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mercredi 8 février 2012 à 9h

Rencontre - caisses d'allocations familiales - CGT

Situation catastrophique dans les caisses d'allocations familiales

Face à un nombre d'allocataires qui explosent, les Caisses d'Allocation Familiale sont débordées !

Les files d'attente s'allongent…et la réponse des directions est partout la même : toujours et encore moins de service et d'accueil pour la population.
Dans le Val d'Oise, 30% des allocataires vivent en dessous du seuil de pauvreté, la CAF ferme ces antennes à Argenteuil et Sarcelles tous les mercredis.
A Paris, c'est aussi tous les mercredis que la CAF ferme, en Seine-Saint-Denis, c'est le jeudi.
Dans l'Essonne, la CAF a fermé ses portes 15 jours en décembre, dans le Val de Marne à partir de février les usagers ne sont reçus que sur rendez vous.
Dans les Yvelines, 3 semaines de fermetures en décembre et janvier…STOP !

Le mercredi 8 février à 9 heures, la CGT vous invite à rencontrer ses représentants dans les 8 caisses d'allocations familiales d'Île de France :

A la bourse du travail de Bobigny à proximité de la CAF de Seine-Saint-Denis Salle Henri Oreste au niveau 0 de la bourse départementale 1, place de la libération 93 Bobigny Métro ligne 5 Pablo Picasso - Tram 1 arrêt libération

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/20192
Source : http://ulcgt20.org/spip.php?article712

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Salariés de la caisse

Par Anonyme, le 06/02/2012 à 13:23

Salariés de la caisse d'allocations familiales, chômeurs, précaires résistons à l'entreprise CAF !


300 000 intrusions l'an - Quelques conseils face aux contrôles domiciliaires CAF


Self Help des partageux :

Il y a 300 000 visites domiciliaires de la CAF par an.

Merci de diffuser ce qui suit à tous les allocataires CAF de votre connaissance.

Il nous faut inventer de nouvelles formes de lutte et de solidarité.

Les CAFards de Montreuil (cafardexsdemontreuilex@riseup.net ) ont réalisé un guide pratique pour faire face aux contrôles domiciliaires de la CAF.

Ce guide donne des billes pour se débrouiller face aux contrôleurs et invite à ne pas le faire seul, isolé, mais collectivement.

Il se trouve là : http://cafard93.wordpress.com/






CAF Nationale : 8 cars de CRS, 10 policiers en civil (im)mobilisés, 2000 euros de "trop perçu" RMi récupérés


Publié, l




La mobilisation contre Pôle Emploi, la CAF et le contrôle par les services sociaux de gestion des prestations sociales, a été ponctuée vendredi 3 juillet dernier par un rendez vous pour une visite collective à la CAF, en vue d'une annulation d'un "trop perçu" de plusieurs mois de RMI.

Nous rejoignons des participants au collectif pour des droits nouveaux qui ont décidés de s'associer à l'action pour procéder à une nouvelle "décontamination des lieux de la grippe précaire » au métro Nationale puis nous dirigeons vers la CAF.

L'allocataire concernée entre, accompagnée de quatre personnes, elle prend son numéro et va s'asseoir. Le reste du groupe, une bonne vingtaine de personnes, arrive quelques minutes plus tard, puis nous attendons l'entretien au guichet.

Assez rapidement, nous sommes repérés. Malgré l'ambiance détendue, les premiers policiers en civils ne tardent pas pointer le bout de leur talkies.

Les noms des allocataires reçus défilent sur l'écran lumineux. Nous ne manquons pas d'accompagner de nos encouragements chacun des appelés à se rendre à tel ou tel guichet.

Après une vingtaine de minutes, c'est le tour de l'embrouille de la CAF qui nous a amené là et nous nous dirigeons vers le guichet indiqué. Tandis que nous commençons à exposer le litige, la "décontamination" démarre. Certains s'adressent à la guichetière, d'autres entourent de rubans collants les vigiles, d'autres encore parlent avec les allocataires présents tout en distribuant des tracts.

Bien sûr, et comme à chaque fois, la guichetière nous demande de n'être que deux ou trois face à elle : l'allocataire concernée et un ou deux accompagnants. On ne lâche pas, nous ne serons pas moins de six à nous adresser à elle pour exiger l'annulation de l'indu.

Entre-temps, 8 cars de CRS ont pris position de part et d'autre de la CAF. À notre grande surprise et amusement, nous voyons passer de l'autre côté du guichet un flic en civil qui y semble naturellement à sa place, avec sa main sur l'oreille et l'autre dans son blouson.

Pendant que le directeur de la CAF puis la responsable technique des guichets et procédures nous répondent, les vigiles essaient de bloquer l'entrée aux allocataires qui arrivent. La petite foule dispute le contrôle de la porte. Les protestations permettront de la faire ouvrir à nouveau après 10 minutes de forcing. Les allocataires peuvent à nouveau entrer. On va quand même pas nous faire porter le chapeau des emmerdes subies par des ayant droit bloqués dehors par la direction.

Nous exposons le cas. L'Assedic a mis des mois à lui ouvrir ses droits à allocation-chômage. Elle a donc dépendu du RMI. Et la voilà face à l'injonction de rembourser les RMI perçus pendant ce temps. La CAF tente sa chance en exigeant ces sommes alors que les textes prévoient explicitement que la déclaration trimestrielle de ressources (DTR), c'est à dire les ressources effectivement perçues lors de la période en cause, serve de base au calcul des droits, or cette allocataire n'a à l'exception de quelques salaires ponctuels pas eu d'autres ressources que le RMI. Et maintenant la CAF lui impute le coût de la lenteur, de l'obstruction et de la pingrerie des Assedic.

Ces magouilles de la CAF sont très fréquentes, quasi généralisées. Ils tablent sur l'absence de recours des ayants droits et le découragement. Et lorsque recours il y a, c'est comme à l'Assedic, la CAF fait tout pour ne pas reconnaître ses torts et propose un aménagement de la dette plutôt que son annulation, quitte à assortir cette "proposition" d'échelonnement de menaces : "si vous contestez, on mettra en cause votre alloc logement ou votre ouverture de droits à alloc chômage, on lancera un contrôle, vous ne serez pas gagnant et avez tout à perdre". Encore et toujours, culpabilité et peur sont autant d'armes de gouvernement auxquelles s'ajoute une dénégation constante : Ils pratiquent l'extorsion, mais les fraudeurs, c'est nous ; Ils distillent la panique et l'inquiétude parmi les précaires, mais venir à plusieurs réclamer son dû relèverait de la "prise d'otages"... alors même que c'est souvent le meilleur moyen de ne pas se faire avoir.

Finalement, lorsque la responsable réglementaire revient, elle admet que l'indu de 1582 euros ainsi que les 220 euros de "prime de fin d'année" réclamés par la CAF ne se justifiaient pas et les déclare annulés. Par principe et n'ayant ni les moyens de vivre de promesses ni de subir un revirement, nous exigeons alors une attestation écrite.

Pour les mois de RMI qui ont été versés par erreur par la CAF, alors que l'allocataire avait déclaré son changement de situation en signalant son ouverture de droit à allocation chômage, la responsable de guichet doit aussi concéder une remise gracieuse de dette.

Normalement, les allocations Assedic font l'objet d'une "neutralisation des ressources" et ne sont donc pas prises en compte lors de l'ouverture de droits au RMI. Mais il n'y a pas de petites économies lorsqu'il s'agit d'épargner contre les fauchés et il arrive que le caractère discrétionnaire de la "neutralisation des ressources" viennent trouer le fragile tissu des droits. Là, nous sommes nombreux et insistants : la chef s'engage à ce que l'allocataire, dont les droits à allocation chômage sont épuisés depuis le 22 juin, se voit appliquer cette "neutralisation des ressources". Elle pourra donc toucher dès le mois de juillet les miettes du RSA

Il avait fallu presque 10 mois de démarches humiliantes auprès de la CAF et de Pôle Emploi pour obtenir ce qui a été ici conforté en moins d'une heure par une action collective : le respect d'une forme de continuités des droits.

La tentative d'extorsion de 2000 euros de la CAF finit par coûter des milliers d'euros de frais de Police : la doctrine de l'accompagnement individuel devient encore plus gourmande en moyens matériels et humains lorsqu'il s'agit de suivre un collectif. C'est tellement dangereux ces choses-là, qu'au moins une soixantaine de policiers, dont 10 civils, aurons veillé sur nous durant l'action, puis nous suivrons à la sortie de la CAF, jusqu'à surveiller longuement ceux qui étaient aller s'offrir un verre au comptoir d'un troquet.

Nous n'accepterons plus que la CAF essaie d'extorquer le pognon des ayants droits, de nous bouffer notre énergie et notre temps. C'est collectivement que nous pouvons mettre en commun des savoirs et multiplier les expériences de résistance au contrôle de Pôle Emploi et de la CAF.


Avant d'agir en CAF, d'accompagner des allocataires, mais ou inconnus, une lecture conseillée :Salariés de la caisse d'allocations familiales, chômeurs, précaires résistons à l'entrepriseCAF !

Digression sur le "suivi individuel" avec Kafka

Plutôt CAFards que CAFteurs. Visite de la CAF Rosny par quelques CAFards de Montreuil

RMI : "Jackpot" à la CAF de Rosny-sous-bois

Lutter construit la puissance du nous, mobilisons-nous pour de nouveaux droits sociaux

Pour ne pas se laisser faire, agir collectivement :

Permanences précarité, lundi de 15h à 17h30. Adressez témoignages, analyses, questions àpermanexenceprecaritexe@cip-idf.orexg

Permanence CAP d'accueil et d'information sur le régime d'assurance-chômage des intermittents du spectacle, lundi de 15h à 18h. Envoyez questions détaillées, remarques, analyses à cap@ciexp-idf.org

À la CIP, 14 quai de charente, Paris 19e, M° Corentin Cariou, ligne 7, Tel 01 40 34 59 74


500 euros pour des précaires, étudiants, retraités et allocataires de minima

Vous ne les obtiendrez pas sans les demander

La presse vient de confirmer que cette prime, avec la quelle Sarkozy s'était fait sa pub, était un flop total : moins de 3000 précaires l'ont touché alors qu'elle en cible 250 000... Il faut en effet en connaître l'existence et en faire la demande, or la fonction de Pôle emploi et des autres institutions sociales, Caf compris, n'est pas d'informer sur les droits mais de précariser, alors ça coince. Le ministre du Budget, Éric Woerth, avait dû augmenter de 20% les fonds alloués à la prime de 200 e versée en avril dernier : plus d'éligibles que prévu ; le voilà qui plastronne dans les média : le nombre de primes de 500e versées prouve évidemment que l'ampleur des besoins des précaires et la précarité elle-même sont moins importantes que ce que l'on croit. CQFD...

500 euros cela représente quand même un demi SMIC. Il n'y a pas de raison de ne pas aller les chercher. Il n'est pas nécessaire d'être inscrit à Pole emploi, même si c'est là que s'obtient le formulaire et se fait la demande.

En gros, il faut ne pas être indemnisé par Pôle emploi (c'est le cas de la moitié des chômeurs, dont 400 000 ont moins de 25 ans), avoir été employé entre 305 et 610 h dans les 28 mois précédent une fin de cdd intervenue depuis avril dernier, y compris les étudiants et les retraités peuvent y avoir accès.

Le mode d'emploi de cette prime

Alors, parlez-en autour de vous aux éventuels concernés, c'est pas tous les jours qu'on offre un tuyau à 500e, et en option, le plaisir de cogner sur la machine à précariser qu'est Pôle emploi.

Et, pendant que vous passez à Pôle emploi, autant y diffuser de l'info, partagez. Vous trouverez avez le mode d'emploi ci-dessus deux propositions de tracts, l'un sur cette prime, l'autre contre Pôle emploi (Mépris et radiations, bienvenue à Pôle emploi).

Les mouvements de chômeurs et précaires des années 90 avaient gagné le droit à un panneau d'affichage dans les ANPE. C'est le moment d'utiliser ceux du Pôle. Une demande, un coup de pression sur la direction et l'info devient plus accessible pour les précaires, sur les droits, sur la possibilité d'agir ensemble, de ne pas baisser la tête.

Rien ne sert de courir, il faut tout remettre à plat !
Chômeur(euses), précaires, entrons en résistance !





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