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vendredi 16 novembre 2012 à 19h30

Rencontre méditerranéenne de femmes

Regards croisés de femmes en lutte,
Vers un féminisme sans frontière

Les 16, 17 et 18 novembre

Traduction simultanée arabe, français, anglais.

  • Les conférences se dérouleront sous la forme de tables-rondes suivies de débats.
  • Pour chaque table ronde sont prévues 3 ou 4 intervenantes et une co-animation par des militantes féministes.
  • Une participation de 15 euros sera demandée. Les repas pourront être pris sur place
  • Inscription conseillée : cedetiexm@reseau-ipaexm.org

Le CEDETIM en partenariat en Ile de France avec le Collectif féministe pour l'égalité (CFPE), ainsi que la Commission Islam et Laïcité et l'association Citoyennes des Deux Rives, et en coopération avec divers partenaires des pays de la rive sud notamment les commissions femmes des syndicats tunisiens UGTT (Union Générale des travailleurs Tunisiens) et algérien SNAPAP (Syndicat National Autonome des Personnels de l'Administration Publique) organise un colloque réunissant des acteurs des sociétés civiles engagés dans des luttes pour le respect et/ou le renforcement des droits des femmes.

Dans une période de bouleversements sociétaux et d'évolutions démocratiques le projet que nous souhaitons mettre en oeuvre s'inscrit dans une perspective de renforcements des liens et des partenariats entre associations de femmes engagées dans une démarche d'émancipation citoyenne.

La démarche adoptée pour cette initiative fait suite à un travail soutenu d'échanges entre militantes engagées de part et d'autres de la Méditerranée dans des projets de transformations des rapports sociaux entre hommes et femmes dans leur société d'appartenance. Participer aux processus en cours de stabilisation démocratique à l'oeuvre dans des pays comme la Tunisie, l'Algérie ou l'Egypte est un des objectifs majeurs de cette initiative. La place des femmes dans ces processus est fondamentale, elle reste néanmoins fragile et parfois controversée. La participation à cette rencontre devrait permettre la consolidation des réseaux existants, voire l'émergence de nouvelles formes de mise en lien.

En ce sens les modalités de mise en oeuvre du colloque « Regards croisés de femmes en lutte » contribuent et renforcent le dialogue euroméditerranéen autour des droits humains et à son renforcement. Le choix du territoire francilien pour accueillir cet événement se justifie par la volonté de contribuer au développement de dynamiques locales portées par des actrices engagées dans la vie locale francilienne et attachés pour de multiples raisons aux enjeux du Sud. En effet, la forme adoptée - tables rondes interactives entre actrices de pays du Sud et de la Région ile de France - contribue à approfondir et à élargir les relations entre initiatives locales et enjeux globaux. Le croisement des regards et des expériences portés par les intervenantes de cultures, d'origine et de religions différentes participe au développement d'une culture de l'apaisement. Il s'agit là de battre en brèche autant que faire se peut la mise en guerre de formes d'engagement différents portés par les femmes au profit d'une démarche de convergence et de reconnaissance de la valeur des engagements de chacune dans les formes et les modalités choisies.

La réflexion et les échanges auxquels donnera lieu la rencontre seront relayés via des publications, une vidéo qui, traduites en arabe et en anglais, serviront de supports au dialogue nécessaire entre les territoires, notamment les quartiers, d'ici et de là-bas. La diffusion sera notamment relayée par des partenaires en Ile de France tels des Centres sociaux, des associations d'habitants, des Maisons de quartier, des collectifs de femmes.

Le réseau d'associations d'ores et déjà existant autour de la préparation du colloque sera présent tant à la préparation du Forum Social Mondial qui aura lieu cet été en Tunisie qu'au Forum lui-même qui s'y déroulera en 2013. Des associations de femmes implantées en Région Ile de France auront ainsi la possibilité d'y participer.


Rencontre méditerranéenne de femmes

Regards croisés de femmes en lutte,
Vers un féminisme sans frontière
Les 16, 17, 18 novembre 2012 au CICP

Des femmes luttent partout dans le monde. Elles luttent pour le droit d'exister dans leur humanité, leur dignité et leurs droits.

Pourtant leur engagement et leur détermination ne sont pas jugés à la même aune selon leur appartenance religieuse, culturelle, politique ou sociale. Certaines femmes sont enfermées dans une lecture conservatrice des traditions religieuses et leur engagement disqualifié, d'autres sont posées comme garantes des valeurs universelles

Cette guerre idéologique entrave le dialogue entre féministes, nuit à la convergence entre les luttes des femmes, voire divise le mouvement féministe en profondeur, l'affaiblit dangereusement alors que les droits, paroles et libertés de la moitié de l'humanité sont malmenés et appellent à des mobilisations communes.

Particulièrement bien sûr la problématique religieuse et la revendication d'une réflexion indépendante par les femmes sur leur spiritualité traversent comme autant de fractures les champs militants.

Reprendre le débat laissé en suspens, construire des passerelles et des passages, tels sont les enjeux de notre projet.

La rencontre que nous organisons se propose d'ouvrir un espace de dialogue féministe en refusant les pièges et les simplifications qui ont entravé les débats récents et les ont souvent rendus stériles et douloureux.

Confronter les points de vue, les expériences, les questionnements, repérer les noeuds et les tensions, les convergences et les divergences et faire circuler la réflexion, construire les échanges et irriguer à nouveau la réflexion féministe dans son ensemble.
Redonner vie au débat pour construire une dynamique de pensée capable de se donner les outils pour affronter le temps présent.

Tels sont les enjeux de la rencontre internationale à laquelle nous vous convions.

Résolues à défendre un féminisme pluriel, fières de notre mixité culturelle et sociale - le meilleur antidote contre l'exclusion et les replis communautaires étroits - nous affirmons notre détermination à conquérir le droit pour toutes les femmes de vivre dans un monde sans violence ni discrimination au prétexte du genre.

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/23060
Source : message reçu le 17 octobre 16h
Source : http://www.reseau-ipam.org/spip.php?rubrique9
Source : message reçu le 11 octobre 11h
Source : message reçu le 11 octobre 14h

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Rencontre féministe internationale 16, 17, 18 novembre 2012

Par Anonyme, le 15/11/2012 à 13:07

Rencontre féministe internationale organisée par le Collectif Féministe pour l'Egalite les 16, 17, 18 novembre 2012



En partenariat avec : la Région Ile-de-France, la Fondation Un Monde Par Tous,le Cedetim/IPAM, Participation et Spiritualité Musulmanes, l'association Islam & Laïcité.

Conférence de presse le samedi 17 novembre, 13 h au CCIP, 21 ter rue Voltaire, 75011, Paris, metro Rue des Boulets, ligne 9

Avec : Aminata Traoré (Mali), écrivaine, ancienne ministre de la Culture du Mali ; Amel Ben Said (Tunisie), médecin major de la santé publique, consultante nationale sur la santé sexuelle et reproductive auprès des Nations unies et de l'Unicef, , Mehrézia Labidi (Tunisie), vice-présidente de l'Assemblée constituante tunisienne, élue du parti Ennahdha, Paola Bacchetta (États-Unis), professeure agrégée de genre et études des femmes de l'université de Californie à Berkeley, Asma Lamrabet (Maroc), médecin biologiste, Faika Medjahed (Algérie), psychanalyste,Maïssan Hassan (Égypte), chercheuse en études féministes et sur le genre au Caire, Rokhaya Diallo (France)militante associative et chroniqueuse pour la télévision et la radio, Michèle Sibony (France), Professeure de lettres-histoire, membre de l'Union juive pour la paix (UJFP),Sonia Dayan-Herzbrun (France), Professeure à l'UFR de sciences sociales Paris Diderot-Paris 7


Sueli Carneiro (Brésil) docteure en sciences de l'éducation de l'université de Sao Paulo,
ZibaMir-Hosseini(Iran)anthropologue…







Rapports Occident/Orient, universalisme, laïcité, situation des femmes après les révolutions arabes : autant dequestions qui ne sont jamais approfondies par les féministes des régions du monde concernées et font l'objet de toutes les caricatures simplistes.

Car si des femmes luttent partout dans le monde pour leursdroits, leur combat n'est pas jugé à la même aune selon leur appartenance religieuse, culturelle, politique ou sociale.Certaines sont enfermées dans une lecture conservatrice des traditions religieuses et leur engagement disqualifié, d'autres sont posées comme garantes des valeurs universelles.

Cette guerre idéologique entrave le dialogue entre féministes, nuit à la convergence entre les luttes des femmes, alors que des situations désastreuses nécessitent des combats communs.

Construire des passerelles est aujourd'hui une responsabilité des féministes, et ce colloque veut y contribuer afin de, lutter contre les stéréotypes, les simplifications outrancières, qui ont entravé les débats récents.

COLLECTIF FEMINISTES POUR L'EGALITE

Regards croisés de femmes en lutte

Chemins vers un féminisme sans frontières

Rencontre internationale de femmes

Les 16, 17, 18 novembre 2012 à Paris

En partenariat avec : la Fondation Un Monde Par Tous,

le Cedetim/IPAM, Participation et Spiritualité Musulmanes,

l'association Islam & Laïcité, la Région Ile-de-France.


CICP, 21ter rue Voltaire 75011 Paris M° Rue des Boulets, ligne 9


Des femmes luttent partout dans le monde. Elles luttent pour le droit d'exister dans leur humanité, leur dignité et leurs droits.

Pourtant leur engagement et leur détermination ne sont pas jugés à la même aune selon leur appartenance religieuse, culturelle, politique ou sociale. Certaines femmes sont enfermées dans une lecture conservatrice des traditions religieuses et leur engagement disqualifié, d'autres sont posées comme garantes des valeurs universelles.

Cette guerre idéologique entrave le dialogue entre féministes, nuit à la convergence entre les luttes des femmes, voire divise le mouvement féministe en profondeur, l'affaiblit dangereusement alors que les droits, paroles et libertés de la moitié de l'humanité sont malmenés et appellent à des mobilisations communes.

La problématique religieuse, en particulier, et la revendication d'une réflexion indépendante par les femmes sur leur spiritualité traversent comme autant de fractures les champs militants.

Reprendre le débat laissé en suspens, construire des passerelles et des passages, tels sont les enjeux de notre projet. La rencontre que nous organisons se propose d'ouvrir un espace de dialogue féministe en refusant les pièges et les simplifications qui ont entravé les débats récents et les ont souvent rendus stériles et douloureux.

Confronter les points de vue, les expériences, les questionnements, repérer les nœuds et les tensions, les convergences et les divergences et faire circuler la réflexion, construire les échanges et irriguer à nouveau la réflexion féministe dans son ensemble. Redonner vie au débat pour construire une dynamique de pensée capable de se donner les outils pour affronter le temps présent.

Tels sont les enjeux de la rencontre internationale à laquelle nous vous convions.

Résolues à défendre un féminisme pluriel, fières de notre mixité culturelle et sociale - le meilleur antidote contre l'exclusion et les replis communautaires étroits -, nous affirmons notre détermination à conquérir le droit pour toutes les femmes de vivre dans un monde sans violence ni discrimination au prétexte du genre.

At the Crossroads of Women's Struggles
Ways to a Feminism Without Borders

For an INTERNATIONAL GATHERING
16th, 17th, 18th November 2012, Paris

Women are in struggle all over the world. They are fighting for their right to exist - for their humanity, their dignity and their rights.

Yet the commitment and determination of women of different religious, cultural, political or social backgrounds are not valued equally. While some are hemmed in by a conservative reading of religious traditions and their commitment denied, others are held up as guarantors of universal values.

This ideological war hinders dialogue between feminists, makes it more difficult for women's struggles to converge and even divides the feminist movement profoundly, weakening it dangerously at a time when the rights, the voices and the liberties of half of humanity are under attack and united action is more necessary than ever. In particular, of course, the question of religion and the demands of women to be free to think independently about their spirituality is a dividing line which crosses many terrains of struggle.

Our goal in initiating this project is to pick up the threads of the debate left in suspense, and to build bridges and crossing-points.

The conference that we are organizing is intended to open up a space of feminist dialogue where we can avoid the traps and simplifications which have marred recent debates and often rendered them sterile and painful.

To confront also different points of view, experiences and questioning, to identify the blockages, the points of tension and the points of convergence and divergence, and to circulate our thoughts, encourage exchanges and irrigate feminist thinking as a whole.

To give new life to the debate in order to create a philosophical dynamic which provides the tools we need to face up to the challenges of the present.

These are the objectives of the international encounter to which we invite you.

Resolved to defend a pluralist vision of feminism and proud of our mixed cultural and social backgrounds - the best antidote both to exclusion and to taking refuge in our separate communities - we declare our determination to conquer every woman's right to live in a world without violence and gender-based discrimination.


Programme


Traduction simultanée français, anglais.

Les conférences se dérouleront sous la forme de tables rondes suivies de débats.

Pour chaque table ronde sont prévues quatre intervenantes et une coanimation par des militantes du CFPE.

Le public sera mixte et les interventions seront toutes portées par des femmes.

Une participation de 15 euros pour toute la durée du colloque (buffet compris) sera demandée.





Vendredi 16 novembre


Soirée d'accueil et d'ouverture du colloque : 19h00-22h00

Présentation par le Collectif des féministes pour l'égalité des enjeux et des objectifs du colloque.

Présentation du programme.

Les enjeux du féminisme en France : intervention de Rokhaya Diallo (France), suivie d'un débat.

Buffet festif.





Samedi 17 novembre


Émancipations et attachements

9h00-9h30 : Introduction générale par Aminata Traoré (Mali)

Les femmes engagées dans les luttes pour leur émancipation sont souvent sommées de choisir entre le respect de leur culture, de leur tradition, de leurs communautés d'appartenance… et leur émancipation du système de domination patriarcale.

Les colonisations et le modèle d'émancipation prétendument universel qu'elles ont imposé pervertissent en profondeur le questionnement et la préfiguration de formes d'émancipation libres.

Conflits de loyauté de classe, de race, de conviction et injonctions paradoxales, l'émancipation des femmes se dessine souvent douloureusement au cœur des systèmes de dominations multiples, tous inacceptables.

Cette question sera traitée sous deux aspects : luttes et résistances en situations post-coloniales ; alliances et femmes dans les processus de changements politiques.

9h30-12h30 : Luttes, résistances et alliances en situations (post)coloniales

Les puissances coloniales occidentales ont mis en place un système sociopolitique et économique infériorisant les populations colonisées. Cette entreprise est allée de pair avec la production d'un discours racialisant et faisant apparaître l'Autre, colonisé, comme différent racialement, culturellement et sexuellement du colonisateur.

Dans quelle mesure ces représentations « racialistes » sont encore à l'œuvre dans les sociétés postcoloniales ? Comment influencent-elles aujourd'hui les modèles d'émancipation produits ?

Est-ce qu'un féminisme universel et hégémonique empêche l'émergence de modèles d'émancipation pluriels ? Et comment construire des alliances nationales et internationales entres femmes et féministes ? Sur quelles bases politiques ?

Intervenantes : Paola Bacchetta (États-Unis), Khulood Badawi (Palestine), Sueli Carneiro (Brésil), Michèle Sibony (France).

14h30-17h00 : Émancipations et attachements : alliances ou/et conflits de loyauté

Considérées comme les gardiennes de la tradition, les garantes de la préservation de la cohésion des groupes et d'une continuité culturelle des sociétés, les femmes sont souvent exclues des espaces de décision. Dès lors qu'elles souhaitent s'émanciper, elles sont confrontées à des choix qui impliquent renversement et recomposition de leurs rôles et de leurs places, qui transforment l'organisation quotidienne de leur vie et bouleversent l'articulation entre vie privée et vie publique. Le choix de l'émancipation se traduit souvent par des conflits de loyauté entre l'exercice de leur liberté et le respect de leurs attachements.

Intervenantes : Asma Lamrabet (Maroc), Ziba Mir Husseini (Iran), Aminata Traoré (Mali), Amina Wadud (États-Unis).

Les femmes dans les processus de changements politiques

17h30-18h00 : Introduction générale par Sonia Dayan-Herzbrun (France)

La participation massive des femmes aux soulèvements récents dans les pays arabes n'est plus à démontrer. Pourtant, elles restent, presque partout, marginalisées dans les processus de changements politiques en cours. Quelle participation des femmes à la vie publique et politique ? Quel accès aux fonctions décisionnelles et gouvernementales ? Quelle représentation de leurs préoccupations et revendications ? Quels mouvements et luttes de femmes ?

18h-20h00 : Les femmes dans les changements politiques et sociaux

Intervenantes : Zahra Ali (Irak), Faika Medjahed (Algérie), Yvonne Ngoyi (République démocratique du Congo).





Dimanche 18 novembre


9h30-12h : Les femmes dans les soulèvements populaires arabes

Les femmes ont participé de façon pleine et entière aux révolutions arabes. Visibles pendant les grands processus de soulèvements, les femmes sont ensuite fréquemment renvoyées à leur invisibilité publique et à leurs rôles traditionnels. Quelles sont les modalités de leur invisibilité ? Comment cette invisibilité du rôle des femmes est-elle construite et par qui ? Pourquoi cette répétition d'expériences déjà vécues dans d'autres grands processus de transformations historiques ?

Intervenantes : Amel Ben Saïd (Tunisie), Maïssan Hassan (Égypte), Meherzia Labidi (Tunisie).

14h00-16h00 : Enjeux communs des féministes et perspectives de lutte et de mise en réseau

Débat final introduit par Ismahane Chouder et Monique Crinon du CFPE sur la synthèse des journées et sur des propositions de perspectives notamment dans le cadre du Forum social mondial de 2013 et d'une mise en réseau.

listes des intervenantes :

Amel Ben Said (Tunisie)

Militante dans le mouvement estudiantin entre 1981 et 1983 puis engagée dans le syndicalisme (UGTT, Union générale tunisienne du travail). Aussitôt sa thèse de doctorat en médecine soutenue, elle installe son cabinet privé dans le gouvernorat de Jendouba (nord-ouest de la Tunisie, l'une des régions les plus défavorisées) pour entamer une nouvelle étape de militantisme clandestin. Les rapports tissés avec la population dans cette région continuent avec beaucoup de force jusqu'à ce jour. Elle part en Afrique subsaharienne en tant que volontaire des Nations unies entre 1993 et 1997. De retour à Tunis, elle poursuit ses activités politiques clandestines contre la dictature et la corruption ; manifestement la clandestinité est réussie car elle n'est convoquée qu'une seule fois au ministère de l'Intérieur. Le 14 janvier 2011 (qui est curieusement la date de son anniversaire), elle descend dans l'avenue Habib-Bourguiba devant le ministère de l'Intérieur. Par la suite, elle est très active dans les sit-in de la Kasbah qui imposeront la dissolution de la Constitution et l'élection d'une Assemblée nationale constituante. Amel a été toujours partisane du travail au sein de la population et aujourd'hui, elle continue à le faire régulièrement dans sa ville natale (Tazarka/Nabeul) où elle fait le déplacement pour lutter contre la désinformation de l'opinion publique et dans le soutien à la révolution. Sur le plan professionnel, Amel est médecin major de la santé publique (le plus haut grade dans la santé publique pour un médecin généraliste) et en même temps elle est consultante nationale sur la santé sexuelle et reproductive, les maladies sexuellement transmissibles et le sida auprès des agences des Nations unies comme l'Unicef et l'UNFPA (United Nations Population Fund, Fonds des Nations unies pour la population), et d'autres organisations non gouvernementales et institutions gouvernementales.

Amina Wadud (États-Unis)

(née le 25 septembre 1952 à Bethesda (Maryland), est professeure d'études islamiques à l'université du Commonwealth de Virginie et l'une des figures de proue du féminisme musulman. elle a fait sensation, en mars 2005, en dirigeant la prière du vendredi, la salāt, devant une assemblée mixte, contestant ainsi la fonction exclusivement masculine de l'imamat. Tenante de positions libérales, elle refuse toute interprétation littérale du Coran, prône l'égalité entre hommes et femmes, et se dit même en faveur de l'autorisation du mariage homosexuel entre musulman-e-s. Se disant consciente que « pour certains, le féminisme islamique est un oxymore », elle s'affirme pourtant comme simultanément « pro-foi et pro-féministe ».

Elle est l'auteure de deux livres importants : Coran and Woman, re Reading the Sacred Text from a Woman's Perspective (Oxford University Press, 1999) et Inside the Gender Jihad, Women's Reform in Islam (Oneworld, Oxford, 2006).

Aminata Dramane Traoré (Mali)

Est une femme politique et écrivaine malienne, née en 1947 à Bamako (Mali), dans une famille modeste de douze enfants, Aminata Traoré a fréquenté l'école Maginot. Elle a étudié en France à l'université de Caen. Elle est titulaire d'un doctorat de troisième cycle en psychologie sociale et d'un diplôme de psychopathologie. Chercheuse en sciences sociales, elle a enseigné à l'Institut d'ethnosociologie de l'université d'Abidjan (Côte-d'Ivoire) et a travaillé pour plusieurs organisations régionales et internationales. Nommée ministre de la Culture et Tourisme sous la présidence d'Alpha Oumar Konaré de 1997 à 2000, elle a démissionné pour ne plus être tenue par le devoir de réserve.

Aminata Dramane Traoré est par ailleurs chef d'entreprise à Bamako. Elle est propriétaire du restaurant-galerie, Le San-Toro, et d'une maison d'hôtes, Le Djenné, qu'elle a fait construire avec des matériaux locaux.

Asma Lamrabet (Maroc)

Native de Rabat Asma Lamrabet, exerce actuellement en tant que médecin biologiste à l'hôpital Avicennes de Rabat. Elle a exercé durant plusieurs années (de 1995 à 2003) comme médecin bénévole dans des hôpitaux publics d'Espagne et d'Amérique latine, notamment à Santiago du Chili et à Mexico.

Engagée, depuis plusieurs années, dans la réflexion sur la problématique des femmes dans l'islam, elle donne de nombreuses conférences sur ce sujet à travers le monde. Son sujet de travail est essentiellement focalisé sur la relecture des textes sacrés à partir d'une perspective féminine. De 2004 à 2007, elle a été coordinatrice d'un groupe de recherche et de réflexion sur les femmes musulmanes et le dialogue interculturel à Rabat. En 2008, elle a été nommée présidente du Gierfi (Groupe international d'études et de réflexion sur femmes et Islam, www.gierfi.org), basée à Barcelone et dont elle est actuellement membre du Conseil d'administration. Elle est depuis 2011 directrice du Centre des études féminines en Islam au sein de la Rabita Mohammadia des ulémas du Maroc (www.annisae.ma/).

Faika Medjahed (Algérie)

Dr Faïka Medjahed, est responsable du service santé femmes à l'Institut national de santé publique (INSP), également militante féministe et psychanalyste active au sein d'un groupe d'études travaillant sur les "souffrances psychosociales des femmes, des enfants et des hommes de ce pays. Dans un exposé, l'intervenante a reconnu que les violences subies par les femmes sont "un des sujets les mieux gardés". Au point où ce phénomène prend aujourd'hui "l'ampleur d'une pandémie" qui porte "gravement atteinte à la santé publique" et constitue "un terrible affront aux droits humains".

Maïssan Hassan (Égypte)

Maïssan Hassan est chercheure en études féministes et sur le genre au Caire.

Elle est chargée de recherche au Forum Femmes et Mémoire (Women and Memory Forum, WMF) et cofondatrice de Nazra pour les études féministes (Nazra for Feminist Studies). Maissan est actuellement conseillère dans la région MENA (Middle East and North Africa le Frida), le Fonds des jeunes féministes.

WMF est une organisation non gouvernementale de recherche travaillant sur le genre et les études féministes. WMF est composé d'un groupe de femmes universitaires, de chercheures et de militantes préoccupées par les représentations et les perceptions négatives des femmes arabes dans le domaine culturel.

Mehrézia Labidi (Tunisie)

L'élue du parti Ennahdha, quasiment inaperçue pendant les élections du 23 octobre dernier, se voit comme par magie propulsée au devant de la scène politico-médiatique pour occuper désormais le prestigieux poste de vice-présidente de l'Assemblée Constituante. Après des études brillantes à l'Ecole normale de Sousse, Maherzia Labidi-Maïza part à Paris où elle poursuit des études en traduction, d'abord, à la Sorbonne et, ensuite, à l'Institut Européen des Sciences Humaines à Saint Denis. Citoyenne française, statut qu'elle revendique puisqu'elle vit en France, Mme Labidi a été élue du mouvement Ennahdha dans la circonscription de France I. La vice-présidente de l'Assemblée est une femme engagée dans la vie politique et associative. Elle préside le réseau mondial des « femmes croyantes pour la paix ». Elle est également co-présidente de « Religions pour la paix ».

Michèle Sibony (France)

Professeure de lettres-histoire en lycée professionnel - Paris

Milite depuis 2000 à l'UJFP plusieurs fois coprésidente, membre du bureau national.

Membre des CCIPPP (plusieurs missions en TOP) et de l'ATMF (2 missions Maroc avec l'UJFP)

Membre du conseil d'administration de l'Aternative Information Center (Jérusalem et Bethleem)

Coauteur avec Michel Warschawski de «A contre chœur» publié chez Textuel 2002

Membre du Women's Liberation - groupe de Haïfa- Israël à partir de 1972. Depuis cette date proche des FEN Israël - de la Coalition des femmes pour la paix - et du centre Féministe Isha le'Isha (la femme pour la femme) de Haïfa

Paola Bacchetta (États-Unis)

Paola Bacchetta est professeure agrégée de genre et études des femmes de l'université de Californie à Berkeley. Elle a obtenu son doctorat en sociologie de la Sorbonne, à Paris, en 1996, avec mention très bien. Ses domaines de spécialisation géographiques en dehors des États-Unis sont l'Inde et la France.

Elle est l'auteure de Gender in the Hindu Nation. RSS Women as Ideologues Women Unlimited, New Delhi, 2003), et corédacteur en chef de Right-Wing Women : From Conservatives to Extremists Around the World (Routledge, New York, 2002). Elle a publié des articles sur le sexe, la sexualité, le nationalisme hindou, les conflits politiques, la « race » contre le racisme, la post-colonialité, et les mouvements féministes et queer, dans des revues comme Social Text, Études féministes, Journal de l'histoire des femmes, Antipode: A Radical Journal of Geography, croissance et de changement; Méridiens: Le féminisme, la course, le transnationalisme. Elle a également publié des chapitres dans les livres édités sur le conflit politique mondial, le nationalisme hindou, et les mouvements féministes et queer en Inde.

Outre les États-Unis, son travail a été publié dans des revues et des anthologies en Australie, au Brésil, en Grande-Bretagne, au Canada, en France, en Inde, en Italie. Elle a eu rendez-vous à la recherche des études sur les femmes dans le Programme Religion à l'université de Harvard, l'Institut UC recherches en sciences humaines, à Irvine, en Californie, et du Centre d'études et de recherches internationales (Ceri) de la Fondation nationale des sciences politiques (Sciences Po) à Paris.

Rokhaya Diallo (France)

Rokhaya Diallo, née le 10 avril 1978 dans le 4e arrondissement de Paris, est une militante française associative et chroniqueuse pour la télévision et la radio. Diplômée en droit et en marketing, elle travaille dans la production audiovisuelle. D'abord impliquée dans la vie locale, elle a présidé le conseil local de la jeunesse de La Courneuve, tout en militant au sein de l'association anti-sexiste Mix-Cité et auprès de l'organisation altermondialiste Attac.

Sonia Dayan-Herzbrun (France)

Est professeure à l'UFR de sciences sociales à l'université Paris Diderot-Paris 7. Elle est directrice de la revue Tumultes, revue interdisciplinaire sur les phénomènes politiques contemporains.

Elle est également membre du Ring (Réseau interdisciplinaire national sur le genre). Enfin elle est membre de la Commission française pour l'Unesco et vice-présidente du comité sciences sociales de cette commission. Ses travaux de sociologie politique, consacrés d'abord à la naissance de la social-démocratie, portent maintenant sur des questions théoriques et sur le Moyen-Orient. Ils mettent en avant la dimension des rapports de genre confrontés à la question de la citoyenneté.

Publications

Elle a publié six ouvrages, une centaine d'articles, coédité dix ouvrages collectifs.

Son dernier livre a pour titre Femmes et politique au Moyen-Orient (L'Harmattan, Paris, 2005).

Sueli Carneiro (Brésil)

Sueli Carneiro est docteure en sciences de l'éducation de l'université de Sao Paulo et directrice du Geledés Institut de la femme noire -, première organisation noire et féministe indépendante de São Paulo. Militante et théoricienne de la question de la femme noire, entre 2001 et 2010, elle a produit de nombreux articles publiés dans la presse brésilienne. Dans Racisme, sexisme et inégalités au Brésil, (Selo Negro édições, São Paulo, 2011), qui réunit les meilleurs textes de cette période, l'auteure invite à une réflexion critique sur la société brésilienne en donnant à voir comment le racisme et le sexisme sont structurels dans les relations sociales, politiques et de genre.

Résumé d'un article de Sueli Carneiro

« Noircir le féminisme : la condition de la femme noire en Amérique latine du point de vue du genre ».

Yvonne Ngoyi (République démocratique du Congo)

Réseau d'appartenance : Comité pour l'annulation des dettes de la dette du tiers-monde, CADTM.

Structure d'appartenance : Union des femmes pour la dignité humaine, UFDH.

« Je suis présidente de l'ONG UFDH, première vice-présidente de la Coordination de la société civile de la province du Kasaï-Oriental et team leader du groupe de travail Protection dans le cadre de concertation de la société civile du Kasaï-Oriental.

« Notre ONG UFDH intervient dans le domaine du genre et droits humains, dettes, luttes contre les violences sexuelles et VIH...

Nous menons les activités de sensibilisation et plaidoyer pour l'annulation de la dette de la RDC, les droits des femmes et de l'enfant, changement climatique, l'autonomisation de la femme, la souveraineté alimentaire. »..

Zahra Ali (Irak)

Statut: doctorante bénéficiaire d'une aide à la mobilité internationale (AMI, 2010-2012) puis doctorante associée depuis septembre 2012.

A l'Ifpo (Institut français du Proche-Orient)depuis septembre 2010. Département : Études contemporaines. Thématiques de recherche : Femmes, Genre, Islam, et Moyen-Orient : femmes musulmanes (Europe et Moyen-Orient), réformisme musulman, féminisme islamique, femmes irakiennes et mouvements des femmes en Irak.

Thèse de sociologie à l'EHESS (École des hautes études en sciences sociales) de Paris et à l'Ifpo Damas-Erbil : « Genre, nation et religion dans le mouvement des femmes de l'après-Saddam : une socio-histoire de l'Irak au féminin ». Elle publie par ailleurs un ouvrage collectif, Féminismes islamiques, aux éditions La Fabrique (Paris, 2012).

Zahra Ali, doctorante à l'EHESS et à l'Ifpo, explique que, en raison de sa position, elle affronte à la fois le dogmatisme de certains féministes occidentaux et celui des conservateurs musulmans.

Ziba Mir Hosseini (Iran) anthropologue iranienne qui vit à Londres. Elle travaille en tant que chercheure et consultante indépendante sur les questions de genre et de développement et a beaucoup travaillé en milieu rural et urbain en Iran, ainsi que sur le Maroc urbain. Depuis la révolution de 1979 en Iran, elle a effectué des recherches dans les tribunaux de la famille de Téhéran et a suivi l'évolution des débats concernant les droits de la famille sur les questions de genre dans la République islamique. Son premier livre, Marriage on Trial : A Study of Islamic Family Law in Iran and Morocco (I. B. Tauris, Londres, 1993) a inspiré Kim Longinotto à collaborer avec elle sur ce film. Elle est également l'auteure de Feminism and the Islamic Republic : Dialogues with the Ulema (Princeton University Press, Princeton, 1999), Islam and Gender. The Religious Debate in Contemporary Iran (Princeton University Press, Princeton, 1999). Le Dr Hosseini est actuellement professeure dans le programme Global Hauser Law School à l'université de New York.