thème : travail
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mardi 12 octobre 2010 à 18h

2 parties : 1 2

Assemblée générale interprofessionnelle

L'Ag interpro appelera les grévistes de mardi 12/10 à la tenue d'une AG le soir-même à la Bourse du Travail (la salle Croizat a été réservée par SUD Educ à cet effet à partir de 18h00 ) par un tract diffusé dans la manifestation. Rdv est pris pour rédiger le tract vendredi soir à 18h00 au bout de la voie 2.

Source: CR de la précédente AG ci-dessous


Compte-rendu de l'AG interpro Idf de mardi dernier.

Un CR partiel (et surement partial !) de l'AG interpro de mardi dernier à la Gare de l'est.

Une bonne centaine de participants, dont un certain nombre de "nouveaux" / semaine dernière, notamment des salariés de l'éduc ( CNAM, documentaliste...), mais aussi des précaires et chômeurs. Des syndiqués (Sud rail, Sud Educ, SNES, CGT éduc), d'autres pas.

La discussion a porté à la fois sur les moyens à mettre en oeuvre pour amener le maximum de personnes à prendre leur lutte en main dans des AG souveraines, sur la manière de construire une grève reconductible qui ne soit pas décrétée d'en haut à partir de mercredi prochain, et sur le type d'action susceptibles de mobiliser tous ceux qui, à partir de situations et d'analyses souvent trés variées, se reconnaissent dans le mouvement en cours. L'ag a également entamé une réflexion sur la manière de s'adresser collectivement aux médias et sur la confection d'un matériel de propagande à destination de "l'opinion publique".

En substance, tout le monde s'accorde sur la nécessité d'une organisation par la base, qui permette de contrôler aussi bien nos revendications que notre agenda et nos modes d'action.Nécessité de ne pas subir le calendrier et les initiatives de l'Intersyndicale dans les semaines à venir.

En ce qui concerne la reconduction de la grève mercredi, elle est cruciale, ce qui implique de faire sauter les verrous qui retiennent les collègues: en clarifiant les revendications ( il faut, au minimum, exiger le retrait du projet Woerth-Sarko), en démontant l'argt démographique (ce n'est pas parce qu'il y a 10 fois moins de paysans en France depuis 45 pour 20 millions de Français en plus que nous connaissons une famine), en insistant sur les possibilités de financement (le PIB de la France, aura, de l'aveu même du COR, probablement doublé d'ici 2040), et en ciblant de manière explicite les fossoyeurs du système par répartition, à savoir les Banques et les Assurances.

Concernant les modes d'action: il est trés important de proposer dans les jours qui viennent un éventail d'initiatives trés large, allant de l'occupation de lieux symboliques (choisis, par exemple, dans le patrimoine immobilier de certaines assurances), au blocage de Gare ou de site industriel, en passant par des rassemblements plus médiatiques, (devant les sièges sociaux des mêmes c° d'assurances, par ex...).

A la suite de ces échanges, un certain nombre de décisions et de Rdv ont été pris:

  • L'Ag interpro appelera les grévistes de mardi 12 à la tenue d'une AG le soir-même à la Bourse du Travail (la salle Croizat a été réservée par SUD Educ à cet effet à partir de 18h00 ) par un tract diffusé dans la manifestation. Rdv est pris pour rédiger le tract vendredi soir à 18h00 au bout de la voie 2.
  • Tous ceux qui peuvent differ le tract mardi, ont Rdv à 13H00 devant le cinéma Le Bretagne, sur l'esplanade de Montparnasse, devant le centre commercial. Ce sera aussi l'occasion de décider collectivement de la manière dont nous intervenons dans le cortège ( point fixe, "canyon", cortège...).
  • L'AG appelle également à tenir une Ag de grévistes le mercredi 13 à 17h00 à la Bourse du Travail, pour faire le point sur les reconductions du matin et discuter des suites du mouvement.
  • Par ailleurs, elle invite tous ceux qui le peuvent à participer et à transmettre ces Rdv lors de la réunion consacrée aux retraites à l'appel de Sud Rail et du Collectif unitaire du 12è, à la Gare de Lyon, demain vendredi à 17h3O sous l'horloge.

Source : liste AG-IdF, reçu le 7 octobre 15h


Adresse à tous les travailleurs

A l'initiative de cheminots de la Gare de l'Est et d'enseignants du 18ème, nous avons été une centaine de salariés (du rail, de l'éducation, de la poste, de pme de l'agro-alimentaire, de l'informatique…), de retraités, chômeurs, étudiants, travailleurs avec ou sans papiers, syndiqués ou non, à nous réunir le 28 septembre et le 05 octobre pour discuter des retraites et plus largement des attaques que nous subissons et des perspectives pour faire reculer ce gouvernement.

Nous avons été des millions à manifester et faire grève lors des dernières journées d'action. Le gouvernement ne recule toujours pas. Seul un mouvement de masse sera en mesure de le faire. Cette idée fait son chemin au travers des discussions autour de la grève illimitée, générale, reconductible et du blocage de l'économie…

La forme que le mouvement prendra est notre affaire. C'est à nous tous de le construire sur nos lieux de travail avec des comités de grève, dans nos quartiers au travers d'Assemblées Générales souveraines. Ils doivent réunir le plus largement possible la population travailleuse, coordonnés à l'échelon nationale avec des délégués élus et révocable. C'est à nous de décider des moyens d'actions, des revendications… Et à personne d'autre.

Laisser les Chérèque (CFDT), Thibault (CGT) et Cie décider à notre place, c'est se préparer à de nouvelles défaites. Chérèque est pour les 42 annuités. On ne peut pas non plus avoir confiance en Thibault qui ne revendique pas le retrait de la loi, comme nous n'oublions pas qu'en 2009 il buvait le Champagne avec Sarkozy alors que des milliers d'entre nous étaient licenciés, nous laissant nous faire battre séparément. Nous n'avons pas plus confiance dans les prétendus « radicaux». La radicalité de Mailly (FO) c'est de serrer la main d'Aubry en manif alors que le PS vote les 42 annuités. Quant à Sud-Solidaires, à la CNT ou l'extrême gauche (LO, NPA), ils ne nous offrent d'autres perspectives que l'unité syndicale. C'est à dire l'unité derrière ceux qui veulent négocier des reculs.

Si aujourd'hui, ils enfourchent le cheval de la grève reconductible, c'est surtout pour éviter de se faire déborder. Le contrôle de nos luttes sert de monnaie d'échange pour être admis à la table des négociations…pourquoi ? Pour, comme il est écrit dans la lettre signée par sept organisations syndicales de la CFTC à Solidaire, « faire entendre le point de vue des organisations syndicales dans la perspective de définir un ensemble de mesures justes et efficaces pour assurer la pérennité du système de retraites par répartition. » Peux-t-on croire un instant qu'il peut y avoir une entente possible avec les casseurs de nos retraites depuis 1993, avec ceux qui ont entrepris la démolition méthodique de nos conditions de vie et de travail ?

La seule unité capable de faire reculer ce gouvernement et les classes dirigeantes, c'est de s'unir public et privé, salariés et chômeurs, retraités et jeunes, travailleurs avec ou sans papiers, syndiqués ou non, à la base dans des AG communes et en contrôlant nous même nos luttes.

Nous pensons que le retrait de la loi sur les retraites est l'exigence minimale. Cela ne saurait suffire. Des centaines de milliers de vieux travailleurs survivent déjà avec moins de 700 euros par mois, pendant que des centaines de milliers de jeunes vivotent avec le RSA, quand ils l'ont, faute de travail. Pour des millions d'entre nous, le problème cruciale c'est déjà de pouvoir manger, se loger et se soigner. De cela nous ne voulons pas.

Oui, les attaques contre les retraites sont l'arbre qui cache la forêt. Depuis le début de la crise, les classes dirigeantes avec l'aide de l'Etat jettent à la rue des centaines de milliers de travailleurs, suppriment des milliers de postes dans les services publics. Et nous en sommes qu'au début. La crise continue et les attaques contre nous vont devenir de plus en plus violente.

Pour faire face, nous ne devons surtout pas avoir confiance dans les partis de la gauche (PS, PCF, PG …). Ils ont toujours gérés loyalement les affaires de la bourgeoisie en ne remettant jamais en cause la propriété privée industrielle et financière ainsi que la grande propriété foncière. D'ailleurs en Espagne comme en Grèce, c'est la gauche au pouvoir qui organise l'offensive du capital contre les travailleurs. Pour nos retraites, la santé, l'éducation, les transports et pour ne pas crever de faim, les travailleurs devront accaparer les richesses produites pour subvenir à leur besoin.

Dans cette lutte, nous ne devons pas apparaître comme défendant des intérêts catégoriels mais ceux de toute la population travailleuse y compris les petits paysans, marins-pêcheurs, petits artisans, petits boutiquiers, qui est jetée dans la misère avec la crise du capitalisme. Nous devons les entrainer et nous mettre à la tête de toutes les luttes pour mieux nous en prendre au Capital.

Que nous soyons salariés, chômeurs, précaires, travailleurs sans papiers et cela quelque soit notre nationalité, c'est toute la population travailleuse qui est dans le même bateau.

Rendez-vous pour en discuter en AG interpro

Bourse du travail, métro République

Des travailleurs et précaires de l'AG interpro de la Gare de l'Est

lecoleex_duraille_trexenteseptcinqex@yahoogroupeexs.fr

(écrit le 8 octobre 2010)

Source : message reçu le 9 octobre 20h

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/14322

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