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dimanche 22 août 2010 à 15h

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Dimanche 22 août : réunions de collectifs contre la xénophobie à Paris et à Lyon

On enregistre l'appel à une réunion d'un collectif contre la xénophobie lyonnais, ce dimanche 22 août à Lyon, Place des Terreaux, de 14 heures à 20 heures, « en vue de la manifestation du 4 septembre et au-delà ».

À Paris, comme dimanche dernier, la réunion du collectif contre la xénophobie se tiendra à la librairie 38 rue Keller (métro Bastille ou Voltaire), de 15 heures à 18 heures.

Il est possible que d'autres initiatives soient en cours sans qu'on en ait connaissance. On invite tous ceux qui prendraient de telles initiatives à nous le faire savoir afin que nous les répercutions.

Pour information : circule également sur certaines mailing-list un appel au boycott des collectifs contre la xénophobie qui sont dénoncés comme étant une émanation de l'appel « non au pilori », à l'initiative de la manifestation du 4 septembre. Précisons donc, s'il est besoin, que les collectifs contre la xénophobie sont une initiative citoyenne libre, née de façon totalement indépendante de l'appel des cinquante associations et partis à la manifestation du 4 septembre.

Les collectifs contre la xénophobie d'État entendent mobiliser (autant qu'ils le pourront) pour susciter des manifestations le 4 septembre dans le plus de villes possible.

Mais d'ores et déjà il s'agit aussi d'appeler à la manifestation que préprent les organisations roms pour le 15 septembre.

Au delà, les collectifs contre la xénophobie ont pour objet de réfléchir à toutes les initiatives qui pourraient être prises pour combattre la campagne raciste engagée cet été par l'État sarkozyste.

Et ceci dans une optique « unitaire », non sectaire, rassemblant le plus largement possible, mais sans la moindre complaisance envers les politiques plus qu'ambiguës de municipalités ou d'organisations de « gauche » qu'il s'agit tout autant de dénoncer - sans oublier que c'est bien ce gouvernement de droite qui est responsable de l'actuelle entreprise d'incitation à la haine raciale, envers les roms comme envers immigrés.

Néanmoins, la question de ce qu'on appelle ici les « ambigüités » de la gauche est une des plus cruciales à laquelle de tels collectifs ont à se confronter. Si l'opposition remplissait sont rôle pleinement, il est bien probable que de telles campagnes seraient impossible, de même que la problématique des sans-papiers serait depuis longtemps résolue, si la gauche avait eu le courage de la nécessaire politique de régularisations.

Quant au discours sécuritaire aussi, on voit souvent la gauche s'y rallier sans la moindre pudeur; À l'heure où le gouvernement n'hésite pas à assimiler l'immigration à la délinquance, il serait grand temps qu'un discours alternatif apparaisse, au lieu des glissements démagogiques dont certains se sont fait une spécialité à gauche.

Pour ce qui est des roms et « gens du voyage », là aussi, on attend que l'opposition s'exprime de façon claire, et pas seulement en signant une pétition comme celle dont la Ligue des droits de l'homme a pris l'initiative début août, mais dans la pratique de la gestion municipale de la question. On peut voir malheureusement trop souvent des élus « de gauche » mettre en œuvre la même politique de démantèlement des campements de tziganes à laquelle le président et le gouvernement appellent.

Les collectifs contre la xénophobie d'État pourraient - et devraient - interpeler avec vigueur ces responsables politiques qui déclarent d'un côté s'opposer à la scandaleuse politique gouvernementale, et qui, de l'autre, l'appliquent dans leurs communes…

Lors de la première réunion du collectif contre la xénophonie, qui s'est tenue dimanche 15 août rue Keller à Paris, des représentants d'organisations roms ont dénoncé, par exemple, les villages dits d'insertion, dans lesquels leurs habitants sont soumis à un régime particulièrement critiquable. Il existerait actuellement une dizaine de ces « villages », dont la plupart sont mis en place dans des communes « de gauche ». La dénonciation de telles structures, et l'interpellation des responsables politiques qui les cautionnent, qu'ils soient de droite ou de gauche, s'impose de toute évidence.

Le rapprochement de la situation actuelle avec l'époque de Vichy et de l'occupation allemande est fréquent - et souvent débattu. Rappelons qu'en dépit des lois raciales promulguées par Vichy dès le départ, l'engagement dans la politique de Collaboration fut souvent le fait d'individus ou d'organisations qui, jusque-là, se classaient « à gauche ». Tout comme, lors de l'affaire Dreyfus, il y a plus d'un siècle, il aura fallu de dures polémiques au sein même de la gauche pour que celle-ci se rallie majoritairement au camp « dreyfusard » anti-raciste.

Si chaque époque et chaque situation sont évidemment différentes, on assiste aujourd'hui à la même confusion dans les rangs de la « gauche », qu'il s'agisse de sécurité, d'immigration ou de politique anti-tziganes. Nous sommes persuadés que seule une clarification de ces questions à gauche pourrait permettre de faire reculer le racisme d'État en France.

QSP

Source : http://contrelaxenophobie.wordpress.com/2010/...


Organisons partout des collectifs contre la xénophobie !

Appel pour la constitution de collectifs Contre la xénophobie d'État partout en France en vue de la manifestation du 4 septembre - et au-delà

Réunions tous les dimanches après-midi (de 15h à 18h), dans toutes les villes et villages où l'initiative en sera prise.

(à Paris, tous les dimanches à la librairie Lady Long Solo)

La campagne anti-Rroms, élargie à l'ensemble des « gens du voyage », a dépassé le seuil de l'admissible. On parle maintenant d'instituer la possibilité de « dénaturaliser » des personnes d'origine étrangère. Même pour un simple renouvellement de documents d'identité, les personnes nées à l'étranger ou de parents nés à l'étranger se voient opposer le mauvais vouloir de l'administration. Quant aux étrangers qui attendent leur régularisation souvent depuis de très nombreuses années, « ils doivent être reconduits à la frontière », martèle le Président de la République. Cette politique constitue un programme cohérent de xénophobie d'État.

Afin de réfléchir à cette situation inacceptable, et envisager les modalités d'expressions collectives ou l'organisation de solidarités actives, appelons à des réunions Contre la xénophobie d'État, partout en France - et même à l'étranger, pour manifester devant les ambassades.

À Paris, une réunion se tiendra à la librairie Lady Long Solo, 38, rue Keller, 75011 Paris, métro Voltaire ou Bastille.

Le principe pourrait être arrêté de réunions hebdomadaires, tous les dimanches après-midi, dans toutes les villes ou villages où des groupes de gens souhaiteraient s'assembler pour s'informer, réfléchir, débattre. S'informer sur l'actualité de l'action raciste entreprise par l'État. Réfléchir sur ce qu'il y a à faire dans une telle situation, quand on voit le pays où l'on vit s'instituer en nation xénophobe et mettre en pratique son discours de violence. Mais aussi débattre des problèmes que pose cette xénophobie d'État et de la xénophobie populaire à laquelle elle prétend s'adresser ou qu'elle tente de susciter.

Il s'agit de se réunir pour échanger des informations, faire un tract, préparer une manifestation, ou entreprendre quelqu'action que ce soit, en défense des Rroms, des sans-papiers, des demandeurs d'asile, ou de quiconque se trouve confronté à l'horrible entreprise raciste de l'État.

Un appel a été lancé par cinquante organisations (voir : http://nonalapolitiquedupilori.org) pour une manifestation, le 4 septembre 2010, destinée à se tenir dans le plus de villes possibles. À Paris, la manifestation devrait partir à 14 heures de la place de la République. Mais il reste à organiser d'autres manifestations dans d'autres villes. Tout collectif Contre la xénophobie d'État, se réunissant dans quelque ville ou village que ce soit, pourrait prendre l'initiative d'organiser ou de participer à des manifestations locales. Il y a trois dimanches, d'ici le 4 septembre, pour préparer cette journée de manifestation. Les collectifs contre la xénophobie pourraient travailler, en trois semaines, à inviter le plus largement possible, les amis, les collègues, les voisins à se joindre aux réunions contre la xénophobie d'État et à se mobiliser le 4 septembre. Mais au-delà du 4 septembre, c'est une campagne permanente qu'il faut soutenir, tant que durera cette guerre déclarée aux étrangers.

Pour élargir l'audience de ces réunions le collectif Contre la xénophobie d'État prévoit que celles-ci puissent être retransmises en direct par internet. Ceci afin de permettre à ceux qui n'ont pu se déplacer d'y assister et même d'intervenir (par écrit) dans les débats. (Un mode d'emploi pour la diffusion est en cours de préparation.) Nous diffuserons en tout cas la réunion qui doit se tenir ce dimanche à 15 heures dans le onzième arrondissement de Paris, à la librairie Lady Long Solo, 38, rue Keller. On tâchera à cette occasion d'expliciter les buts et l'état d'esprit d'un tel mouvement. Cette réunion sera diffusée sur le site du Quotidien des Sans-Papiers.


CONTRE LA XÉNOPHOBIE D'ÉTAT


Cet été 2010 aura été l'occasion d'un déferlement sans précédent de discours racistes de la part de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.

La campagne anti-Rroms, élargie à l'ensemble des « gens du voyage », a dépassé le seuil de l'admissible dans une démocratie.

Les discours populistes ont été aussitôt relayés par la police sur l'ensemble du territoire : la chasse aux gitans est ouverte.

Simultanément, le même gouvernement engageait au nom de la sécurité une deuxième campagne raciste, annonçant la remise en cause de la nationalité française pour des personnes « naturalisées » ou pour des personnes nées en France de parents d'origine étrangère.

On ne saurait être français et délinquant, affirment tranquillement des ministres - alors même qu'il est question de délinquance gouvernementale, et qu'on attend la démission de ministres, car on ne saurait être délinquant et ministre, ou président de la République.

Délinquant ou pas, on demande aujourd'hui aux français nés à l'étranger, ou de parents nés à l'étranger, de faire la « preuve » de leur nationalité pour un simple renouvellement de document d'identité. Les administration d'état civil sont chargées de pourchasser y compris les nationaux, dès lors qu'il y a suspicion de l'éventualité d'une origine étrangère.

Quant aux sans-papiers qui attendent leur régularisation depuis cinq, dix, quinze, vingt ans et même plus, le président répond : « La règle générale est claire : les clandestins doivent être reconduits dans leur pays. »

Avec la même énergie est annoncé, « d'ici fin septembre », le « démantèlement de l'ensemble des camps qui font l'objet d'une décision de justice ». « Là où cette décision de justice n'a pas encore été prise, nous engagerons des démarches pour qu'elle intervienne le plus rapidement possible. » Et, préjugeant par avance de ces procédures, il ose annoncer : « Dans les trois mois, la moitié de ces implantations sauvages auront disparu du territoire français. »

Quant aux véritables Roms, de Roumanie, des milliers chaque année sont incités à repartir « volontairement » avec une modeste aide de l'État. Ils reviennent parfois, en toute légalité, mais pour Sarkozy cela s'appellerait « un abus du droit à la libre circulation » - alors qu'il n'y a là qu'un effet de l'abus des procédures d'expulsion, à seule fin de « faire du chiffre ».

L'ensemble de cette politique constitue un programme cohérent de xénophobie d'État.

Afin de réfléchir à cette situation inacceptable, et envisager les modalités d'expressions collectives ou l'organisation de solidarités actives :

Réunion Contre la xénophobie d'État dimanche 15 août à 15 heures

à la librairie Lady Long Solo
38, rue Keller, 75011 Paris
métro Voltaire ou Bastille

Source : http://contrelaxenophobie.wordpress.com/2010/...
Source : message reçu des organisateurs le 18 août 23h

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/13807

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