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jeudi 25 janvier 2018 à 19h

2 parties : 1 2

Citoyen-ne-s, professionnel-les, syndicalistes et élu-e-s

Où va l'Hôpital sur Créteil et dans le Val-de-Marne ?

Venez vous informer et débattre de la situation hospitalière

Mme la Ministre a, nous l'espérons, entendu ce vendredi 12 janvier, la colère et la détermination des citoyen-ne-s, des professionnel-le-s de santé avec leurs organisations syndicales et des élu-e-s, qui refusent la décision de M. Hirsch, de fermer l a c h i r u r g i e t r a n sp l a n ta i r e hépatique de Mondor. Ainsi le patient serait pris en charge en préopératoire à Mondor, puis transplanté à Paul Brousse, pour être renvoyé sur Mondor. Un-e patient-e traité-e comme un colis dans un Hôpital-entreprise sur une « chaîne de valeur » chère à l'industrie !

Une décision qui va à l'encontre :

  • des orientations de l'Agence Régionale de Santé d'Ile-de-France, qu'une délégation, conduite par le Président du Conseil départemental, rencontrera le 22 janvier prochain.
  • De tous les acteurs concernés : médicaux, syndicaux et politiques qui ont exprimé leur rejet du projet Hirsch
  • De la Ministre de la santé qui déclarait en décembre dernier « qu'il ne fallait pas baisser les effectifs de soignants déjà fortement sous tension ».

Autant de raisons pour poursuivre notre lutte pour le maintien de ce service au sein de Mondor. C'est ce que nous avons dit le 12 janvier à la Direction Générale de la Santé au Ministère.

Depuis que nous avons lancé l'alerte sur la menace de réduction de moyens de l'Hôpital, nous avons apprécié :

  • Le désaccord de la Communauté médicale du Groupement Hospitalier (GH),
  • Le rejet de ce projet du Conseil de surveillance du GH du 15 décembre
  • Celui du Président de la Commission de surveillanc e des hôpitaux universitaires Paris Sud, comprenant l'hôpital Paul Brousse
  • Le vote unanime des Conseillers départementaux
  • L'élargissement du front syndical au sein du GHU Mondor comme le soutien des Unions départementales syndicales et des Coordinations des Hôpitaux en lutte en Ile de France.
  • Le nombre de signatures à notre pétition qui ne cesse de croître pour atteindre les 10 000 signatures.
  • L'accueil dans l'Hôpital des personnels et des patients particulièrement chaleureux avec des milliers de tracts diffusés dans les circonscriptions de Créteil et dans le Val-de-Marne.

Ces actions et prises de positions ont permis tout à la fois de mettre à jour l'omerta dans laquelle furent prises ces décisions, dés juillet 2017, de faire sortir M. Hirsch de son mutisme et de l'obliger à revoir sa copie en mettant en place un groupe de travail chargé de lui faire de nouvelles propositions d'ici la fin février.

M. Hirsch s'étant disqualifié sur ce dossier, n'ayant convaincu personne ou presque, c'est à la Ministre de la santé, Mme Agnès Buzyn, seule, qu'il revient de mettre un terme à cette crise. Elle en aura l'occasion le 22 janvier quand elle rencontrera enfin les parlementaires du Val-deMarne et la Coordination.

Salle Jean Cocteau - 14 rue des Écoles à Créteil

Signez la lettre à mme la ministre de la santé http://chn.ge/2iJ3nis

La Coordination de vigilance du GHU Henri Mondor - Albert Chenevier
L'intersyndicale CFDT - CGT - SUD santé du GHU Mondor - Chenevier
coordiexnation.vigilexance.ghu@gmaexil.com / retrouvez la Coordination sur facebook / janvier 2018

Lien : https://paris.demosphere.net/rv/59427
Source : https://twitter.com/Sudsante_APHP/status/9558…


Communiqué

Fort des prés de 10 000 signatures de soutien (électronique et papier) des personnels et de la population, de l'élargissement des bases de notre coordination, nous avons manifesté ce vendredi 12 janvier devant les fenêtres de la Ministre, en nombre comparable à celle précédente devant Mondor, mais avec le soutien d'autres Hôpitaux en lutte de l'AP-HP.

Aujourd'hui encore, des parlementaires, députée, sénateur et sénatrice, Conseillers départementaux et Maire comme Maire-Adjoint étaient présents à nos côtés, celui des syndicats de Mondor comme de l'AP-HP.

Notre revendication était d'être reçue par la Ministre ou son cabinet, or nous n'avons eu comme interlocuteur possible que la Direction Générale de l'Organisation des Soins(DGOS), son directeur et son chef de cabinet.

Une proposition que les Elu-e-s ont refusé d'entrée, ne voulant comme politique n'être reçu que par la Ministre.

Une demande entendue par cette dernière qui s'est empressée de faire savoir que ce rendez-vous aura bien lieu le 22 janvier prochain, mais que ce premier rendez-vous devait permettre à la DGOS de lui faire remonter les éléments du dossier qui visiblement lui manquaient.

C'est ainsi qu'après des prises de paroles devant les participants à la manifestation, une délégation composée des syndicats (CFDT-CGT-SUD santé) du GH et de l'Ap-HP ainsi que du porte parole, a été reçu pendant une heure et demie.

Durant tout ce long entretien, nous avons fait part des éléments du dossier de la transplantation hépatique et des conséquences tant sur la chirurgie hépatique et digestive que sur de nombreux autres services, nos inquiétudes sur les risques encourus par les malades, les conséquences sur les personnels, leurs effectifs et sur l'économie de l'Hôpital. Nous avons insisté sur l'importance du travail en équipe dans ce domaine d'intervention plus qu'ailleurs, sur les répercussions tant sur les formations dans la faculté que sur la recherche, les postes induits, l'UPEC.

Mais plus que tout autre chose nous avons attiré l'attention de la DGOS, avec souhait que toutes nos remarques soit transmises à la ministre, sur la démarche peu démocratique, sur l'absence de dialogue, sur la tromperie exercée par M. Hirsch. Il a laissé croire que ce projet avait été travaillé en amont avec les intéréssés, alors que nous savons depuis que ni les Conseils de surveillance des deux GH, ni les Commissions médicales locales, ni les CHSCT, ... n'avaient été consultés, qui plus est, ont donné un avis défavorable.

D'où la question posée en fin de réunion, c'est qui a pris la décision de cette fermeture, puisque l'on sait que la position de l'ARS IDF est bien différente. Qui décide, du politique ou du DG de l'AP-HP? qui de la direction d'un Hôpital ou de l'ARS donne les orientations? et quel est le champs réel du Pouvoir de la Ministre et de la DGOS, si on les écarte de telles décisions.

Sur toutes nos questions, nous n'avons eu de la DGOS aucune réponse, preuve probablement d'une grande méconnaissance du dossier.

Aujourd'hui nous avons, si cela était le cas, comblé ce vide !

Pour la suite, nous avons le rendez-vous de la Présidence du Conseil départemental avec la coordination à l'ARS le 22 janvier à 18h, et le même jour à la même heure le rendez-vous des élu-e-s avec le cabinet de la ministre, nous l'esperons accompagnés de représentants de la Coordination.

Puis le 25 janvier à 19h, salle Cocteau à Créteil, un débat public où nous ferons le point sur tous ces rendez-vous et proposerons la suite à donner à notre mouvement. A ce débat public, nous proposerons aux associations de malades, donneurs d'organes, greffés,... de venir nous donner leur point de vue.

Pour travailler à tous ces rendez-vous et faire un bilan de ces quinze premiers jours de janvier, déjà dense en cette nouvelle année 2018, la coordination se réunira lundi 15 janvier à 12h à mondor, même lieu (entresol1).

Bien cordialement et la lutte continue.

Fabien Cohen

Source : http://www.coordination-nationale.org