors ambassadeur de France à Ouagadougou, avec son collègue Diendéré. Interrogé il y a un an, le général Beth, comme d'autres officiels français, continuait de défendre le régime déchu et son président Compaoré.
Aujourd'hui, la condamnation de ce putsch est unanime, y compris de la part de la France. Mais au-delà de ces déclarations, qui ne masquent pas le soutien historique apporté au clan Compaoré, un certain nombre de mesures concrètes doivent être prises : arrêt immédiat de toute coopération militaire et sécuritaire avec le régime, gel des avoirs financiers des putschistes, reconnaissance réaffirmée du président Michel Kafando, du gouvernement et du Conseil national de la transition.
L'association Survie s'associe aux appels à rassemblement qui sont organisés en solidarité avec le peuple du Burkina Faso.
[1] Lire Burkina Faso : la transition entre arrogance du régiment de sécurité présidentielle et volonté de réforme
[2] Pour Washington et Paris, le Burkina est une caserne, Billets d'Afrique décembre 2014 et Le général Diendéré à la manœuvre, Billets d'Afrique mars 2015
[3] A l'instar de l'Amiral congolais Jean-Dominique Okemba (en février 2011) ou du général de division Guy Blanchard Okoï (novembre 2014), deux piliers du régime de Sassou Nguesso au Congo-Brazzaville, ou comme il en est question pour le chef du contre-espionnage marocain https://www.acatfrance.fr/communiqu...
Source : message reçu sur sortir du colonialisme le 17 septembre 15h

