thème : travail
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jeudi 19 novembre 2009 à 19h30

Université populaire - PCF 20e

Programme novembre 2009

Le travail dans tous ses états

Entrée Libre

Lieu : Section du PCF 20e - 3 place des grès Paris 20e - wwwparis20.pcf.fr - Tél : 01 43 70 58 09
Métro Gambetta - Bus 26 bagnolet/Pyrénées

Renseignement : univpoexpulaire@gmaiexl.com


Jeudi 5 novembre 2009 - 19h30

Bernard FRIOT [professeur à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense]

Certaines sociétés ignorent le terme de "travail" parce que les activités que nous désignons sous ce terme ne sont pas séparées de la vie de la famille, de l'organisation des castes ou du rituel religieux. C'est dire que le travail n'a pas d'existence transhistorique et universelle. Faut-il en conclure, comme tout un pan actuel de la recherche marxiste, que le travail est une création du capitalisme, et que critiquer ce dernier pour le (mauvais) sort qu'il fait au (bon) travail, c'est encore s'inscrire dans sa logique ? Quelle est la conséquence pour les salariés de la contradiction entre travail et emploi? A quelles conditions cette contradiction peut-elle conduire au dépassement du marché du travail ? Quelles sont les anticipations de ce dépassement sur lesquelles s'appuyer pour en finir avec la réduction des personnes à de la force de travail?

1 -  il n'y a pas de définition universelle du travail, et ce que nous appelons travail est en train de connaître une profonde mutation

2 -  qu'est-ce que le travail dans le capitalisme?

3 -  quelle relation contradictoire entretiennent le travail et l'emploi? Différence entre les salariés du privé, les fonctionnaires, les retraités, les étudiants, les sans-papiers

4 -  comment en finir avec le marché du travail et l'emploi: un enjeu décisif d'affirmation du travailleur aujourd'hui.


Mardi 10 novembre 2009 - 19h30

Danièle LINHART [sociologue du travail, directice de recherche au CNRS]

Nelly MAUCHAMP [sociologue du travail, chercheur au CNRS]

D'abord ,faire le ménage dans nos têtes sur ce que nous croyons savoir sur le travail,avec Nelly MAUCHAMP.

Puis nous pourrons entendre parler de ce qu'il y a de merveilleux dans nos capacités humaines pour faire société  et permettre la vie quotidienne dans un collectif de travail avec Danièle LINHART,qui puise dans une longue écoute des salariés dans les entreprises et les services publics depuis trente ans de quoi tirer la sonnette d'alarme :

La" modernisation managériale " qui confisque la subjectivité de chacun désormais isolé, évalué, jaugé  fissure le lien social et porte atteinte non seulement à notre santé mais aussi à notre humanité en dénaturant le sens du travail, en semant la peur, l'individualisme, la compétition narcissique en diffusant la précarité directe ou suggérée et en marchandisant petit à petit toutes les activités sociales. 

Or, nous portons en nous bien plus de valeur que la seule vente de notre force de travail ,une qualité spéciale qui est en même temps une  force de résistance : laquelle ?

Vous le saurez en assistant à cette soirée !!!!!


Jeudi 19 novembre 2009 - 19h30

Nicolas JOUNIN [maître de conférence en sociologie à l'université Paris-VIII et chercheur au laboratoire URMIS]

Le secteur de la construction a souvent défrayé la chronique, mais derrière les éclats des réalisations grandioses, des "affaires" judiciaires, des faits divers tragiques, le quotidien du travail des chantiers demeure obscur.

Nicolas Jounin s’est immergé durant une année dans le monde du béton armé parisien, en tant qu'ouvrier.

Il nous exposera les conditions d'emploi et de travail liées au recours croissant à la sous-traitance et à l'intérim : division des collectifs ouvriers, intériorisation et culpabilisation des sous-traitants et des intérimaires, pratiques illégales d'employeurs, contradictions pesant sur la sécurité au travail, recours massif une main-d'oeuvre étrangère fragilisée et parfois sans papiers, racisme et discriminations...

Nous continuerons d’ébranler les idées reçues : 

beaucoup de précaires ne sont pas instables ; les sans-papiers ne travaillent pas forcément au noir ; les règles de sécurité ne protègent pas toujours les ouvriers... 

Les résistances existent. S'ils s'affrontent rarement à leurs employeurs, les ouvriers entretiennent en revanche une révolte souterraine qui peut menacer à l'occasion les constructions et contraindre les employeurs à mettre en oeuvre des aménagements.


Jeudi 26 novembre 2009 - 19h30

Jean-François NATON [conseiller confédéral de la CGT, responsable du secteur Travail/Santé, membre de la CNAM]

Il n'y a pas de hasard ou de fatalité mais une montée organisée de la "mal vie " au travail qui sacrifie délibérément la santé, l'intégrité physique et psychique, l'efficacité même du travail productif réel et sabote la vie de dix millions d'êtres humains : le peuple des précaires, des intérimaires, des sans-papiers, des "sous-traités".

Cette mal vie s'étend ,peu à peu, à l'ensemble du salariat, aux cadres, à la fonction publique.

Or ce que nous vivons au travail se répercute dans la vie privée et citoyenne .

Réunifier la question de la santé et celle du travail, libérer la parole des salariés au travail, permettre enfin aux droits de l'homme d'entrer et d'exister dans l'entreprise seraient de formidables leviers pour sortir de la préhistoire des rapports de domination exercés par quelques-uns et se réapproprier  l'organisation et la finalité du travail qui est  de satisfaire les besoins sociaux en préservant l'environnement et en développant notre liberté pour d'autres activités.


à l'initiative de la section du PCF 20e

document au format PDF:

Source : message reçu le 30 octobre 23h
Source : http://www.paris20.pcf.fr/UNIVERSITE-POPULAIR...

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/11906

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