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jeudi 5 mai 2011 (heure non définie)

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Attention: même si le G8 officiel est annulé (transféré à Paris), ce contre sommet à Dijon est bien maintenu (voir ci-dessous)


Face au G8 des universités, toutes et tous à Dijon les 5, 6 et 7 mai !

Le sommet mondial des universités devrait se dérouler à Paris les 5, 6 et 7 mai prochains. Soyons encore plus nombreux à faire entendre nos voix au contre-sommet de Dijon !

Lieux des rdv et transports:
http://www.contreg8db2011.lautre.net/?page_id=162

Programme :
http://www.contreg8db2011.lautre.net/?page_id=146

La première partie du G8/G20 (sommet mondial) des universités s'est tenue, comme prévu, à la saline royale d'Arc-et-Senans, en Franche-Comté. Lors de la soirée d'ouverture au Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon, un dispositif policier sans précédent a été déployé. La préfecture semble avoir jugé que des dizaines de cars de CRS et des dispositifs anti-émeutes étaient nécessaires pour protéger les pseudo-délégués de ce sommet contre les « hordes barbares et déchaînées » : quelque 80 manifestant-e-s armés de tracts et de banderoles, rassemblés sur un pont de la ville. Nous communiquera-t-on le coût d'une telle opération ?

Quelle autre preuve faudrait-il pour démontrer que, contrairement aux dénégations des deux présidents du Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur (PRES) Bourgogne - Franche-Comté, leur sommet est bien un G8 ?

Le G8 des universités 2011, organisé par la Conférence des Présidents d'Université (CPU), ressemble de plus en plus à une farce ! La paranoïa des dirigeant-e-s conduit à placer les villes en état de siège. Cette surenchère sécuritaire ne rend que plus saillante l'absence de légitimité démocratique de ces réunions qui se déroulent à huis-clos, loin du regard des étudiant-e-s, des personnels et de l'ensemble de la manifestation.

Le sommet initialement prévu à Dijon sera délocalisé à Paris, mais le lieu exact est tenu secret et ne sera pas révélé, probablement, avant la dernière minute.

A Dijon, nous maintenons le contre-sommet les 5, 6 et 7 mai. Celui-ci constituera un espace d'échanges pour réfléchir à une alternative à la libéralisation de l'éducation et de la recherche.

La mobilisation de toutes et tous doit passer à la vitesse supérieure ! Nous lançons un nouvel appel à toutes les organisations politiques, syndicales, associatives, à toutes les personnes désireuses de promouvoir une éducation émancipatrice tout au long de la vie et une recherche indépendante et critique, à amplifier la mobilisation et à nous rejoindre à Dijon lors de ce contre-sommet.

Les débats, conférences, assemblées et manifestations se dérouleront donc bien aux dates et lieux prévus. Face à la reculade de l'État qui utilise le prétexte habituel de la sécurité, avançons et emparons-nous de l'espace pour débattre sur l'éducation et la recherche que nous désirons réellement.

Nous nous donnons toutes et tous rendez-vous sur le campus dijonnais de l'Université de Bourgogne les 5, 6 et 7 mai, ainsi qu'à la manifestation samedi 7 mai, départ 14h00 du Campus, 14h30 de la Place Wilson.

Le savoir n'est pas une marchandise, l'université n'est pas une entreprise, les étudiant-e-s ne sont pas des client-e-s !

Collectif d'organisation du contre G8 de l'Éducation et de la Recherche : (Alternatifs 21, AMEB, ATTAC21, ATTAC Besançon, CGT-Ferc, CNT21, CUAE, FASE, FSU21, Forum social local21, NPA21, RUSF21, RUSF Franche-Comté, SNASUB-FSU 21, SNESUP 21, Sud éducation Franche-Comté, UEC 21, UGED-FSE, Individu-e-s)

Site : www.contreg8db2011.lautre.net

Mail : contreg8-db-2011 riseup.net

Contact tél : David 06 29 93 09 83

Source : http://www.cnt-f.org/fte/?Face-au-G8-des-univ...


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Appel à un contre G8 de l'éducation et de la recherche

La France présidera les G8 et G20 en 2011. Du 28 au 30 avril à Besançon et du 5 au 7 mai 2011 à Dijon se déroulera le G8 des Universités, volet éducation et recherche du G8-G20 qui aura lieu à Cannes en novembre 2011.

Le G8-G20 est le moteur de la mondialisation néolibérale ; il définit l'agenda politique qui est ensuite mis en œuvre par toutes les grandes organisations internationales. Dans ce contexte, le « G8 des Universités » est d'apparition récente. L'édition 2011 de Dijon/Besançon sera la quatrième. Alors que les 3 premiers s'étaient concentrés sur le thème très consensuel du « développement durable », l'objectif affiché du G8 des Universités de 2011 est de planifier la marchandisation de l'éducation et de la recherche. Cette politique d'amplitude internationale détruit déjà le service public d'éducation et de recherche qui offre des garanties minimales en termes d'accès aux études supérieures.

A tous les niveaux, l'éducation et la recherche publiques subissent une dégradation accélérée. Elles sont parmi les services publics fortement touchés par les intérêts du capitalisme, tant à l'échelle européenne qu'à l'échelle mondiale. Sous le prétexte facile de politiques d'austérité, l'Union Européenne et les gouvernements mettent en place des réformes sociales et pédagogiques destructrices. De la maternelle à l'université et pour ce qui concerne la recherche, la tendance est de faire de l'enseignement et de la recherche une marchandise intégrée au marché capitaliste avec pour conséquences le diktat d'une économie de la connaissance, la généralisation d'une pensée unique et totalisante, une aggravation des inégalités sociales, des conditions de travail rabaissées, des droits syndicaux bafoués, libertés académiques (recherche et enseignement) menacées, etc.

Le constat est identique en Europe et ailleurs. La France, la Grèce, l'Italie, la Grande-Bretagne, l'Espagne, le Portugal, la Suisse, l'Autriche et d'autres pays sont déjà entrés en lutte contre ces politiques de marchandisation du savoir. Présentes dans les pays où les réformes sont en cours et ceux où le système d'éducation et de recherche est déjà réformé, ces luttes et leurs revendications sont transnationales. Pour mieux contrer les attaques, il convient de regrouper nos forces de réflexion et d'action. Pour nous, il est urgent d'organiser une résistance globale à laquelle participe ce contre G8 dont les objectifs sont :

de mettre en lumière les questions sociales en lien avec le thème de l'éducation et de la recherche et de fournir un lieu pour l'échange d'expériences pratiques et de discussions théoriques, et des débats autour du rôle de l'éducation et de la recherche, des conditions de leur réalisation et de leurs impacts économiques, sociaux, politiques et environnementaux, aux niveaux local, régional et international.

de faire entendre d'autres discours sur l'éducation et la recherche, remettre en question la façon dominante d'enseigner et de rechercher, ses institutions et méthodes formatées par des politiques économiques néolibérales, la compétition, la mondialisation des marchés, le consumérisme, la domination et l'exploitation des hommes et de la nature.

de réaffirmer le pouvoir de l'éducation pour forger la conscience critique, réduire le fossé entre les cultures et les pratiques et libérer les populations de l'oppression, les sortir de l'isolement et de leur éclatement.
Nous proposons de réfléchir ensemble autour des axes suivants - qui ne sont bien sûr pas exclusifs : l'accès à l'éducation et à la recherche ; la précarisation ; l'excellence ; l'autonomie ; la professionnalisation ; la mobilité ; la situation des étudiant-e-s étranger-e-s ; les pédagogies alternatives ; les modalités de luttes ; l'éducation et la société.

Ce carrefour international entre les réseaux œuvrant dans les champs de l'éducation et de la recherche se veut être un moment fédérateur qui rassemblera des enseignant-e-s, étudiant-e-s, universitaires, chercheur-e-s, parents d'élèves, militant-e-s, et tous ceux et celles qui se sentent concerné-e-s par ces sujets, aux niveaux local, régional et international.

Nous appelons au Contre G8 de l'éducation et de la recherche qui se déroulera à Dijon du 5 au 7 mai 2011.

Collectif d'organisation du contre G8 de l'Éducation et de la Recherche (Alternatifs 21, AMEB, ATTAC21, ATTAC Besançon, CNT21, CUAE, FASE, FSU21, Forum social local21, NPA21, RUSF21, RUSF Franche-Comté, SNASUB-FSU 21, SNESUP 21, Sud éducation Franche-Comté, UEC 21, UGED-FSE, Individu-e-s)

www.contreg8db2011.lautre.net

Source : message reçu le 17 avril 11h
Source : liste de diffusion Prep.Coord.Nat., reçu le 13 avril 19h
Source : http://www.contreg8db2011.lautre.net/?p=15#mo...
Source : http://www.cnt-f.org/fte/spip.php?article3315


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Le contre-sommet est maintenu !

Annulation du G8 (officiel) des universités à Dijon mais la marchandisation de l'éducation et de la recherche continue : le contre-sommet est maintenu ! - Communiqué du collectif dijonnais d'organisation du contreg8 de l'éducation et de la recherche, 23 avril 2011

Dans une dépêche de l'agence AEF du 21 avril, la présidente de l'Université de Bourgogne défendait son choix d'organiser le G8 (rebaptisé "sommet mondial") des universités à Dijon. Selon elle, il n'y serait nullement question de marchandisation de l'enseignement supérieur car les pays invités ne se limitaient pas aux seuls 8 plus riches, ni même 20 plus riches de la planète. Ces propos font écho à l'attitude du président de l'Université de Franche-Comté, décrite dans un article de l'Est républicain du 19 avril. Celui-ci aurait "pris ses distances avec l'impopulaire G20 politico-économique".

La présidente de l'UB déclarait également avoir été "tout à fait favorable" à l'organisation d'un contre-sommet car "Cela permet à la communauté universitaire de s'emparer de ces sujets et de leur donner une expression complémentaire, au-delà des seuls présidents et recteurs".

Ces déclarations vertueuses de la part des deux présidents contrastent singulièrement avec les actions au caractère foncièrement néo-libéral qu'ils ont entreprises au cours des derniers mois : choix de répondre aux appels d'offre du Grand Emprunt de Nicolas Sarkozy, création d'une Fondation de Coopération scientifique, au président payé 100 000 euros, sans représentants des personnels et étudiants au Conseil d'Administration mais aux chefs d'entreprises bien présents, lancement de "l'Université fédérale" appelée à redéfinir toute la carte des formations dans un contexte de restrictions budgétaires tous azimuts, etc.

Le 22 avril, nous apprenons que la deuxième partie du Sommet mondial des universités est annulée, ou reportée, sur demande du maire de Dijon. Celui-ci invoque une hypothétique menace des anarchistes autonomes. Le pseudo "sommet mondial des étudiants" de Besançon devrait, quant à lui, se dérouler comme prévu du 28 au 30 avril.

Ces menaces, peut-être fantasmées, ne doivent pas masquer l'essentiel : les politiques impulsées par le G8/G20 sont néfastes et honnies par l'immense majorité de la population mondiale. Nos politiques locaux le savent bien, tout comme nos présidents d'universités. Cette annulation traduit sans doute une gêne face à l'absence de légitimité démocratique de ces grand' messes.

Les actions prévues à Besançon pour coïncider avec la première partie du sommet sont maintenues. Les débats, conférences, ateliers, tables rondes, projections, concerts prévus à Dijon du 5 au 7 mai sont maintenus. Parce que nous pensons que l'Université doit être un lieu ouvert, formant à l'esprit critique, à la réflexion, nous appelons la présidente de l'UB à honorer ses promesses pour que cette « excellente » initiative puisse se dérouler dans les meilleures conditions.

Enfin, parce que nous pensons que la marchandisation du savoir et de l'enseignement sont néfastes, contre-productifs et rejetés par l'immense majorité, nous appelons à une grande manifestation samedi 7 mai, départ 14h00 du Campus, 14h30 de la Place Wilson.

Source : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?ar...

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/16111

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LE DIALOGUE DES CULTURES A L'ECOLE

Par Anonyme, le 05/06/2011 à 18:45

LE DIALOGUE DES CULTURES A L'ECOLE

Martine Boudet
professeure agrégée de Lettres modernes

L'Ecole, dont les médias font régulièrement la chronique, est à l'image de la société: perte croissante des repères ou des protections, expérience dangereuse des limites, sentiment d'impunité....Dans le contexte de la crise systémique, les dénis sociaux et démocratiques dont les pouvoirs publics donnent l'exemple, la banalisation de l'extrêmisme xénophobe ont engendré un climat délétère, marqué par la dépression ou par la violence. Tel est le constat du médiateur de la République: «la France est au bord de l'épuisement»1. Ou celui des Assises sur le harcèlement à l'école, tenues début mai 2011: un élève sur dix serait victime de cette forme de violence aggravée.

L'économie de la connaissance et ses avatars

De nombreuses analyses et mobilisations ont porté sur le degré de légitimité des réformes en cours dans l'Education nationale, spécialement dans le domaine de la gestion des institutions, statuts et budgets. Il est nécessaire de faire aussi le point sur les programmes et contenus de formation et d'apprentissage. Cela dans le cadre de la mondialisation déclinée par la stratégie de Lisbonne à l'échelle de l'Union européenne depuis une décennie. Au nom du critère de la rentabilité immédiate et de la concurrence marchande, «l'économie de la connaissance» renforce, dans le paysage de la recherche et de l'enseignement, les clivages voire les conflits d'intérêt entre corporations, entre disciplines et entre cultures.

A quoi assistons-nous en effet? A l'émergence d'une technocratie dont les objectifs s'imposent souvent en lieu et place des instances et débats pédagogiques et didactiques. Certes, la rationalisation de la vie et des activités scolaires est une bonne chose, le risque est grand , en l'absence de contrepoids suffisants, d'aboutir au formatage des personnels et usagers. Aux dires de responsables de CRDP, la lecture des revues professionnelles accuse un net recul, au moment où est mis en place le socle des compétences, où est informatisée la pédagogie par objectifs. La perte de réactivité pédagogique est aussi à la mesure de la raréfaction des prérogatives des IUFM et de l'INRP, de la formation initiale et continue des professeurs, de la diminution des budgets alloués aux associations spécialisées...
A cette tendance managériale dont la dérive est implicitement ou explicitement autoritaire selon le degré de docilité ou de résistance des personnels, s'ajoute l'instrumentalisation des sciences et des techniques. Ce phénomène résulte quant à lui d'un processus ancien, datant de l'après 68, qui vit l'essor de l'enseignement technologique, de l'économie et des mathématiques comme discipline fondamentale. Ce dernier fait ayant été alimenté par la création des IREM (Instituts de Recherche sur l'Enseignement des Mathématiques)2, qui a permis l'harmonisation de la discipline aux différents degrés et la promotion de la filière S comme filière d'excellence, ainsi que ses suites à l'échelle universitaire et de la recherche.

Le déséquilibre entre les champs disciplinaires n'a fait que s'amplifier au cours des décennies. Pour exemple, sur la ville de Toulouse, les pôles de compétitivité à caractère international sont spécialisés dans la recherche en sciences physiques et du vivant: l'Aerospace campus (2000 chercheurs, 600 millions d'euros, 17 immeubles) et le Cancéropôle qui est de même envergure. Le plan campus concerne surtout les universités de Rangueil (sciences) et des sciences économiques et sociales, en particulier sur un programme de promotion des nanotechnologies. L'Université du Mirail n'a droit qu'à la réhabilitation de son patrimoine immobilier. Dans le cadre de la LRU, l'investissement privé risque d'y être négligeable également.

D'une manière générale, au nom de la rentabilité économique, le secteur des arts, Lettres et sciences humaines et sociales (SHS) subit une marginalisation croissante. Dans le cadre des lycées, le recrutement de la filière littéraire connaît une érosion régulière, plafonnant à moins de 10%: son public est majoritairement féminin, d'origine populaire et immigrée. Un rapport de l'IGEN (Inspection générale de l'Education nationale) publié en 20063 recommandait un certain nombre de dispositions intradisciplinaires aptes à réhabiliter la filière L, à l'adapter aux évolutions scientifiques et culturelles; il ne fut pas ou peu mis en application.

A ces clivages corporatifs et disciplinaires s'ajoutent ceux qui perdurent entre cultures de genre. Mai 68 a correspondu au déclin du patriarcat, symbolisé à l'époque par le général Président. Dans le trio anthropologique, c'est le jeune qui a remplacé le père en position de leader, du fait des retards mis à l'émancipation féminine et à la parité homme-femme. Entre autres facteurs, la démagogie jeuniste résulte du caractère unilatéral de la démocratisation du système scolaire: le monde enseignant se trouve souvent pris en étau entre la pression grandissante du terrain, le mandarinat universitaire et un certain immobilisme hiérarchique. La promotion d'une recherche appliquée en sciences de l'éducation permettrait de libérer la créativité enseignante. Par ailleurs, il manque des enquêtes pour évaluer la part spécifique de souffrance au travail des femmes professeures: maints témoignages montrent son importance et la nécessité de prendre davantage en compte les différences culturelles de genre. Le réablissement de l'autorité enseignante passe par la mise en place de démarches de co-éducation et de mise en responsabilité des femmes, dans une corporation majoritairement féminine.

A cesphénomènes s'ajoutent les passifs liés au choc contextuel des civilisations, tel qu'enregistrés dans les établissements des banlieues. Le débat tronqué sur l'identité nationale et récemment sur l'un de ses corollaires, la laïcité (fermée), a pu renforcer les fractures existant avec les publics d'origine immigrée. Comme les médias d'information, des films primés, Entre les murs4 et La journée de la jupe, ont fait connaître les dysfonctionnements de la vie scolaire dans ce cadre.

Autant dire que les déséquilibres grandissants du système éducatif, tant dans les relations avec son administration qu'entre les champs disciplinaires et entre les cultures communautaires, contribuent à la déperdition du sentiment d'appartenance à une culture commune. Et empêchent sur le terrain la mise en oeuvre de projets d'établissement fédérateurs et créatifs. Confrontés à la réalité d'une Ecole à deux vitesses et d'une compétition renforcée par la privatisation croissante, sur le mode néo-libéral, du service d'éducation, les élèves français sont les plus stressés des publics testés par l'OCDE5.

De la refondation de l'éducation à la citoyenneté

Comment promouvoir dans ces conditions l'éducation à la citoyenneté , celle-ci s'avérant aussi un facteur déterminant de la refondationd'un civisme adulte assaini? Ce dont il s'agit en effet, c'est de parer aux multiples formes, consuméristes et narcissiques, du libéralisme moral, tel que médiatisé par la politique spectacle et par la culture people dont la cible est la jeunesse et qui s'ajoutent aux méfaits précités de l'économie de la connaissance.

Au plan institutionnel, rien ne s'oppose à cette entreprise. Le socle commun des apprentissages inscrit la compétence sociale et citoyennecomme l'un des sept piliers. Le ministère de l'Education nationale souscrit régulièrement à des démarches d'adhésion au développement durable, aux cultures européennes, aux littératures francophones, de remémoration des drames de l'histoire tels l'esclavage ou la Shoah... Pour autant, le ressenti est que l'éducation à la citoyenneté reste trop souvent parcellaire et ne marque pas durablement les publics. Quand elle est appliquée, comme c'est le cas dans le cadre du cours d'histoire -géographie (ECJS...). L'initiation aux littératures francophone et européenne, mise en place avec la réforme du français en lycée en 2000-2001, est restée quasiment lettre morte: les manuels scolaires y font peu référence, il n'y a pas de véritable accompagnement pédagogique: cela ne fait pas partie des priorités, comme l'on dit.
Quant à l'enseignement du FLE (français langue étrangère) à destination des publics étrangers ou d'origine immigrée, sa marginalisation est inversement proportionnelle à son intérêt pour l'intégration des publics à la communauté nationale et pour la construction d'une didactique de l'interculturel en français6. Autres exemples du même ordre, la mise à l'écart partielle de la sociologie dans le cadre de la réforme de la filière ES, la suppression de l'enseignement de l'histoire en terminale S qui s'ajoute à celle des TPE (travaux personnels encadrés) en classe de Terminale.

Limites et perspectives du modèle républicain

Comment expliquer un tel bilan? En fait, aux dérives mondialisées de l'économie de la connaissance, il faut ajouter les limites du modèle républicain. L'objectif qui a consisté à mettre «l'enfant au centre des apprentissages» correspond, entre autres facteurs constitutifs, à la conception individualiste de la République française. Son indéniable légitimité réside dans la valorisation de la dignité de toute personne, dans la possibilité qui est donnée à chacun(e) de construire une personnalité autonome également. Cela dit, il devient urgent de pondérer les inévitables dérives egocentrées, ethnocentrées et unitaristes de ce modèle. A défaut de quoi, dans le rapport des forces socio-éducatif actuel, l'on s'expose à renforcer les concurrences et compétitions plus ou moins loyales, l'isolement des plus faibles également. Autre exemple de dérive, la défense des ressortissants français à l'étranger s'effectue trop souvent de manière unilatérale et nombriliste, au détriment ou en l'absence de celle de peuples fragilisés ou dominés par notre Etat-nation, cela au compte d'intérêts contestables.

A contrario de la tendance lourde de la société, éduquer les publics à un décentrement volontaire à l'égard des instances de pouvoir ou de consommation nécessite de théoriser et de mettre en pratique une citoyenneté de l'altérité. « Je est un autre » disait Rimbaud.Au plan technique, la société des médias à laquelle sont formés les jeunes permet de relayer cette entreprise. Celle-ci complète par ailleurs la toute aussi nécessaire éducation à un développement soutenable et à la bio-diversité. Le respect de l'autre et de sa différence passe d'abord par celui de son environnement.

Les prémisses de cette citoyenneté de l'altérité nous ont été donnés avec la reconnaissance par l'Etat, les médias, les entreprises...du principe de «diversité culturelle» , tel que revendiqué par les jeunes des banlieues en 2005. Il faut rappeler que ce «mai 68 des banlieues» a précédé la mobilisation juvénile et populaire qui obtint dans la foulée l'abrogation de la loi sur la création du contrat première embauche (CPE).
Pourquoi ce principe n'a-t-il pas été encore vraiment pris en compte dans l'Education nationale? L'obstacle réside dans les préjugés vivaces à l'égard des différentes formes de culture communautaire, qu'elles soient d'ordre religieux, linguistico-culturel, ethnique. A la différence de maints pays européens limitrophes, tels l'Espagne, notre pays cultive une méfiance excessive à l'égard des expressions religieuses (démarche dite de «laïcité fermée»), de celle des langues-cultures des régions historiques, des DOM-TOM, des banlieues. Le culte de l'unité nationale, de l'universalisme et d'une citoyenneté individuelle ne doit pas conduire à des formes extrêmes de déculturation qui seraient autant de pertes de substance ontologique, d'être au monde. Le déni des problématiques culturelles (au sens anthropologique du terme) conduit à des aberrations: du fait de l'hégémonie grandissante de l'anglo-américain comme langue scientifique, commerciale, diplomatique... les menaces qui pèsent sur l'avenir du français, pourtant langue de l'unité républicaine, comme le décrète l'article 2 de la Constitution, ne donnent lieu à aucune forme de résistance organisée. La transmission du patrimoine national est en jeu; au-delà, c'est d'adaptation à la nouvelle donne mondialisée dont il s'agit:

« Historiquement, le sujet moderne s'est incarné d'abord dans l'idée de citoyenneté, qui a imposé le respect des droits politiques universels par-delà toutes les appartenances communautaires.(…)Pendant la période dominée par le paradigme social, c'est la lutte pour les droits sociaux (et en particulier pour les droits des travailleurs) qui a été au centre de la vie sociale et politique.

Aujourd'hui, l'installation du paradigme culturel met au premier plan la revendication de droits culturels. De tels droits s'expriment toujours par la défense d'attributs particuliers mais ils confèrent à cette défense un sens universel. »7

L'adaptation de l'Education nationale à la mondialisation nécessite d'apporter des réponses aux questionnements d'ordre anthropologique des publics: concernant les relations à entretenir entre pays de l'Union européenne, du nord et du sud, avec l'Islam, la chrétienté et la laïcité, avec la francophonie, l'anglophonie et la culture people, entre les cultures de genre, entre les générations... Jusqu'à présent, les réponses institutionnelles sont essentiellement d'ordre structurel ou de l'ordre de la sanction, scolaire, policière, militaire même: création des établissements ambition-réussite, des internats d'excellence, du policier-référent, relégation des publics violents dans l' espace incontrôlé des casernes 8….Entre autres démarches pédagogiques, le dialogisme interculturel, interdisciplinaire, paritaire, inter et intragénérationnel… s'impose pour éduquer à une citoyenneté plurielle, complexe et évolutive ce faisant:

« L'émergence d'une épistémé de la diversité impose des remises en cause méthodologiques et épistémologiques.(…) Tous les Etats occidentaux sont confrontés à ces interrogations. Le modèle centralisateur et uniformisateur jacobin dont la France post-révolutionnaire fut l'exemple achevé, mais qui fut à l'œuvre, avec des nuances, partout en Occident ainsi que dans l'ensemble des anciennes colonies et particulièrement au Nouveau monde, est progressivement contesté.(…) Parallèlement émerge une nouvelle mentalité visant à prendre davantage en compte les différentes composantes de la diversité. Ce phénomène s'explique par une meilleure prise de conscience de l'altérité, par la multiplication des échanges et des rencontres interculturelles, par les nécessités d'améliorer les relations entre les communautés et d'éviter les dérives «nationalitaires».»9

A rebours de l'unitarisme comme des communautarismes, il s'agit donc de pratiquer «l'unité dans la diversité», comme le dit la devise européenne. A rebours de l'économie de la connaissance technocratique et technoscientiste, qui maintient élèves et citoyens dans l'empirisme inter-subjectif10, la reconstruction d'un pacte de convivialité adapté aux enjeux de la période passe par la didactisation des fondamentaux des SHS. Entre autres sciences à promouvoir, citons l'anthropologie (dont l'un des objets est la question des appartenances culturelles, de quelque nature qu'elles soient) et la sémiologie (dont l'analyse porte sur les représentations, précieuse dans la société des médias)... La rééquilibration des humanités universitaires et scolaires est conditionnée par ailleurs à la création d'un Institut de recherche pour l'enseignement du français discipline fondamentale et du champ disciplinaire associé (IREF) et au-delà à celle d'un institut interdisciplinaire de la Francophonie. La publication récente d'un référentiel en histoire de l'art 11est un exemple à suivre, pour la reconfiguration du champ des sciences de l'éducation. Cela dans l'objectif d'une éducation à l'altérité, condition nécessaire à la réhabilitation dans notre pays du jeu démocratique et d'une politique de co-civilisation.12

Bibliographie

Abdallah -Pretceille Martine, L'éducation interculturelle (Que sais-je ?)

Agazinski Sylviane, La politique des sexes (Seuil, 2001)

Appel à promouvoir français, Lettres, langues, arts, philosophie, sciences sociales...(2008)
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article150

Attac (texte collectif): Economie de la connaissance- http://www.france.attac.org/archives/spip.php?article9411

Baumgratz Gangl Gisèle, Compétence transculturelle, Paris -Hachette, 1993

Boudet Martine- Saint-Luc Florence, 2010, Pour une politique éducative de co-civilisation -propositions alternatives pour la formation des enseignants
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article3472

Bourdieu Pierre (2002), La domination masculine, Points- Essais

Clanet Claude, (1993) L'interculturel-introduction aux approches de l'interculturel en éducation et en sciences humaines(Presses Universitaires du Mirail

Férréol Gilles et Jucquois Guy, Dictionnaire de l'altérité et des relations interculturelles (Armand Colin, 2003)

Meirieu Philippe, Vers une école de la citoyenneté, in Construire ses savoirs, construire sa citoyenneté du GFEN (Chronique sociale, 1996)

Morin Edgar. (1999), Relier les connaissances (le défi du 21e siècle) ouvrage collectif (Seuil,)

Morin Edgar (2008),Pour une politique de civilisation, Diffusion Seuil

Touraine Alain (2005), Un nouveau paradigme (pour comprendre le monde d'aujourd'hui) Fayard

Touraine Alain (2007), Penser autrement, Fayard

Wolton Dominique (2006), Demain la francophonie, Flammarion


1Rapport annuel Médiateur de la République (2011)
http://www.mediateur-republique.fr
(voir Le rapport annuel 2010 du Médiateur de la République (PDF - 2.7Mo)
et le Dossier de presse du rapport annuel 2010 (PDF - 1.3Mo)



2Le portail des IREM : www.univ-irem.fr

«Ce sont des services de l'université, en relation avec le département des mathématiques, les services rectoraux, l'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) et l'inspection de mathématiques. Les IREM ont été créés en 1969 avec les missions suivantes : contribuer à la formation initiale et continue des enseignants, contribuer à l'expérimentation pédagogique, élaborer et diffuser des documents pour enseignants et formateurs, mener des recherches sur l'enseignement des Mathématiques.

La principale originalité et richesse des IREM est de réunir pour ces missions des enseignants de Mathématiques de tous les niveaux (collège, lycée, lycée professionnel et technique, école, université, IUFM). Les différents IREM se sont progressivement organisés en un réseau de 26 IREM en France. »



3 Rapport de l'Inspection Générale de l'Education nationale (2006), Evaluation desmesures prises pour réévaluer la filière littéraire en lycée



4Subventionné par un programme de France 2 et par l'Acsé (Agence nationale pour la cohésion nationale et l'égalité des chances), ce docu-fiction s'inscrit dans le courant de la diversité culturelle, Ce courant est représenté par d'autres œuvres collectives, telles le film Indigènes de Rachid Bouchareb (2006) qui concerne l'histoire coloniale. Rappelons qu'à cette époque, fut abrogé l'article de loi portant obligation d' «enseigner à l'Ecole le caractère positif de la colonisation ».



5 C'est en France également que la consommation des calmants et des anxiolétiques est la plus importante



6Collectif national FLE-FLS (Chantal Forestal), Livre blanc de la langue-culture française et de son enseignement en France et à l'étranger, p.3 :

« Dans le secteur public, les enseignants spécialisés FLE/FLS ne peuvent être titulaires puisqu' aucun type de concours de la fonction publique ne leur est spécifiquement destiné. Ces enseignants sont donc agents non titulaires, pour l'immense majorité en contrat à durée déterminée, sans aucun espoir d'avenir professionnel et quel que soit le type d'organisme pour lequel ils travaillent : universités, collectivités et entreprises publiques, ministères de l'Éducation ou de l'Agriculture. Mal reconnus bien que parfaitement formés, ils assurent des missions pérennes, et prouvent chaque jour par leurs compétences, leur expérience et leurinvestissement qu'ils sont un élément indispensable au bon fonctionnement d'une véritable mission de service public, à savoir l'accueil et la formation depersonnes désireuses d'apprendre le français pour vivre et s'intégrer en France, pour participer aux échanges économiques internationaux ou encore simplement pour découvrir et diffuser la culture française. Ils servent donc l'intérêt général et contribuentau bien-être à la fois matériel et culturel des populations françaises et francophones du monde entier. »



7 Alain Touraine, Un nouveau paradigme (pour construire le monde d'aujourd'hui) p. 337- Fayard, 2005.



8"NON à la politique « éducative » nationale-sécuritaire discriminatoire" - Pétition : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N10350



9 Gilles Ferréol et Guy Jucquois, Dictionnaire de l'altérité et des relations interculturelles, p.100-101 (Armand Colin, 2003)



10www.pacte-civique.org. La création du pacte civique eut lieu les 14 et 15 mai 2011



11trois propositions de référentiels en histoire de l'art et archéologie mis en ligne sur le blog de l'APAHAU,'association des professeurs d'archéologie et d'histoire de l'art des universités.

12Alain Touraine (2007), Penser autrement, p. 255-257 Fayard
"L'idée de communication interculturelle ne peut se développer que dans l'aire d'influence des sociétés qui reconnaissent l'universalisme de la raison et celui des droits humains.(…) La modernité n'existe pas sans le sujet, et celui-ci n'existe pas sans la modernité, c'est-à-dire hors de l'association de la raison et des droits individuels. Avec cette triade, la communication interculturelle est possible."


Pétition: non à l'économie de la connaissance

Par Anonyme, le 04/05/2011 à 10:08

PETITION

Non à l'économie de la connaissance

Pour la reconstruction républicaine, défense et promotion de l'Education nationale, des sciences sociales et des cultures

La menace que fait peser l'extrême-droite nationaliste et xénophobe sur l'avenir politique du pays manifeste la perte des repères citoyens, dans un contexte de crise systémique. En amont, les dénis démocratiques dont les pouvoirs publics donnent trop souvent l'exemple engendrent un climat social marqué tant par la dépression que par la violence, en particulier la violence juvénile à l'Ecole et dans les banlieues.

De nombreuses analyses et mobilisations ont porté sur le degré de légitimité des réformes en cours dans l'enseignement et dans le cadre d'autres services publics ...En complément de ce débat nécessaire sur la gestion des structures existantes ou à venir, s'impose de pondérer l'émergence du capitalisme cognitif, institué par la stratégie de Lisbonne à l'échelle de l'Union européenne (2000). A la montée en puissance d'une technoscience instrumentalisée pour sa rentabilité, s'ajoute en effet une technocratie d'Etat étroitement gestionnaire, qui réduit toujours plus la part de libertés et de réactivité des fonctionnaires, enseignants et usagers.
Quel bilan faire de la gestion en France de « l'économie de la connaissance » en une décennie?

- démantèlement du CNRS comme centre autonome de recherche fondamentale et appliquée

-dans le cadre de l'application de la LRU et d'autres politiques de rentabilisation de la recherche et de l'enseignement (création des pôles de compétitivité.des labex...), marginalisation croissante du champ des arts, Lettres et sciences humaines et sociales ou instrumentalisation des SHS pour la commercialisation des applications scientifiques

-fermeture des IUFM et de l'INRP et mise à l'écart des sciences de l'éducation, formation des jeunes enseignants au rabais et dans des conditions intolérables

-imposition progressive de l'anglais comme langue scientifique et commerciale; projet d'enseignement de l'anglais à l'Ecole dès la maternelle

-marginalisation de la filière littéraire des lycées, dont le public est majoritairement féminin

-mise à l'écart des sciences sociales dans le cadre de la réforme de la filière SES, suppression de l'enseignement de l'histoire e n terminale S

-abrogation du statut d'intermittent du spectacle.

La liste est longue des réformes programmatiques et de leurs conséquences, qui entravent la conception et la transmission des savoirs et des cultures et qui démantèlent les piliers du pacte républicain qui unit les Français. Dans ce contexte, nous appelons responsables, élus et candidats

-à oeuvrer au rééquilibrage et à l'harmonisation de la gestion des champs disciplinaires à tous les niveaux de la recherche et de l'enseignement: création de pôles de recherche à caractère socio-culturel, réhabilitation de la formation enseignante, maintien des diplômes nationaux , des préparations aux concours nationaux de recrutement (CAPES, agrégation...), des masters dans tous les établissements, amélioration des débouchés professionnels des diplômés….

- à faire de la défense de l'Ecole une cause nationale, en particulier par la promotion de l'éducation à la citoyenneté dans un cadre (inter)disciplinaire et par référence aux différentes sciences sociales

-à oeuvrer à la promotion d'une francophonie progressiste et ouverte aux cultures du monde et de France: création d'un institut de la francophonie favorisant la coopération culturelle avec les pays francophones, du Sud et du monde, réhabilitation de la filière littéraire (lycée général) et de l'enseignement du français, promotion d'une laïcité ouverte, de la diversité culturelle et du dialogue interculturel à l'Ecole et spécialement dans les établissements de banlieues et des DOM-TOM....

Premiers signataires
Esra Aykin (poète, essayiste, enseignante en allemand et Lettres), Franc Bardou (poète, occitan, académie de Toulouse), Michel Barthélémy (sociologie- CNRS Paris), Martine Boudet (Lettres- académie de Toulouse), Thierry Brugvin (sociologie-Besançon), Henri Callat (philosophie- colloque interdisciplinaire de Carcassonne), Jacqueline Chénieux-Gendron ( Lettres Classiques, CNRS Paris), Didier Coureau (Etudes Cinématographiques, Université Stendhal-Grenoble III), Christian Delarue (droit-Rennes), Tosse Ekue (animation interculturelle-Toulouse), Yann Fiévet (sciences économiques et sociales, académie de Versailles), Olivier Labouret (psychiâtrie-hôpital d'Auch), Roger Parmentier (sciences sociales et théologie, université de Paris 12), Sylvie Patron (UFR Lettres, arts, cinéma, Université Paris Diderot Sorbonne), Martine Steinmetz (Lettres modernes, académie de Toulouse), Jérôme Valluy (sciences politiques, université de Paris La Sorbonne)

Contact pour soutien (Promotion français-Lettres) promofexs.lettres@gmexail.com


Référence
Appel à promouvoir français, Lettres, langues, arts, philosophie, sciences humaines et sociales…(2008)http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article150

en guise de complement, des

Par Anonyme, le 30/03/2011 à 13:27

en guise de complement, des lectures possibles:

- L'école, atelier de la société usine

- Dix thèses sur l'université productive