thème : éducation
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mercredi 14 avril 2010 à 10h30

Attention: le rendez-vous est au rectorat de Paris, site Gambetta et non pas au site Sorbonne

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/12770
Source : message reçu des organisateurs le 7 avril 17h


Rassemblement contre la "réforme" de la formation des enseignants

Formation initiale (SNUipp FSU, Snudi FO, Sud Education)

  • pour l'arrêt de la mise en œuvre par l'académie de la « réforme » de la formation initiale dite de masterisation
  • pour le rétablissement dans le mouvement des postes bloqués
  • pour le retrait de cette « réforme » dite de masterisation

Dans le cadre de la mise en place à la rentrée prochaine de la « réforme » dite de « mastérisation », l'inspecteur d'académie a bloqué pour l'instant 58 postes au mouvement dans les écoles afin d'accueillir un enseignant stagiaire, lauréat au concours de professeur des écoles 2010. Par la suite, plus d'une centaine d'école seraient concernées : les postes devenant vacants après le mouvement (libération du poste suite à des congés parentaux, disponibilités, détachement, exeat etc.) seraient réservés aux enseignants stagiaires.

Ce dispositif concernerait donc toutes les écoles parisiennes.

Un enseignant stagiaire serait donc nommé sur ces postes à la rentrée, ainsi qu'un enseignant T1 en surnombre jusqu'à la Toussaint. Dans chacune de ces écoles, un enseignant titulaire devrait se porter volontaire pour être tuteur ou «compagnon» de l'enseignant stagiaire.

Le dispositif serait le suivant : le T1 serait responsable de la classe jusqu'à la Toussaint, puis ce serait ensuite l'enseignant stagiaire jusqu'en juin. Entre les vacances de la Toussaint et le mois de mai, ce dernier aurait une journée de décharge par semaine, il serait remplacé par un enseignant de la brigade de remplacement « formation continue ». Tout au long de l'année, et façon plus intensive jusqu'aux vacances de la Toussaint, le tuteur de l'école effectuerait du compagnonnage en guise de formation. En parallèle, un enseignant maître-formateur serait nommé « référent » de l'enseignant stagiaire.

Entérinant la disparition des IUFM, le dispositif aurait pour conséquence de désorganiser les écoles parisiennes, de les transformer en « centres de formation » au détriment des élèves, des enseignants stagiaires et des enseignants titulaires :

  • des élèves : suivant le dispositif académique, les élèves de la classe choisie auraient au moins trois maîtres successifs dont un sans formation, un sortant d'IUFM et un enseignant de brigade, sans compter sur les absences éventuelles pour maladie ou formation…
  • des enseignants stagiaires : ils se retrouveraient face à une classe sans formation, coincé entre un compagnonnage effectué au sein de l'école, des conseils d'IMF, des journées de formation à l'IUFM, de la pression de l'inspection pour la validation de fin d'année… et le tout sans aucune cohérence.
  • des enseignants titulaires de l'école : les « réformes » gouvernementales dégradent déjà les conditions de travail des personnels, il leur serait imposé en plus l'obligation de gérer la désorganisation de leur école engendrée par la mise en place de ce dispositif.

Le ministère et l'académie ont pris la décision d'affecter les lauréats du concours sur le terrain sans aucune formation, au détriment des élèves et des enseignants. Ce dispositif bricolé de dernière minute ne constitue en rien une formation.

Les syndicats parisiens SNUipp-FSU, Snudi-FO et Sud Education demandent le retrait de la « réforme » de la formation initiale dite de « masterisation »,

véritable démantèlement de toute formation professionnelle digne de ce nom et revendiquent le maintien de l'année de PE2 en tant que fonctionnaire stagiaire pour les lauréats au concours 2010.

Ils appellent les équipes enseignantes à refuser le dispositif

et donc à refuser l'accompagnement de mesures régressives, par un compagnonnage d'un autre temps et une désorganisation programmée tout au long de l'année d'une classe et de l'école. Ils invitent toutes les écoles à refuser la mise en place du dispositif dans leur école en adoptant une motion de conseil des maîtres.

Contactés par un certain nombre d'écoles ayant un poste bloqué et ne souhaitant pas participer à ce dispositif, les syndicats parisiens SNUipp-FSU, Snudi-FO et Sud Education dénoncent auprès de l'Inspecteur d'académie cette nouvelle obligation imposée aux personnels : accompagner les « réformes gouvernementales ». Ils invitent les écoles se refusant à être désignée « volontaire » et subissant des pressions hiérarchiques à les contacter d'urgence.

A l'issue d'une audience le mardi 30 mars avec l'Inspecteur d'académie et face à son refus d'entendre les revendications des personnels, les syndicats SNUipp-FSU, Snudi-FO et Sud Education ont donc décidé de

poursuivre l'information et la mobilisation des enseignants, étudiants et stagiaires, en y associant les parents d'élèves par le biais des AG d'arrondissements, et de réunions parents/enseignants en lien avec la FCPE.

Le SNUipp FSU, Snudi FO, Sud Education appellent l'ensemble des écoles parisiennes à voter la motion ci-jointe en conseil des maîtres. Ils appellent à un

rassemblement devant le Rectorat le mercredi 14 avril

afin de remettre à l'Inspection d'académie l'ensemble de ces prises de positions.


Signer la pétition unitaire parisienne "Enseigner, un métier qui s'apprend !" (Fcpe, Snuipp-FSU, Snudi-Fo et Sud Education)

Source : http://75.snuipp.fr/dossiers/formation.html
Source : http://75.snuipp.fr/dossiers/formation/appel_
Source : message reçu le 7 avril 16h
Source : http://fcpe-foncin.parisfaubourg.org/Journal-...
Source : http://75.snuipp.fr/dossiers/formation.html