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samedi 9 novembre 2013 à 13h30

Manifestation annulée, remplacée par une réunion

Manifestation contre les violences fascistes et racistes envers les femmes

Nous avons pris la décision d'annuler la manifestation, mal préparée, mais cette expérience ne nous sera pas inutile, nous donnons rendez-vous à celles et ceux qui auraient voulu se greffer à cette initiative, malgré toutes les critiques (bienvenues) qu'elles/ils auraient pu formuler à venir tout de même à Belleville samedi à 13h30, pour construire une lutte plus réfléchie et organisée sur les questions portées par la manifestation.

Cette réunion ne sera bien sur pas ouverte aux hommes cisgenre.

Rendez-vous à la sortie du métro Belleville à 13h30.

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/29033
Source : message reçu le 29 octobre 00h

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Par Anonyme, le 15/11/2013 à 14:00

Ce qui fait marrer, quand même, c'est ces féministes blanches qui récupèrent joyeusement la lutte antiraciste, histoure de se positionner dans le champ féministe, mais sans jamais s'interroger sur le pourquoi de leur entre soi blanc ni sur le caractère excluant de leurs pratiques. Les racistes ne ne sont pas que les fachos ou les féministes mainstream...

Exemple à mourir de rire : l'AG du 9 juillet a été présentée comme se tenant symboliquement le premier jour de ramadan, signe d'une sorte de solidarité à l'égard des victimes de l'islamophobie, et histoire aussi d'afficher, comme un slogan, cette solidarité.

Or, l AG en question se tenait à 19h, premier jour de jeûne, quelques heures avant le ftour, l'heure à laquelle on a mal à la tête et envie de commencer à préparer de quoi manger. Dc après faut pas s'étonner si y'avait quasi aucune musulmane pratiquante!

sinon, chère Omniscience, si je comprends bien, si un ou une arabe parle bien, c'est qu ´ il est un-e horrible privilégiée? Pardon de maitriser la langue et de ne pas correspondre à l'idée que tu te fais de ce que dois être un-e opprimée.

Une féministe arabe musulmane

Par Anonyme, le 08/11/2013 à 16:04

En bref il faut se débarasser du gauchisme qui assimile la nécessité de l'autonomie de lutte des personnes "racisées" à du "communautarisme". C'est en agissant de la sorte que vous poussez de potentiels révolutionnaires dans les bras de gens comme le PIR ou pire (blague à part) vers des fascistes comme Kemi Seba.

Par Anonyme, le 08/11/2013 à 15:59

D'ailleurs, pendant qu'on y est ...

charabia /ʃa.ʁa.bja/ masculin

  1. Patois auvergnat.
  2. (Par métonymie) Qualifie un Auvergnat.

Une hypothèse étymologique associe l'origine du terme à l'espagnol algarabía, lui-même issu de l'arabe العربية, al arabīya (« la langue arabe ») même si il est plus vraissemblablement issu du dérivé de l'occitan charrar, « causer, faire conversation ».

Mais dans tous les cas, il s'agit de la langue de l'étranger, incompréhensible par définition. Bref : la langue de l'ennemi...

Par Anonyme, le 08/11/2013 à 15:53

Omniscience :

Le problème de ton commentaire ce que tu reproches à "arabe anar" exactement ce que tu fais dans ton message : établir des suppositions vaseuses sur la condition sociale des personnes qui organisent cet évènement. A la différence (même si il émet des jugements à l'emporte pièce aussi), lui annonce qu'il est un homme arabe et ses opinions anarchistes. Je vois pas en quoi c'est un "charabia compliqué".

Son texte serait indéscent et déplacé si il critiquait le fond des idées féministes défendues par cet appel ou donnait des leçons sur cette question spécifique. Or ce n'est pas le cas, et ce qu'il critique son racisme -même involontaire-, en l'occurence le fait de sous-entendre que les hommes racisés post-coloniaux ne sont pas considérés comme des proies par les fafs et la police. Ce qui est (et il a raison de le dire) complètement faux... Qu'on lise des auteurs anti-colonialistes hommes comme Franz Fanon ou des blancs comme Mathieu Rigouste (qui parle à juste titre de "projection virile" concernant l'occupation policière des quartiers), ou même encore des auteurs féministes anti-racistes : on ne peut pas passer à coté. Nombre de féministes blanches sont effectivement racistes (notamment lorsque les hommes non-blancs sont traités de manière différencielle et partiale : soit en oubliant les violences spécifiques qu'ils subissent, soit en reproduisant des clichés racistes sur leur supposé "machisme particulier") , encore une fois même "involontairement".

C'est sans doutes pas le cas de la majorité des participantes à cette AG, et ça concerne en premier lieu celles qui ont écrit ce tract ou même ce passage du tract. Mais ça pose problème et ça intérroge sur l'organisation de cette assemblée. Et les erreurs de ce type qui résultent d'un gauchisme sans reflexion critique sur la pratique et les discours portés.

L'anti-fascisme n'est pas un prétexte pour le sexisme a t'on souvent dit, encore une fois à juste titre. Le féminisme n'est pas un prétexte au racisme, même "antifasciste", meme "d'extrême-gauche". Même débat sur l'islamophobie et consors mis à part.

Omniscience

Par Anonyme, le 08/11/2013 à 13:26

Des militantes organisent une manifestation, vous ne savez pas qui c'est, mais vous devinez miraculeusement leur couleur de peur, leur origine sociale, leur implication dans les luttes et leur emploi du temps des six derniers mois ?

Allez mettre un peu les pieds dehors au lieu de cracher vos jugements.

A l'auteur du texte de critique, une seule réponse : un imbécile qui a le temps de pondre une critique aussi élaborée moins de 24 heures après la sortie de l'appel avec tout un charabia théorique compliqué est un intellectuel, il a le temps d'écrire sa critique, il ne travaille probablement pas et (quant à militer vu le niveau élaboration de sa critique, je doute qu'il existe une initiative au monde qui soit à son goût), il met en avant son origine raciale, il est probablement issu d'un milieu social aisé lui ayant permis d'acquérir le bagage intellectuel pour écrire son texte, il nie les violences subies par l'ensemble des femmes, c'est un homme....

La pause déjeuner prend fin, nous on retourne bosser.

Le pire

Par Anonyme, le 07/11/2013 à 23:57

Des commentaires renvoient à un prisme qui oppose "racisé-es" à "blancs". Ce prisme, qui est celui du PIR et ex mao décomposé-es est non seulement à interroger, mais a dénoncer car il peut véhiculer le pire. Qu'il y ait interpellation pour prise de conscience dans un cadre et contexte qui est important pour construire de la solidarité et du "lutter ensemble" c'est bien, par contre l'opposition peut mener à des positionnements complètement réactionnaires, à commencer par celui de la négation de la lutte des classes. Là, la confusion mène à laisser entendre que des femmes "blanches" seraient, en plus de subir l'oppression spécifique, responsables d'une autre oppression, celle-ci racisée. Ce côté culpabilisateur et cet angle de vue est complètement pourri. Ces luttes doivent se complèter et se rejoindre.

merci!!!

Par Anonyme, le 07/11/2013 à 15:01

le commentaire de l'"arabe anar" est parfait! rien à dire d'autre! la pseudo "intersectionalité" des meufs blanches qui veulent s'organiser contre l'islamophobie et le racisme sans même une seule femme musulmane et/ou voilée dans leur groupe, qui n'ont pas pris la peine de se joindre ni aux initiatives de Mamans Toutes Egales, ni à l'Iftar Antifasciste du dernier Ramadhan, ni aux manifestations à Argenteuil qui ont suivi les agressions islamophobes d'il y a quelques mois... si vous voulez lutter contre l'islamophobie et le racisme, en tant que blanches, en tant que dominantes, vous devez vous joindre aux initiatives des premières concernées, à savoir, les non-blanches et les musulman-e-s. pas créer vos propres initiatives sorties de nulle part qui se substituent à la parole des opprimées!

Excellent argumentaire de l arabe anar

Par Anonyme, le 07/11/2013 à 13:52

Bonne analyse mais s'il elle vient d'un male cisgenre, est elle recevable?

Excellent argumentaire de l arabe anar

Par Anonyme, le 07/11/2013 à 02:36

Merci enfin qqu un qui vit le truc de l'interieur et pas des blancs becs qui se croient chargés d'une mission et qui dans deux joursnseront passés à autre chose. Merci

Réaction

Par Anonyme, le 05/11/2013 à 16:44

http://paris.indymedia.org/spip.php?article14442

Ce texte fait suite au texte d'appel pour la manif du 9 novembre 2013, publiés sur Indymédia et, de façon plus développé, sur le site de « La horde ».

En premier lieu, la mise en avant de la spécificité de la question du genre à de quoi étonner grandement ceux qui ont été confrontés de près, depuis leur enfance et, avant cela par leurs parents et leurs amis, à la violence raciste et fasciste en France : les immigrés issus des anciennes colonies françaises ou, pour faire court les « noir-e-s » et les « arabes ». C'est d'abord en tant qu'elles/ils appartiennent à ce groupe social spécifique que les individus font l'objet de la violence fasciste et raciste en France, et ce depuis un certain nombre de décennies. « Et les militants de gôôôche ? » me direz vous : les militants peuvent cacher leur militantisme, un-e « noir-e » ou un-e « arabe » ne peut pas cacher sa tête, et moi- même je ne peux pas cacher ma tête. La non-mixité, le traitement de la question par les concernés, ça vous dit quelque chose à vous les « féministes » ? Et pour la question du racisme ? Ce point fondamental s'évapore comme par magie ?

En premier lier, il y a des passages particuliers de ce texte qui m'ont fait bondir : « Lorsque des fascistes agressent des hommes, ils les menacent, les frappent, les assassinent. » nous dit ce texte, avant de rajouter « Les hommes sont des adversaires, les femmes sont des proies que l'on chasse et que l'on piège. » N'importe quoi ! C'est hallucinant de lire des âneries pareilles, écrites avec une telle arrogance, la personne qui a écrit ce texte a t-elle jamais prit la fuite devant une patrouille de flics ou des ratonneurs d'extrême- droite ? Les algériens jetés dans la Seine le 17 octobre 1961 par la police française étaient considérés comme « des adversaires » ou des "proies" ? Lorsque les keufs traquent et tabassent à plusieurs dans les quartiers populaires ils considèrent comme des « adversaires » les victimes de leurs ratonnades racistes ? Ce sont vos grands- parents qui ont fait la Guerre d'Algérie, vos parents qui bossent chez les keufs ou c'est juste TF1 qui vous ont fait croire qu'il y a une relation « d'adversaire » dans une ratonnade raciste et coloniale ? C'est sans doute ce que les blancs appellent poliment la « guerre asymétrique » alors ! Autant pour moi ! C'est ignoble lorsque la méconnaissance (qui résulte visiblement d'un mépris pur et simple de cette question) conduit à nier à ce point la réalité de ce qu'ont vécu des milliers de personnes en France depuis des décennies : de quel droit les pseudo- « féministes » qui ont sorti ce tract se permettent elles de penser des violences racistes et fascistes en France à la place des concernés ? C'est tout le problème du traitement de « genre » de cette question, la question du racisme est une question de « race » qui doit être traitée en non- mixité avec les personnes racialisées, faute de quoi on en arrive à ce genre de résultat, même avec de « bonnes » intentions : pire qu'une « occultation » (comme s'en défend la personne ayant écrit le tract) il s'agit carrément d'une négation des violences racistes et fascistes vécues par des milliers de personnes (qui n'ont même pas voix au chapitre bien sûr, les « féministes » vont penser le racisme pour vous). Sauf que la/le « bougnoule », la/le « noir-e » ou « l'arabe » n'ont jamais été des « adversaires » pour les fascistes militants, encore moins pour les flics, mais toujours des « proies » que l'on « chasse » et que l'on « piège », que l'on frappe, que l'on tue mais aussi que l'on insulte, humilie, torture, au corps desquels on inflige des sévices et des brimades, y compris à caractère « sexuelles ». A moins que le fait de se faire déshabiller de force, de se faire broyer les parties génitales ou se faire enfoncer des objets dans l'anus ne soient pas des formes de « viols » lorsqu'on est un mec, ne soient pas pensées pas les agresseurs ni vécus pareil par les victimes… de la pratique de la torture coloniale à celle de la ratonnade ou de la violence policière, en effet, « c'est avant tout notre corps qui est visé » que l'on soit homme ou femme. Les fachos dans une ruelle mais aussi les matons à l'abri du silence de la prison ou du mitard, les flics à l'abri dans leurs fourgons et leurs commissariats, ne se contentent pas de « menacer, frapper et assassiner » ; ils torturent, ils humilient, ils pratiquent des sévices corporels, et notamment à caractère sexuel, aussi bien à l'égard des hommes.

Ce texte ne prétend pas appeler à une manifestation « contre les violences sexistes commises par les militants d'extrême- droite », pour lequel le clivage du genre serait cohérent, mais contre les « violences racistes et fascistes » : sauf qu'en tant qu'elles sont « racistes » et « fascistes » ces violences concernent les non- blancs, hommes ou femmes, et c'est ce clivage là qui est premier. De quoi se mêlent ces « féministes » ? A la rigueur si cette manif concernait les non- blanches victimes d'agression racistes, et qu'il s'agissait d'un recoupement des deux critères de « genre » et de « race »… mais non, il ne semble pas que ce soit l'objet du texte publié sur la Horde, qui met à égalité blanches et non- blanches. Il s'agit donc bien ici, malgré ce qu'affirment les gens qui l'ont écrit, à remplacer le clivage de « race » par le clivage de « genre », ce qui s'apparente à de la récupération, voir une dépossession de la lutte des mains des premiers concernés, en occultant complètement le fait que le groupe social spécifiquement visé par le racisme et le fascisme ça reste le groupe des « non blancs » en premier lieu, et notamment ceux issus de l'immigration coloniale.

Et où ceci nous mène ? Et bien comme souvent, vers un argumentaire socedem' totalement à côté de la plaque, comme celui développé rapidement dans ce texte, et qui confond « le fascisme et le racisme » avec la simple « extrême- droite », et ses petits nervis les « fachos ». Or le « racisme » et le « fascisme » ça n'est pas « les fachos » ni simplement des agressions de rue, c'est une organisation structurelle ancrée dans tous les rapports sociaux, et reconduite et reproduite aussi bien par les institutions que par les acteurs du quotidien. La véritable force d'agression raciste et fasciste en France, depuis des décennies, ça n'est pas seulement « les fachos », c'est aussi, déjà, la Police et l'ensemble de l'administration et de l'état français, ensuite de ça, ce sont les « blancs » dans leur ensemble, les gens appartenant au groupe social des « blancs », qu'ils soient « hommes » ou « femmes », « bourgeois » ou « prolos ». Voila pourquoi le clivage de genre n'a pas sa place ici, pas plus que celui de "classe" d'ailleurs, en tout cas pas la place prépondérante qu'il occupe. Parce qu'en dehors des agressions physiques « spectaculaires » les agressions racistes et fascistes quotidiennes, principales, sont commises par des blancs, hommes ou femmes : ce sont leurs réflexions, leurs questions stupides, leurs insultes, leurs a priori, les « blagues » des copains et des copines, ce sont leurs attitudes de méfiance ou d'hostilité, voire d'agressivité dans la rue (lorsque je t'arrête pour te demande mon chemin dans la rue je lis dans tes yeux « cet arabe mal rasé va t- il m'agresser ? » puis, voyant que je parle un français correct, ton visage s'éclaire « ouf, c'est un bon arabe ») ou leurs attitude de condescendance paternaliste à d'autres occasions, y compris dans le milieu militant qui est aussi sexiste que raciste, leurs attitudes dominantes tout le temps, leurs réflexions sur notre degré « d'intégration », ce sont leurs compliments « toi c'est bien, t'es pas comme les autres », c'est l'inégalité des chances structurelles dans une société raciste qui est de leur côté, ce sont les privilèges dont ils jouissent même sans le vouloir … faut -il que je réécrive tout un argumentaire, parfaitement juste au demeurant, qui est celui des féministes partisanes de la non- mixité pour que les organisatrices de ce rendez- vous comprennent ce que la volonté de faire un traitement « de genre » de la question du racisme en France peut avoir de déplacé, d'insultant, voir de dangereusement récupérateur ? Pourtant les féministes sont censées savoir que la « violence », « l'agression » ne se résume pas au « moment spectaculaire » de l'agression de rue non ? Et que le racisme et le fascisme ne sont pas le nom d'une appartenance politique à tel ou tel groupuscule violent mais sont aussi et avant tout des formes de rapports sociaux structurés, quotidiens, produits et reproduits, par les institutions aussi bien que tout en chacun, y compris par des femmes. Les « femmes » ne sont pas les cibles et les victimes a priori du fascisme et du racisme et, en France, elles en sont même souvent les instigatrices, y compris parfois même lorsqu'elles se disent « militantes », sans comprendre qu'il ne suffit pas plus de se prétendre « militant » pour devenir antiraciste comme par magie que pour devenir « antisexiste ». Les « violences fascistes et racistes » sont bel et ben produites et reproduites aussi par des femmes en France, elles sont elle-même nos « agresseurs », et pas "spécifiques" pour deux sous quand il s'agit de racisme et de fascisme. Et ce sont les « non- blancs », et spécifiquement ceux issus de l'immigration coloniale qui sont les cibles spécifiques du fascisme et du racisme, qu'il soit l'oeuvre de militants groupusculaires (comme pointé dans ce texte) ou structurel et d'état, et les femmes, voire même les « féministes » sont des racistes aussi banales que n'importe quel mec. Pas une seule fois, dans ce texte d'appel, il n'est question du principal : la question du critère "racial" et du "racisme post- colonial"... un peu énorme comme oublis non ?

D'où l'importance d'un traitement « non- mixte » de la question du racisme, et un texte/initiative de ce genre est typiquement le genre de récup' qui y est un frein, encore pire que les récupérations socedem' bourgeoises, parce qu'elle tend à substituer le clivage de « race » par le clivage de « genre » ce qui est inacceptable : ces deux clivages se superposent à la rigueur, mais la mise en avant de l'un sur l'autre est intolérable.

Je respect la non- mixité des féministes, et rien ne me gonfle autant qu'un mec qui se dit « pro- féministe » à longueur de temps, je pense que sur la question du féminisme le meilleur que puissent faire les gars est de commencer par se la boucler, laisser les meufs s'organiser et écouter ce qu'elles ont à dire. Je n'ai pas écrit ce texte pour « casser du sucre » sur les féministes, mais justement parce que je suis partisan de la non-mixité, et que j'essaie d'être cohérent avec cette réflexion, et que j'en ai marre de voir le peu de tolérance auquel on se heurte lorsqu'on parle de clivage de « race », et des accusations républicano- socedem' de « communautarisme » dans les milieux militants.

Outre ce fait, j'appartiens au groupe social des « immigrés des anciennes colonies » et c'est un vécu partagé avec mon père, mes sœurs, mes oncles, mes cousins et mes cousines, la plupart des camarades de classe du collège-lycées de la banlieue où j'ai grandi et où les histoires « d'agressions racistes et fascistes » ne se recoupent pas avec le binarisme simpliste « fille/garçon » qui est développé dans cet appel. Ici, les « agressions racistes » qui ont structuré notre imaginaire en tant que groupe social racialisé sont aussi perpétrés par « des filles, des femmes, des lesbiennes, des belles, des moches, des grosses, des cis-genre, des trans, des militantes, des fêtardes et des couches tôt » et ce des moqueries de l'époque du bac à sable jusqu'aux agressions de rue par la police ou l'extrême- droite. Pour ce groupe social auquel j'appartiens malgré moi ce sont avant tout nos têtes et nos noms, nos vêtements, nos pratiques culturelles et familiales (dont une, emblématique, est de ne pas vouloir bouffer de votre cochon), nos lieux de résidence qui font notre « spécificité ». Sauf que mes sœurs, mon père, mes oncles, mes cousins, mes ami-e-s et moi on conservera nos têtes et nos noms de famille après votre manif', parce que tout ça ne s'enlève pas aussi facilement qu'un keffieh ou qu'un autocollant "Non au racisme".

Signé : un « arabe », anar' et partisan de la non-mixité.

Réponse espérée satisfaisante

Par Anonyme, le 04/11/2013 à 23:59

La manifestation est issue de l'iniative de militantes présentes lors de la dernière "AG féministe antifasciste antiraciste non-mixte" lancée le 9 juillet dernier.

Elle n'est toutefois pas appelée au nom de cette AG et les militantes qui l'organisent appartiennent à des groupes différents et luttant sur des terrains différents (syndicalisme, féminisme et antifascisme), ce qui explique le manque de clarté. Tous les collectifs, groupes et organisations sont invités à venir et à produire un discours (du moment que ces derniers n'entrent pas en contradiction avec les valeurs de base : lutte de classe, féminisme, lutte contre le racisme, l'islamophobie, l'homophobie, la transphobie...).

Venez samedi !

Qui? Comment?

Par Anonyme, le 04/11/2013 à 12:24

Bonjour, qui est à l'initiative de cette manifestation, plusieurs collectifs souhaiteraient éventuellement s'y joindre mais manquent d'informations.
Merci.