thème : international
Réagir (0)EnvoyeriCalPartager

samedi 11 janvier 2014 à 15h

2 parties : 1 2

Fêtons Yennayer 2964

et le 20e anniversaire du soulèvement zapatiste du Chiapas, Mexique

C'est sous le signe de la solidarité internationale entre peuples en lutte que Tamazgha vous propose de célébrer Yennayer 2964.Tout en marquant le nouvel an amazigh, Tamazgha célèbre avec les peuples Chiapas en lutte et et leurs amis le vingtième anniversaire du soulèvement des communautés Chiapas contre l'injustice et l'humiliation que l'Etat du Mexique leur faisait subir.

Projections vidéo et musique seront au rendez-vous une journée durant où les participants pourront partager un repas et des moments d'échanges et de convivialité (voir programme ci-dessous). Le rendz-vous est fixé au samedi 11 janvier 2014 à partir de 15h.

http://tamazgha.fr/Yennayer-avec-Ta...

Fêtons Yennayer 2964 et le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste du Chiapas (Mexique)... ... avec Tamazgha le samedi 11 janvier 2014... au CICP (21 ter, rue Voltaire - 75011 Paris). Le 1er janvier 1994, les communautés zapatistes ont pris par surprise l'armée et la police mexicaines suite à un soulèvement armé mené par l'EZLN (Armée zapatiste de libération nationale - en espagnol : "Ejército Zapatista de Liberación Nacional") et sept villes du Chiapas sont tombées sous leur contrôle. Le "¡Ya basta !" ("Ça suffit !") zapatiste a ainsi ébranlé le Mexique et le monde entier. Les affrontements qui ont duré douze jours ont fait plusieurs morts et ont contraint plusieurs Indiens à l'exode. Un cessez-le-feu est décrété le 12 janvier 1994 (jour de Yennayer), suite à la mobilisation de la société civile mexicaine et internationale. Le mouvement zapatiste s'est transformé en un mouvement pacifique ; aucune balle n'a été tirée par l'EZLN depuis ce cessez-le-feu malgré la guerre de basse intensité que poursuit le gouvernement du Mexique. Depuis le soulèvement de 1994, le mouvement zapatiste n'a pas cessé de gagner du terrain, de la sympathie et la solidarité de la communauté nationale et internationale. C'est notamment grâce à ses actions sans violence et ses offensives pacifiques comme la déclaration des 38 communes autonomes, la création des Aguascalientes (lieux de rencontres), la rencontre "intergalactique " pour l'humanité et contre le néolibéralisme de 1996, le voyage à travers tout le pays de 1111 zapatistes en 1998, puis de 5000 en 1999, ou encore la Marche de la dignité indigène en 2001.

Depuis 2003 les Indiens rebelles zapatistes du Chiapas refusent de continuer à pratiquer clandestinement leur autonomie et d'attendre une autorisation ou une loi constitutionnelle qui ne viennent pas puisque le gouvernement refuse d'appliquer les accords qu'il a pourtant signés en 1996. Les Indiens ont décidé de les mettre en pratique et d'agir ouvertement sur la place publique et au grand jour. En effet, l'autonomie existe depuis toujours chez les Indiens, il ne s'agit pas d'une idée mais d'une pratique. Aussi, en août 2003 les Zapatistes déclarent la naissance des Caracoles (escargots), sorte de lieux de coordination régionale et autonome, et la création de cinq Juntas de buen gobierno (conseils de bonne gouvernance) chargés de la santé, de l'éducation (une école bilingue : espagnol et langues indiennes), de la justice et de la résolution de toute sorte de problèmes dans le territoire autonome zapatiste.

A partir de 1994, les communautés zapatistes construisent leur autonomie en s'organisant elles-mêmes, en répondant aux besoins des peuples indiens en matière de santé, d'éducation, d'agriculture, de culture..., en créant des structures démocratiques incluant tous les habitants et en se dotant des moyens nécessaires à leur défense. Le 21 décembre 2012, 40 000 Zapatistes ont créé la surprise en occupant les villes du Chiapas dans l'indifférence totale des médias français. En 2013, ils ont invité des milliers de personnes du monde entier à connaître de plus près leur expérience en partageant la vie des villages rebelles, à l'occasion de "l'Escuelita zapatista". Vingt ans sont passés et les Zapatistes sont toujours là ! Leur combat aussi ! Plusieurs organisations, autour du Comité de solidarité avec les peuples Chiapas en lutte (CSPCL), ont décidé de fêter en janvier 2014 le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste ; c'est une façon de briser le mur du silence des médias et informer largement sur cette expérience de résistance au capitalisme. Tamazgha en fait partie.

Si l'exemple zapatiste n'est pas forcément un modèle à reproduire tel quel, il est en revanche un exemple qui peut encourager à trouver les voies propres à l'aboutissement de nos luttes respectives pour la libération de nos territoires et nos pays.

Autonomie ; défense de la culture, défense de la langue ; liberté, justice et démocratie… Voilà ce qui est soulevé par les rebelles du Chiapas et à quoi sont aussi confrontés Imazighen, mais encore d'autres questions comme l'indépendance, la libération du joug arabo-islamiste, etc.

Tamazgha fera donc du 11 janvier 2014 une double célébration : celle du nouvel an amazigh (Yennayer) et le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste. Et c'est naturellement que Tamazgha marque cette date et exprime par la même sa solidarité avec les peuples Chiapas en lutte. Elle propose une journée d'activités à Paris qui sera un moment d'échanges sur les luttes des Imazighen et des Indiens du Chiapas dans une ambiance conviviale et festive.

Programme de la journée du 11 janvier 2014

  • 15h00 : Ouverture des portes au public. Des stands d'information d'associations et collectifs qui participent à la quinzaine zapatiste à Paris.
  • 16h00 : Présentation de la journée par Tamazgha.
  • 16h45 : Projection du film "Teshumara, les guitares de la rébellion touarègue" Un film de Jérémie Reichenbach (2005). La projection sera suivie par une discussion.
  • 18h00 : Projection d'un documentaire réalisé par les Zapatistes. La projection sera suive par une discussion animée par le CSPCL (Comité de solidarité avec les peuples Chiapas en lutte).
  • 19h30 : Repas (Askaf, soupe traditionnelle des montagnes de Kabylie avec des légumes et de la viande). Participation au repas : 5 euros

La cafétéria sera ouverte toute la journée (de 15h00 à 23h30) : Bar et petite restauration.

20h30 à 23h45 : Soirée musicale avec :

  • Le groupe kabyle AFALU,
  • Los Traidores, son jarocho groupe mexicain,
  • Micipsa Touahri, chansons modernes de Kabylie,
  • La Rabia, chant de lutte, rock de classe. Groupe français.

Entrée : Participation libre. Les bénéfices seront versés communautés Chiapas.

L'ensemble des activités auront lieu à : CICP (Centre international des cultures populaires) 21 ter, rue Voltaire - 75011 Paris Métro : Rue des Boulets (ligne 9).

Télécharger le dépliant du programme de la semaine zapatiste à Paris

  • Pour plus informations sur la lutte zapatiste, cliquer ici
  • Voir également le site du CISIA-Nitassinan (Comité de solidarité avec les Indiens d'Amérique)

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/30202
Source : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article13899...


Semaine zapatiste

en solidarité avec les communautés rebelles du Chiapas

Du 11 au 19 janvier 2014 à Paris

Le 1er janvier 1994, les communautés zapatistes créent la surprise avec un soulève- ment armé et l'occupation de sept villes du Chiapas.

Le « Ya Basta ! » zapatiste a ébranlé le Mexique et le monde entier. Depuis 1994, les communautés zapatistes construisent leur autonomie en s'organisant elles-mêmes, en répondant aux besoins des peuples indiens en matière de santé, d'éducation, d'agriculture, de culture, en créant des structures démocratiques incluant tous les habitants et en se dotant des moyens nécessaires à leur défense. Le 21 décembre 2012, 40 000 zapatistes ont créé la surprise en occupant cinq des principales villes du Chiapas… dans l'indifférence totale des médias français.

Cette année, ils ont invité des milliers de personnes du monde entier à connaître de plus près leur expérience en partageant la vie des villages rebelles, à l'occasion de la Petite École zapatiste.

Vingt ans ont passé et les zapatistes sont toujours là !

Nous avons décidé de fêter, en janvier 2014, le vingtième anniversaire du soulèvement zapatiste pour briser le mur du silence des médias et informer largement sur cette expérience de résistance au capitalisme.

Pour nous, ce n'est pas un modèle à reproduire tel quel, mais un encouragement à trouver les chemins propres à nos territoires, à nos cultures.

Programme

★ Samedi 11 janvier 2014

14 heures - Balade carnavalesque : les zapatistes sont toujours là !

Tout en racontant le cheminement zapatiste par la lecture d'extraits de leurs déclarations, une balade artistique, festive et collective arpentera les rues de Paris. Tout au long du trajet de la musique avec une batucata, de la guitare, du saxo, de la trompette, et aussi du cirque, de la danse, un peu de théâtre, des marionnettes, à mi-parcours pour se réchauffer une pause café avec contes zapatistes à la Petite Rockette-Ressourcerie, et enfin une performance collective El Caracol.

Départ de la balade carnavalesque : à l'angle de la rue du Faubourg-du-Temple et du boulevard Jules-Ferry. Métro : République ou Goncourt. À 14 heures.

Balade organisée par les Trois Passants (Libérons-les !) et l'association Terre et Liberté pour Arauco.

15 heures - Le même jour. De 15 heures à 23h30. Au CICP

Tamazgha leur dédie yennayer* 2964 en organisant une journée d'activités et de solidarité.

Projection du film Teshumara, les guitares de la rébellion touarègue, de Jérémie Reichenbach (2005) et d'un documentaire réalisé par les zapatistes, suivi de débat.

Repas du soir : Askaf, 5€ (soupe traditionnelle des montagnes de la Kabylie avec des légumes et de la viande).

Caféteria ouverte toute la journée. Petite restauration. Les bénéfices seront versés aux communautés du Chiapas via le CSPCL (Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte).

* Nouvel An berbère, qui est le 12 janvier.

★ Dimanche 12 janvier

A La Belles Étoile - La Plaine St Denis

À partir de 17h30. Projection de témoignages des bases d'appui zapatistes à propos des travaux collectifs dans leurs communautés (quinze minutes) suivi d'un débat avec des participant(e)s à la dernière Petite École zapatiste, de retour du Chiapas. Présentation du livre Contes rebelles : récits du sous-commandant Marcos, réalisé par le collectif Grains de sable, avec lecture de contes par Claudine Baschet, Aline Pailler…

À partir de 19 heures.

Bal populaire zapatiste avec le Bringuebal.

À 16 heures, il est possible d'assister à la représentation de la pièce de la compagnie Jolie Môme Des patates et des roses pour enfants rebelles. (Réservation conseillée au 01 49 39 20.)

★ Lundi 13 janvier

À partir de 19h30 à Publico.Conférence-débat : histoire des luttes anti-autoritaires au Mexique, des anarchistes du PLM a l'EZLN ». Animée par David Doillon et Guillaume Goutte autour de deux livres : Eux et Nous (Éditions de l'Escargot) et Viva la Social : anarchistes et anarcho-syndicalistes en Amérique latine (Éditions Nada).

★ Mardi 14 janvier

20 heures. Vernissage de l'exposition photos 1994 - 2014, vingt ans après… il était une fois une petite école pas comme les autres, du 3 au 20 janvier au bar Le Saint-Sauveur. Tous les jours de 19 heures à 2 heures.

Le jour du vernissage, soirée avec Bboykonsian soundsystem.

★ Mercredi 15 janvier

19h30. Au CICP. Zapatistes et libertaires au Mexique, actualité et histoire. Présentation-débat autour de Éthique et politique (Éditions de l'Escargot) et Viva la social : anarchistes et anarcho-syndicalistes en Amérique latine (Éditions Nada) en présence, respectivement, de l'éditeur Guillaume Goutte et de l'auteur-éditeur David Doillon.

Organisé par la librairie Quilombo.

★ Jeudi 16 janvier

À partir de 19h30 à La Maison Fraternelle. Soirée sur le cinéma zapatiste.

Projections de deux courts-métrages de Promedios, suivie d'une présentation de Promedios et des promoteurs de communication dans les communautés zapatistes et du travail de réappropriation de leur image par les communautés autochtones dans les Amériques, puis projection du film Corazón del tiempo, première fiction zapatiste.

Soirée coorganisée par le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan), De la plume à l'écran, Terre et liberté pour Arauco et Promedios-France.

★ Vendredi 17 janvier

19h00. Pose d'une plaque commémorative à l'entrée du 33, rue des Vignoles rappelant que le lieu fût déclaré Aguascalientes (territoire zapatiste) en 1996 et que, depuis 1995, s'y développe la solidarité avec la lutte des communautés zapatistes. Suivie de la projection du film La terre est à ceux qui la travaillent et d'un débat sur la gentrification et la lutte pour garder nos espaces de vie.

La soirée se terminera par un concert de cumbia avec le groupe Cumbia Bamba.

★ Samedi 18 janvier

À Partir de 14 heures. Manifestation festive depuis le Trocadéro jusqu'à l'ambassade du Mexique.

★ Dimanche 19 janvier

17h30 au CICP. Concert de solidarité avec le soulèvement zapatiste.

Avec :

  • Dicktracy Lords (rock'n'roll high energy - Paris),
  • Tulamort (punk des rues - Paris),
  • René Binamé (punk folk legend - Belgique).

Organisé par le CCC (Collectif Contre-Culture) et le CSPCL (Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte).

image attachment

Source : message reçu le 27 décembre 20h
Source : message reçu le 27 décembre 14h

Réagir

Informations complémentaires et commentaires ajoutés par les lecteurs du site

Réagir

Soyez le premier à réagir